Gouvernance : La commission de travail pour la volonté de Gao revendique l’érection de Bourem, Bamba et Ansongo en région

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Dans une déclaration rendue publique le 3 novembre dernier, la commission de travail pour la volonté de Gao (CTVG) rejette en bloc la mise en œuvre des autorités intérimaires et revendique la création de nouvelles régions,  de cercles et autres communes.

La commission de travail pour la volonté de Gao (Ctvg) composée de la société civile, des mouvements et de la diaspora de la région de Gao qui s’est réunie le 03 novembre 2016 à Gao a rendu public une déclaration appelée déclaration de Gao dans laquelle, elle dénonce l’injustice du gouvernement malien envers la région, dans la mise en œuvre des autorités intérimaires. Une injustice envers les communautés sédentaires représentant la majorité des régions du Nord.

Ainsi, cette commission au nom de la population de Gao, rejette toute mise en œuvre des autorités intérimaires à Gao et du coup revendique la création de nouvelles régions, de cercles et  autres communes avant toute action allant dans la mise en œuvre de l’Accord dans la région.

La population de Gao réclame ainsi la création de trois régions : Bourem, Bamba et Ansongo, ainsi que la création de 9 cercles: Téméra, Taboye, Soni Ali Ber, Askia Mohamed, Gounzourey, Gabero, Bara, Boura et Ouatagouna. Et enfin la division de la commune urbaine de Gao en 4 communes.

Cette position risque d’achever une situation déjà très compliquée compte tenu de la divergence des revendications des différents protagonistes. La population de Gao qui était jusque-là acquise aux autorités maliennes, cause qu’elle a défendu même contre les groupes armés qui occupaient la ville, se voit léser en faveur d’une minorité belliqueuse qui ne veut pas entendre parler du Mali.

Si  l’Etat n’est pas en mesure de protéger les intérêts de ses alliés qu’il détruit au profit de leurs ennemis qui reçoivent tous les avantages même dans les nominations au Nom du Mali, force est de reconnaitre que ces derniers finiront par se rebeller.

Oumar Alpha    

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3 COMMENTAIRES

  1. C’est la faiblesse d’un gouvernement bidon qui est la cause des revendications des Gaois. Comment peut-on ériger des hameaux comme Taoudeni en régions? Il n’y a pas plus de 50 maisons dans cette localité. Les habitants ne dépassent pas le millier. Sur quel critère donc, cette petite bourgade a été transformée en chef lieu de région? Soyons sérieux. Ménaka peut-être est éligible, mais pas Taoudeni. Le titre de région doit répondre à des critères bien spécifiques, et aucune des nouvelles régions ne remplit les conditions requises pour prétendre à cette transformation. Alors, que le gouvernement nous dise, si c’est pistolet à la tempe, qu’il a cédé à ce chantage ignoble et irréaliste? Dès lors, pourquoi s’insurge t-il et s’étonne de ces exigences de Gao? Voilà des sujets qui, normalement devraient-être soumis à référendum, si l’état veut demeurer dans la légalité territoriale. Parce que des rebelles veulent quelque chose, l’état s’exécute sous couvert de la paix, ce qui est à la limite, frise le ridicule. Puisqu’il n’est pas question de revenir sur l’érection de ces minuscules villages en cercles et régions, l’état n’a pas d’autre choix que d’adhérer à la revendication de Gao, s’il ne veut pas être taxé de partialité dans ces modifications territoriales, qui ne rapportent rien au découpage du pays. La gouvernance à vue est bien le fort de ce régime de minables politiciens qui nous dirige.

  2. Sur quels critères, un chef lieu de Cercle est-il érigé en chef lieu de Région ? A cause de sa vaste superficie, la densité de sa population, son prestige, son emplacement géographique… Idem pour qu’un chef lieu d’arrondissement soit érigé en chef lieu de cercle…?
    Au MALI beaucoup de villages sont très éloignés de leur chef lieu administratif. Eloignés…, dans le sens où s’ils se sentes en retrait par rapport aux grandes agglomérations, des zones d’activités économiques et des grandes de voies de communications…, pas de moyens de locomotions… A certains endroits on continue encore de parcourir les distances à pieds, à dos d’animaux domestiques… à vélos pour certains… Si les routes étaient toutes praticables toutes saisons pour les véhicules, les distances paraitraient moins longues… Les villageois se sentiraient peut-être plus près de leurs chefs lieux d’administration et des grands axes de communication et des zones d’activités économiques… ! On constate des progrès du Gouvernement dans sa politique de désenclavement intérieur du pays… Mais c’est lent. Or le développement économique et social en dépend… !

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