Missions d’élaboration du recueil 2015 du CESC : Les Maliens d’Espagne magnifient les actions du Dr Boulkassoum

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Boulkassou Haïdara
Boulkassoum Haidara, président majorité présidentielle

Dans le cadre de l’élaboration du recueil annuel des attentes, des besoins et des problèmes de la société civile, le Président du Conseil économique, social et culturel du Mali (Cesc), le Docteur Boulkassoum Haïdara, à la tête d’une forte délégation, a effectué une mission auprès de la communauté malienne d’Espagne, à Madrid, du 15 au 17 novembre 2015.

Conformément aux dispositions  de l’article 107 de la constitution, «le Conseil  économique, social et culturel collecte et rédige  chaque année, avec la participation  des  entités qui le composent, à l’attention du Président de la République, du Gouvernement et de l’Assemblée nationale, le recueil annuel  des  attentes, des besoins et des problèmes de la société civile  avec des  orientations et des propositions» . C’est dans le cadre de l’exécution de cette mission constitutionnelle que le président du Cesc, Dr Boulkassoum  Haïdara, a rencontré la communauté malienne d’Espagne du 15 au 17 novembre 2015. C’était à NH Hôtels Nûnez de Balboa 112 28006 Madrid Espagne. Après la prise de contact, le Président du Cesc a fait une introduction en présentant sa délégation et le Conseil, notamment le rôle qu’il joue dans la société malienne. En outre, le Dr  Haïdara a informé la communauté des changements qu’il a souhaités apporter dans le fonctionnement de son institution, notamment le suivi des recueils année par année, afin de rapporter à la population civile les avancées de leurs attentes, département par département, ce qui est fait et ce qui reste à faire. Sur ce point, il dira qu’au niveau national, seul les régions du Nord n’ont pas encore reçu des missions d’élaboration du recueil au regard de la situation sécuritaire de cette partie du pays.

De son coté, la mission diplomatique, à travers Alioune Sène, a informé le président et sa délégation qu’environ 24 000 personnes sont identifiées par le Consulat du Mali en Espagne. En outre, il a fait une présentation générale de la situation, et des difficultés que les Maliens d’Espagne rencontrent notamment dans l’établissement des documents officiels qui sont, entre autres, le passeport, la carte d’identité, etc.

Les attentes de la communauté malienne

Au cours de cette visite, la communauté malienne d’Espagne à Madrid a exprimé ses attentes et problèmes auxquels elle est confrontée.  Il s’agit, entre autres, de: l’obtention d’un consulat et des consuls honoraires; la réduction des délais d’établissement de la carte d’identité consulaire; la réduction les délais d’établissement du passeport, et autres documents d’état civil;  l’installation d’une machine à l’Ambassade du Mali à Madrid pour l’établissement des passeports sur place; la création d’un fonds social auprès de l’Ambassade;  la création d’un centre culturel à Madrid (La maison du Mali à Madrid). A cela s’ajoute la problématique du visa pour des Maliens  et leurs enfants qui ont la double nationalité. A cet effet, la communauté souhaite la gratuité du visa pour les vacances. Il ressort également des attentes: le manque de personnel au niveau de l’Ambassade pour mieux servir la communauté. Sur ce point, la  communauté demande que l’Etat recrute des compétences sur place parmi les Maliens qui parlent déjà l’espagnol, et souhaite qu’Alioune Sène soit nommé Ambassadeur du Mali en Espagne. En outre, les Maliens d’Espagne à Madrid demandent un accompagnement  en matière d’investissements au Mali dans le processus de retour de la communauté au pays. C’est dans cette optique que la communauté sollicite des logements sociaux, et des parcelles. Les problèmes rencontrés à Nioro avec les douaniers maliens, notamment à Gogui, à la frontière mauritanienne, étaient au cœur des attentes. A ce titre, les intervenants ont tous demandé au président du Cesc d’intervenir de façon urgente auprès des autorités sur la corruption des douaniers maliens à Nioro et à Gogui. Pour palier cette situation, les Maliens d’Espagne souhaitent avoir un document des autorités maliennes pour circuler une fois qu’ils ont réglé toutes les taxes à la frontière. Ils ne souhaitent plus payer dans chaque ville traversée, notamment  Gogui, Nioro, Dièma, Kati.

Par ailleurs, le président du Cesc et sa délégation ont été reçus par le Conseil économique social d’Espagne, le lundi 16 novembre 2015. Lors de cette rencontre, le Président Haïdara a demandé un rapprochement entre les deux institutions pour la signature d’une convention d’appui au Cesc du Mali dans différents domaines, à savoir la formation, les échanges culturels et l’appui technique au Cesc du Mali. La réponse du Cesc d’ Espagne a été favorable à la mise en place d’une telle convention.

