Insécurité au centre du pays : Ogossagou, encore frappé

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Le bilan  de l’attaque de ce village s’élève à 31 morts, selon le communiqué officiel du Gouvernement

La situation sécuritaire du pays va de mal en pis, vu la multiplication des attaques au nord comme au centre. On apprend à travers des sources sécuritaires qu’une unité d’escorte des FAMa de retour de Labezzanga, dans la région de Gao est tombée dans une embuscade au niveau du pont de Bentia à environ 50 kms d’Ansongo, ce vendredi 14 février 2020.  Le bilan de cette embuscade fait état de neuf (9) morts dont huit (8) civils, deux (2) blessés parmi les FAMa et des véhicules de l’Armée incendiés. Des renforts ont été dépêchés sur les lieux, le ratissage est en cours.

Dans cette circonstance douloureuse, le Gouvernement dans un communiqué salue la détermination et la bravoure des FAMa et remercie la MINUSMA pour son appui remarquable. Il réaffirme son engagement inébranlable à lutter sans relâche contre les forces du mal qui sèment la terreur dans le pays.

Le Gouvernement s’incline pieusement devant la mémoire des victimes et souhaite prompt rétablissement aux blessés.

Par ailleurs, Ogossagou a de nouveau été le théâtre d’une attaque meurtrière, menée par des hommes armés non identifiés dans la nuit de jeudi 13 à vendredi 14 février 2020. Le bilan de l’attaque s’élève désormais à 31 morts, selon le communiqué officiel du Gouvernement.

Un assaillant armé a été appréhendé et conduit à Sévaré pour des besoins d’enquêtes. La traque des assaillants est en cours par les FAMa.

Faut-il le rappeler, le 23 mars 2019 ce même village (Ogossagou) avait été attaqué par des hommes armés faisant plus de 160 morts civils. L’attaque, attribuée à des chasseurs, avait été le point culminant de violences intercommunautaires en mars-avril 2019 dans le centre du Mali.

Selon le chef du village, Aly Ousmane Barry, l’attaque intervenue dans nuit du jeudi à vendredi a été menée par une trentaine d’hommes armés et avait eu lieu quelques heures après le retrait de l’armée malienne de la localité.

Cette région est prise dans un tourbillon de violences depuis 2015 et l’apparition d’un groupe jihadiste affilié au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), emmené par le prédicateur peul Ahmadou Kouffa, qui a largement recruté parmi sa communauté.

Au cours de la même nuit, un soldat malien a été tué lors d’une attaque visant le camp militaire de Mondoro, situé lui aussi dans le centre du pays. Le poste des FAMa a également entrgistré trois blessés, selon une source sécuritaire.

Bréhima DIALLO

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