Menaces de mort par Sms contre le dg de Gabriel Touré et sa femme : Les accusés, à leur tour, portent plainte à la BIJ

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    Suite à une plainte reçue par la Brigade d’Investigation Judiciaire pour menaces de mort par SMS et injures déposée par le couple Coulibaly contre X, une mission d’investigation a été ordonnée et exécutée par l’inspecteur Papa Mambi Kéïta de cette Brigade au domicile de Kadiatou Sidibé. C’était le mardi 12 octobre 2010 à 19 h 30 mn. Cette mission était composée de cinq policiers en civil qui se sont présentés à Kadiatou Sidibé et l’ont invitée à les suivre pour aller répondre de la plainte sus-citée.

    Alors que je rentrais du travail, j’ai reçu un coup de fil des policiers qui m’attendaient chez moi à Faladié. Comme j’étais au téléphone, la police m’a sifflée et j’étais dans l’obligation de m’arrêter au niveau de la sortie de Daoudabougou. Les policiers ont décidé de me rejoindre pour m’interpeller au sujet de quelque chose que j’ignorais jusque-là. Connaissez-vous Monsieur et Madame Coulibaly ? Oui, j’ai répondu. Vous avez tenu des propos injurieux et proféré des menaces de mort à leur égard».

    Voilà les motifs qui ont poussé les agents de la Brigade d’investigation judiciaire, diligentés par l’Inspecteur Papa Mambi, à arrêter Kadiatou et sa fille Amina Maïga pour complicité.

    Ce mardi-là, il était 19h 30 quand les agents l’ont interpellée. Après une maigre opposition, elle a finalement cédé à leur pression. Ceux-ci l’ont gentiment invitée à appeler sa fille qui était également convoquée. Une fois sur place, l’inspecteur Papa Mambi Kéïta leur a signifié clairement que Monsieur et Madame Coulibaly ont déposé une plainte contre X après avoir reçu des coups de fil, des SMS injurieux ainsi que des menaces de mort. Il a indiqué aux interpellées que le numéro de téléphone qui a servi à commettre cette imprudence correspondait au numéro de série du téléphone de la dame qui, le jour de son interpellation, détenait la puce de sa fille Amina Maïga qui a servi à envoyer les SMS incriminés.

    L’inspecteur de police Papa Mambi Kéïta a précisé que "dans le souci de rassembler plus de preuves contre la dame et sa fille, la réglementation me permet de les mettre en garde à vue. Ce que j’ai fait, mais en leur offrant tout ce qu’il y a de plus confortable, mon bureau climatisé et une couverture".  

    Selon la dame, le SMS dont il s’agissait avait été délibérément échangé entre Abdoulaye Néné Coulibaly et Kadiatou Sidibé et n’avait rien d’injurieux ni de propos contenant des menaces de mort.

    Par ailleurs, aucune des deux femmes ne connaissait le numéro de téléphone de Fifi Doucouré la plaignante et encore moins échanger des SMS avec elle, ont-elles soutenu.

    Kadiatou Sidibé a relevé que sans aucune autorisation judiciaire, une perquisition a même été faite à son domicile pour soi-disant retrouver le fameux téléphone qui aurait servi à envoyer des messages.

    Mais qu’après toutes ces enquêtes qui n’ont abouti à rien, la police est revenue à de meilleurs sentiments  en proposant une conciliation avec les plaignants, après son humiliation et ses  tortures morales, soulignera la cliente de Maître Baber Gano.

    Ce dernier a rappelé qu’auparavant ces clientes avaient été conduites à l’école de police pour recueillir leurs empreintes digitales et établir leurs fichiers comme si elles étaient des criminelles ou des bandits de grands chemins. Avant de soutenir qu’elles ont été également mises en garde à vue dans la nuit du mardi 12 au mercredi 13 octobre 2010 pour un simulacre de plainte et d’infractions qu’elles n’ont jamais commises. Et que la plainte de Monsieur et Madame Coulibaly n’avait de but que d’humilier, torturer par harcèlement et violences morales ses clientes, a-t-il conclu.

    Pour leur part, le couple à qui L’Indépendant a rendu visite chez lui à Sokorodji s’est défendu de toutes accusations ou de toutes manipulations à l’encontre de Kadiatou Sidibé et sa fille, Amina Maïga.

    Monsieur et Madame ont dit tout simplement vouloir vivre en paix dans un pays de droit. Lors de notre entretien, Abdoulaye Néné Coulibaly a reconnu avoir échangé pendant une certaine période avec Kadiatou Sidibé avant de couper définitivement les ponts après sa rencontre avec sa nouvelle épouse, Fifi Doucouré. "Malheureusement, mon mari et moi sommes victimes d’individus mal intentionnés qui sont prêts à tout pour nuire à notre couple. C’est par respect pour la femme qu’elle est, et sa fille, et après l’intervention de Papa Mambi Kéïta et du procureur Sombé Théra, qu’on a décidé de régler l’affaire à l’amiable afin de préserver notre dignité et notre honneur. Cependant pour notre sécurité, nous avons jugé nécessaire de maintenir la plainte en instance car on ne sait jamais ce qui peut arriver dans la vie. En guise de reconnaissance, les deux femmes veulent nous créer des problèmes en déposant une plainte contre nous juste pour se venger, mais nous n’avons rien à nous reprocher" a martelé Fifi Doucouré.

    Aujourd’hui l’affaire est donc entre les mains de la justice puisque le 20 octobre 2010, le Directeur général de Gabriel Touré, Abdoulaye Néné Coulibaly et Fifi Doucouré ont été entendus par la gendarmerie. Cette audition s’est poursuivie dans la journée du 21 octobre. Ce que condamne fermement Maitre Baber Gano qui s’est dit indigné par l’attitude des agents de la gendarmerie territoriale et de leur chef Attaher Maïga qui ont fini l’audition dans le bureau du Directeur général de l’Hôpital Gabriel Touré. 

    Affaire à suivre.

    Moulaye HAIDARA

     

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