Front social : L’enseignement supérieur en grève de 48 et 72 heures à partir du 3 novembre 2020

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A peine nommé Ministre  de l’Enseignement Supérieur  et  de  la Recherche  Scientifique,  l’un des  dossiers  chauds  du Pr. Amadou Kéita sera  la gestion  du préavis  de grève du Syndicat National de l’Enseignement du Supérieur (SNESUP), préavis  qui vient d’être déposé sur la table du gouvernement le 9 octobre 2020, par le Comité Exécutif du Snesup (CEN-SENSUP), présidé par Dr. Abdou Mallé.

Le préavis de grève  de 48 et 72 heures, adressé  au Ministre du travail et de la Fonction publique,porte  parole  du gouvernement, avec ampliation  à la Présidence, à la Primature, au Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, au Ministère de l’Economie et des Finances, au Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, au Ministère de la Santé et du Développement Social, au Ministère des Affaires Foncières, de l’Urbanisme et de l’Habitat, aux 30 Comités SNESUP, stipule :  Considérant la Directive N°03/2007-CM-UEMOA du 05 juillet 2007 portant adoption du système LMD (Licence, Master, Doctorat); la lenteur artificielle dans l’application des points 2 et 4 du Protocole d’accord du 18 mai 2017; la violation des articles 66 et 97 du Statut des Enseignants-Chercheurs relatifs à l’application de l’augmentation de 20% de la grille indiciaire et de 03 ans de l’âge de départ à la retraite des fonctionnaires ;  la non application de la prime de recherche conformément à l’article 34 du Décret N°2017- 0850/P-RM du 09 octobre 2017 fixant les modalités d’application du Statut des Enseignants-Chercheurs; l’utilisation abusive de la subvention de l’Etat au détriment des travailleurs contractuels de l’Institut d’Economie Rurale (IER) ; le blocage de la situation administrative et financière des agents à l’Institut d’Economie Rurale (IER), au Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS), à l’Institut National de la Santé Publique (INSP), à la FMOS/FAPH, à l’ENI-ABT;  les difficultés de fonctionnement des Facultés et Instituts universitaires liées au blocage de leur  part des ressources propres ; le non respect des cadres organiques de certaines structures; le licenciement arbitraire des agents du Centre Régional de Recherche Agronomique de Sotuba pour faits de grève ; l’opération de retenues arbitraires sur les salaires des doctorants de l’Institut National de Formation en Sciences de la Santé (INFSS); les conditions d’accès et de travail pénibles au pôle universitaire de Kabala; le non respect du point 5 du Protocole d’accord du 18 mai 2017 relatif au rétablissement du fonds «Etudes et Recherche »; le retard chronique dans le payement des heures supplémentaires et des frais des tâches liées aux examens; l’insécurité grandissante dans l’espace universitaire; la nécessité de la mobilité des enseignants-chercheurs dans le monde ; considérant l’importance d’une bibliothèque universitaire centrale; les conclusions de l’Assemblée Générale Unitaire du SNESUP du 19 septembre 2020;

Nous Snesup, décidons d’observer une grève de 48 heures allant du mardi 03 au mercredi 04 novembre 2020 et de 72 heures allant du mardi 10 au jeudi 12 novembre 2020 si les points de revendications suivants ne sont pas satisfaits.  Au niveau  des points statutaires, l’on note  l’application de la grille plancher 1368 et plafond 3000 aux Enseignants-Chercheurs ; l’application immédiate des articles 66 et 97 du Statut des Enseignants-Chercheurs en vue de l’augmentation de 20% de la grille indiciaire et de 02 ans de l’âge de la retraite pour les Professeurs/Directeurs de Recherche et les Maîtres de Conférences/Maîtres de Recherche; l’application immédiate de la prime de recherche conformément à l’article 34 du Décret N°2017- 0850/P-RM du 09 octobre 2017 fixant les modalités d’application du Statut des Enseignants-Chercheurs. Au niveau  arriérés d’heures supplémentaires, les tâches liées aux examens et la régularisation des salaires, l’on cite le payement immédiat des arriérés d’heures supplémentaires et des frais des tâches liées aux examens des structures ; le payement des heures supplémentaires dues aux enseignants permanents exclus de l’arrêté de payement de 2016-2017 et 2017-2018 à la FSEG; le rétablissement immédiat des retenues arbitraires opérées sur les salaires des doctorants de l’Institut National de Formation en Sciences de la Santé (INFSS) et le déblocage des demandes de congés de formation; l’alignement immédiat des salaires des agents fonctionnaires de l’Institut des Hautes Etudes et de Recherches Islamiques Amed Baba de Tombouctou hiérarchisés le 1er octobre 2019; l’effectivité du payement des salaires des travailleurs contractuels de l’Institut d’Economie Rurale (IER) par la subvention de l’Etat.

