Fonction publique : l’Etat prévoit de recruter 8.676 jeunes en 2019

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L’information a été donnée par le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, porte-parole du gouvernement, Amadou Koïta, lors de son briefing hebdomadaire, le jeudi 31 janvier, au CIGMA.

Mercredi 30 janvier 2019, le conseil des ministres s’est réuni à Koulouba en session ordinaire sous la présidence du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta. Plusieurs projets de textes et décrets ont été examinés et approuvés. Le premier projet de texte a été présenté par le ministre de la Défense et des Anciens combattants. Il est relatif à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’armée de l’air.

Selon le ministre porte-parole du gouvernement, Amadou Koïta, dans le cadre de la mise en œuvre de la loi d’orientation et de programmation militaire et des réformes des forces armées en cours, la restructuration de l’armée de l’air devient aujourd’hui une nécessité pour faire face aux nouveaux défis. À en croire Amadou Koïta, cette restructuration va surtout porter sur la redéfinition de la doctrine de l’armée de l’air. Il s’agira en outre de relever le poste de chef d’état-major de l’armée de l’air au grade d’officier général.

Le 2ème projet de texte concerne la création, l’organisation et les modalités de fonctionnement de la Garde nationale, qui est un élément essentiel du dispositif de défense opérationnelle de l’intégrité territoriale et la sécurité publique. Il s’agira notamment de la création de certaines sous-chefferies et la création d’un centre de formation et d’entraînement, la création d’un service de renseignement, entre autres.

Le 3ème projet de texte, présenté par le ministre de l’Economie et des Finances, est relatif à l’exonération de certains impôts et taxes et droits suite aux travaux de construction du 2ème pont de Kayes. Le 4ème projet de texte a été présenté par le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne. Il est relatif au cadre organique de la direction des Finances et du matériel. Le 5ème projet a été présenté par le ministre du Développement industriel et de la Promotion du Secteur privé. Il est relatif à la création d’une direction nationale de petites et moyennes entreprises.

Parlant des questions d’actualité, Amadou Koïta a indiqué que le gouvernement se félicite de l’accord intervenu entre l’Etat et l’Untm. Selon lui, dans la feuille de route adressée au Premier ministre, le président de la République a instruit au gouvernement de faire du dialogue social la priorité des priorités afin de ramener la paix sociale.

C’est dans ce cadre que, sous l’autorité du Premier ministre, dit-il, cinq ministres ont participé aux négociations avec l’Untm et la commission de conciliation. M. Koita a rappelé que 12 points étaient inscrits à l’ordre du jour dont 11 points ont fait l’objet d’accord total et un point d’un accord partiel. Il dira que, suite à cet accord, le préavis de grève, qui avait été déposé par l’Untm, a été levé.

Comme points essentiels de cet accord, M. Koïta a cité, entre autres, l’octroi d’une nouvelle grille indiciaire de la fonction publique. Selon lui, l’indice plafond au niveau de la fonction publique à partir de cet accord sera de 1100 à partir de janvier 2019 et 1200 à partir du premier janvier 2021. Le ministre Amadou Koïta a également précisé qu’à travers cet accord, l’harmonisation de l’âge à la retraite a été revue.

À ses dires, l’âge de départ à la retraite sera de 65 ans pour les catégories A et trois ans de plus pour toutes les autres les catégories. Il a été également demandé, selon Amadou Koïta, de procéder au recrutement massif de jeunes au niveau de la fonction publique. Il a informé qu’il est prévu de recruter 8.676 jeunes en 2019 et environ 37.000 jusqu’en 2023.

Diango COULIBALY

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1 commentaire

  1. ça fait vraiment pitié, en 2019, l’état parle de recruter 8 676 agents, et un ministre de la république en fait l’annonce.
    c’est ridicule.
    avec ce nombre, on veut embaucher la jeunesse.
    nantoumé, celui que l’état malien fait tout tuer son entreprise, en fait plus que l’état.
    j’ai lu que UBA, la banque nigérianne, est implantée au mali. une très bonne nouvelle pour l’emploi au mali.
    faut-il rappeler que cette banque a eu agréement d’installation au mali depuis att, mais les mauvais esprits, les ennemis du peuple sont passés par là
    une banque qui vient s’installer pour créer de l’emploi, a perdu plus de 6 ans à cause de l’insoucissance de nos dirigéants.
    malgré tout ce qu’on peut dire du climat des affaires au nigéria, les entreprises se développent.
    j’ai lu les éloges du président ibk à l’endroit de tony, le fondateur d’uba.
    uba a pu s’installer au mali parce que le nigéria a permis ou permet à ses enfants d’entreprendre, quel que soit le regime, mais au mali qu’est ce qui se passe, chaque fois qu’on change de pouvoir ou même de gouvernement, on écrase les entrepreneurs, pour en créer d’autres, au lieu d’en créer et renforcer en mêmetemps celles qui existent, et bien, on les tue.
    seydou nabtoume et feu ben coulibaly sont la preuve que le pays est un pays de dérive.
    seydou se verrait content de bien développer ses affaires au mali, pourquoi pas un jour au nigéria de tony, mais avec l’esprit sordide de nos dirigeants, cela ne sera jamais possible.
    tony uba a commencé à la base. s’il est au mali aujourd’hui, parce que le nigéria crée les conditions et encourage ses enfants à prospérer à l’interne d’abord.
    dangote, un autre du nigériaa, le plus riche d’afrique, a commencé par une aide familiale; aujourd’hui, lui et tony sont courtisés par les plus grands pays, pour y installer leur entreprise dans ces pays riches.
    cela est arrivé parce que leur pays leur a permis, mais au mali chaque pouvoir vient et chasse les anciens et crée ses ebtreprises.
    tout petit sous moussa, bakoré sous l’alpha, où sont-ils?

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