Notons que cette démarche a été bien appréciée par nos compatriotes qui ont magnifié la démarche du président et l’innovation de taille introduite par l’actuel bureau du Conseil économique, social et culturel du Mali.

Ibrahim M.GUEYE

 

Dans le cadre de l’élaboration de son recueil 2015  /

Le Cesc prête une oreille attentive aux Maliens de France

Les Maliens de France ont abordé des sujets aussi divers que les difficultés administratives, les problèmes de développement des villages d’origine, la question migratoire, l’épargne et les investissements au bercail.

Le hall du Consulat général du Mali a servi de cadre, le samedi 21 novembre 2015,  à la rencontre entre les Maliens de France et une délégation du Conseil économique, social et culturel (Cesc), conduite par son président, Boulkassoum Haïdara. Elle  comprenait Cheikna Barry (Secrétaire général), Birama Fall (Commission éducation, culture et communication) et Yacoubou Dembelé (Maliens de l’extérieur). Malgré les intempéries (pluie et froid), les Maliens ont massivement fait le déplacement pour faire savoir les difficultés auxquelles ils sont confrontés.

Reformes                             

Selon M. Haïdara, en plus de donner son  avis sur toutes les questions importantes de la nation, le Conseil économique, social et culturel a pour mission constitutionnelle de «collecter et de rédiger, à l’attention du Président de la République, du Président de l’Assemblée nationale et du Premier ministre le recueil annuel des attentes, des besoins et des problèmes de la société civile avec des orientations et des propositions». Et c’est dans ce cadre que se situe la rencontre avec les Maliens de France. Une rencontre qui intervient après celle des Maliens de l’Espagne et les recueils des attentes des populations des régions de Koulikoro, Sikasso, Ségou et Kayes.

Elu pour cinq ans, il y a six mois (le 20 avril), le président de la 8e institution de la République  affirme avoir commencé son mandat par la relecture des textes constitutifs du Conseil, lesquels textes étaient vieux de plus de vingt ans. Mais, il entend désormais impliquer les différents départements ministériels en leur adressant des parties du «recueil annuel» qui les concernent. Et afin d’avoir un suivi régulier, le recueil annuel fera désormais l’objet d’une synthèse d’évaluation de ce que le gouvernement a pu faire. Des innovations saluées par les Maliens de France et qui rendront plus efficientes les actions du Cesc.

Les débats qui se sont déroulés en présence du Vice-consul du Mali en France, Bakary Traoré, et des représentants du Haut conseil des Maliens de France étaient très animés.

Après avoir observé une minute de silence en la mémoire des victimes de l’attaque terroriste de l’hôtel Radisson-Blu de Bamako du 20 novembre, les Maliens de France ont abordé des sujets aussi divers que les difficultés administratives (rapports avec le Consulat et l’administration française), les problèmes de développement des villages d’origine, la question migratoire, l’épargne et les investissements.

Attentes

La plupart des intervenants ont mis l’accent sur les difficultés d’obtention du passeport au seul Consulat malien en France, où les délais peuvent aller à trois mois, voire six. Une situation qui pénalise les Maliens dans la mesure où le passeport est le principal document demandé par l’administration française pour obtenir ou renouveler un titre de séjour, faire certaines opérations bancaires ou voyager. D’une manière générale, les usagers se plaignent du manque de professionnalisme des agents consulaires. Certains ont préconisé l’ouverture d’un second consulat pour obtenir un traitement diligent des dossiers.

Les difficultés d’obtention des cartes Nina constituent aussi une préoccupation majeure pour les Maliens de France. Mais, beaucoup se sont préoccupés des entraves qui les empêchent d’investir au bercail, de l’état des routes, de la corruption ambiante et de l’insécurité récurrente.

Certains ont évoqué la réunion de Malte, où une cinquantaine de   chefs d’Etat africains et européens se sont retrouvés pour discuter de la crise migratoire, le 11 novembre dernier, comme un moyen permettant de faire un traitement discriminatoire entre réfugiés (bienvenus) et migrants économiques (à reconduire à la frontière). Ils ont exhorté le gouvernement malien à ne signer aucun accord qui puisse permettre l’expulsion d’un Malien sans son accord. Une allusion au laissez-passer européen que certains pays tentent insidieusement à mettre sur place.

Pendant plus de trois heures d’horloge, M. Haïdara et sa délégation ont écouté et recensé les préoccupations des Maliens de France. Ils ont répondu à certaines doléances en apportant des réponses claires, mais ont surtout promis de transmettre fidèlement les attentes, les besoins et les problèmes évoqués par la diaspora aux plus hautes autorités et de veiller à leur résolution.

TRAORE

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