Sambou Wagué, le ministre du délestage et des coupures d’eau

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Le quotidien des Maliens est rythmé par les coupures d’électricité et d’eau, sans que le ministère de l’Energie et de l’Eau ne parvienne à résoudre la crise.

À Bamako, l’eau et l’électricité sont devenus des denrées rares. Les internautes se plaignent quotidiennement des coupures intempestives d’électricité et d’eau. À juste raison, puisqu’il ne se passe presque pas une journée sans qu’on n’assiste à un délestage ou à une coupure d’eau ou les deux à la fois. Le problème est d’autant plus grave qu’il se passe en toute saison.

Toutefois, la situation de l’eau est bien moins pire que celle de l’électricité. La société Energie du Mali, qui fournit du courant électrique, peine à satisfaire la clientèle, qui paie pourtant sa facture d’électricité. Ce qui joue sur des milliers de personnes qui sont empêchées de dormir ou de travailler par faute d’électricité. Celle-ci est plus que jamais nécessaire à cette période de forte chaleur et de couvre-feu instauré par les autorités dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus. S’y ajoutent les dommages causés à la population, qui assistent impuissamment à la détérioration de ses biens et équipements.

Le tout dans l’indifférence quasi-générale du ministre de l’Energie et de l’Eau, Sambou Wagué. On se demande souvent s’il y a un ministre de l’Energie dans le pays, tant l’ancien DG d’EDM-SA ploie sous le poids des dossiers.

Depuis sa nomination à la tête du département, Sambou Wagué n’a entrepris aucune mesure concrète tendant à améliorer la fourniture d’eau et d’électricité. Pis, la situation se détériore de jour en jour. Ce qui n’est pas surprenant pour qui connaît le passé peu glorieux de l’homme.

Il faut se souvenir que c’est le même Sambou Wagué, alors directeur général du budget, qui avait oublié de payer la quote-part du Mali à l’Organisation des Nations unies. Ce qui a valu à l’époque la suspension du pays à l’Assemblée générale des Nations unies. Il avait été limogé sans ménagement de son poste.

Alors que voulez-vous, si c’est le même Monsieur OUBLI, qui est là, il n’arrivera jamais à assurer la fourniture d’eau et d’électricité aux Maliens. La population doit prendre son mal en patience. Le bout du tunnel est encore loin.

Abdrahamane SISSOKO

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1 commentaire

  1. C’est vraiment dommage pour ces ministres d’énergie incapables et sans aucune créativité depuis toujours dans notre cher pays. Pourtant il est simple et très simple de finir avec ces délestages intempestifs des énergies eau et électricité dans ce pays, il suffit de mettre en pratique le potentiel dont on dispose et c’est tout. Quand on voit le nombre de barrage que dispose le Mali et dire que nous n’avons aucune satisfaction en électricité, il faut dire que cela relève à une malédiction en outre, nous disposons d’énormément de soleil, cela suffit largement pour finir avec la situation actuelle après la COP21 en France et la COP22 au Maroc. Concernant l’eau, le Mali dispose d’un potentiel gigantesque de ressources en eau dans son sous sol, des milliards de millimètres cube, comment peut-on expliquer que le Ministère dédié à ces domaines n’arrive pas à donner satisfaction au peuple malien depuis la nuit des temps. Quand un Ministre arrive au poste, au lieu d’innover pour mettre en route de bonnes stratégies pour relever le défis, il prend tout simplement la voie facile en s’enrichissant et en oubliant le bonheur de son peuple, le fonctionnement à plein temps des groupes électrogènes au fuel lourd et chaque citerne qui rentre, le ministre et ses acolytes se partagent des milliers de francs CFA. N’est-il pas temps de finir avec la production d’électricité via des groupes électrogènes fonctionnant au fuel? vue des énormes possibilités actuelles de production de courant, le cas du Mali ne s’explique pas, il faut seulement dire que nous sommes atteints de malédiction et c’est tout.

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