Au niveau du recrutement et la carrière, le Snesup  exige l’intégration de 59 travailleurs contractuels de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique dans la Fonction Publique issus des 502 et la gestion des dossiers des contractuels en instance, y compris ceux de 2015-2020 ; la hiérarchisation des Attachés de Recherche et des Assistants par la relecture de l’article 15 du Décret N°2017-0850/P-RM du 09 octobre 2017 fixant les modalités d’application du Statut des Enseignants-Chercheurs; l’affectation immédiate des Enseignants-Chercheurs recrutés en 2017 dans les hôpitaux; l’effectivité du fonds «Etudes et Recherche» pour les institutions d’enseignement supérieur et de récherche.

Au niveau  de la gouvernance, ils demandent  l’effectivité de la régularisation de la situation administrative et financière des agents de l’Institut d’Economie Rurale (IER), du Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS), de l’Institut National de Santé Publique (INSP), de la FMOS/FAPH, de l’ENI-ABT; la délégation de pouvoir aux Directeurs des Instituts et aux Doyens des Facultés pour la gestion de leur part des ressources propres ; l’annulation de la décision de licenciement des agents du Centre Régional de Recherche Agronomique de Sotuba pour faits de grève; la signature du décret d’attribution de passeports de service aux enseignants-chercheurs;

Sur le  respect des cadres organiques des structures, le Snesup demande la nomination immédiate du nouveau Recteur de l’Université de Ségou et l’élection des Doyens, des Vice Doyens et des Chefs de DER de cette université; la nomination du Vice-Recteur de l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako (ULSHB); la nomination d’un Directeur Général Adjoint à l’Institut Pédagogique Universitaire (IPU), au Laboratoire Central Vétérinaire (LCV) et à l’Institut des Hautes Etudes et de Recherches Islamiques Amed Baba de Tombouctou (IHERI-ABT); la nomination du Directeur Général Adjoint et des Sous Directeurs à la Direction Générale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (DGESRS); le respect du cadre organique complet du Centre National de Recherche Scientifique et Technologique (CNRST); la nomination d’un Directeur des Etudes à l’Ecole Normale Supérieure (ENSup) et à l’Ecole Normale d’Enseignement Technique et Professionnel (ENETP); l’élection des Chefs de DER à l’Institut National de Formation en Sciences de la Santé (INFSS) et à l’Institut National de Formation des Travailleurs Sociaux (INFTS).

Au niveau  des infrastructures et les équipements, le SNESUP exige l’acquisition de deux navettes de 52 places au profit des travailleurs du pôle universitaire de Kabala; la construction d’une cité des enseignants au pôle universitaire de Kabala; la construction et l’équipement de la bibliothèque universitaire centrale (BUC). Sur le point de la sécurité, le Snesup demande l’opérationnalisation du plan de sécurisation de l’espace universitaire; la sécurisation du patrimoine foncier des Universités, des Grandes Ecoles et des Institutions derecherche ; l’attribution de blouses et de badges au personnel.

Hadama B. Fofana

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2 COMMENTAIRES

  1. C’est du cohue behu au Mali,comment des soi-disant responsables sensé et raisonnables peuvent ils à l’heure actuelle soumettre des doléances d’aussi stupides que impraticables,aussi idiots que insolites a l’Etat.Ce n’est pas étonnant car le Malien est toujours le Malien.Avez vous ou lu aussi les doléances des 4 syndicats de l’administration.Des doléances hors de la portée du pays le riche du monde.Maintenant qu’on veut réduire à zéro la corruption ,les cadres de ces deux structures vivaient de corruption de clientélisme,d’escroquerie etc maintenant ils veulent mettre à genoux cet pays.Please placé le Mali avant tous.vos revendications sont sordides .

  2. UNTM bougez un peu,maintenant que mme katile ne peut plus être ministre. Demandez une harmonisation des indices ala hausse, indice plafond 2000 pour tous les cadres de classe exceptionnelle. Arretez ces conneries de statuts particuliers. Demandez au gouvernement d arreter ces gaspillages de fonds de souveraineté, financement des partis politiques, chef de file de l opposition, les salaires faramineux des députés et fes institutions inutiles comme cc,cesc,hcj,hcc,et gérer autrement le parc auto de l état, vous ferez des économies substantielles.ds un pays ou des flemmards sont dix fois mieux payés que les vrais travailleurs rien ne bougera. Des députés ignares se tapent le quintuple du salaire d un cadre supérieur ,où ira ce pays de merde

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