Vente de notes à la FMPOS : Après la plainte des étudiants, des interpellations au parquet de la Commune IV

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Saisi par plainte avec constitution de partie civile, le tribunal de grande instance de la Commune IV est sur l’affaire du numerus clausus. Des interpellations sont en cours pour les besoins d’enquêtes.

Nombreux sont des étudiants qui ont saisi la justice pour la vente de notes d’examen « Numerus clausus » au sein de la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odonto Stomatologie (FMPOS). Cette magouille est la source d’échec de plusieurs étudiants courageux mais qui manquent de moyens pour payer 100 000 F CFA par matière afin de valider l’année universitaire.

Depuis environ deux semaines, le Procureur de la République près le tribunal de grande instance de la Commune IV, Idrissa Touré a été saisi d’une plainte avec constitution de partie civile concernant cette affaire. La plainte émane d’un groupe d’étudiants à travers, leur avocat. Ils se disent victimes de cette pratique de vente et d’achats de notes.

Le dossier est confié au juge d’instruction du 2e cabinet du tribunal de grande instance de la Commune IV. Aucune autre juridiction au Mali n’avait connu une procédure relative à une vente de notes dans une faculté.

Votre bihebdomadaire, Mali Tribune, dans sa parution n°209 du mardi 8 juin 2021, avait consacré un dossier à la vente des notes au sein des universités publiques du Mali.

Des interpellations de suspects ont déjà été opérées par le parquet de la Commune IV. Selon une source proche du dossier, ce sont des étudiants Camerounais, au début de l’année 2000 qui ont commencé à payer de l’argent pour passer en classe supérieure, au bénéfice du numerus clausus. Les professeurs ayant pris goût de l’argent en ont fait une règle et leur gagne paix.

A travers ce système mafieux, plusieurs étudiants doués ont lamentablement échoué pour n’avoir pas eu d’argent à payer.

Nos hôpitaux, centres de santé et cliniques sont malheureusement pleins de médecins dont le cursus est sujet à caution. Conséquences, des cas de décès brutaux dus aux erreurs médicales sont légion dans notre pays.

C’est en sa qualité de Procureur de la République près le tribunal de grande instance de la Commune IV qu’Idrissa Touré et l’ensemble de son parquet veilleront à élucider ces faits en appliquant la loi dans toute sa rigueur pour l’intérêt de la société.

Fatoumata Kané

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