Kidal : Des obstacles au retour de l’administration

14 Sept 2017 - 07:01
Mis à jour: 9 ans
13
Kidal : Des obstacles au retour de l’administration
Des combattants de la CMA, lors du Forum pour la réconciliation, à Kidal, le 28 mars 2016.
Annoncé à plusieurs reprises, le retour de l’administration dans la région de Kidal tarde à se concrétiser. L’espoir suscité par la mission de bons offices, la visite du gouverneur de région et des conclusions du dernier CSA est vite estompé par des nombreux d’obstacles. Principal sujet des discussions de la 20e session du Comité de suivi de l’accord (CSA), le retour de l’Etat et de ses symboles à Kidal. Mais derrière l’enthousiasme du président du CSA, l’ambassadeur algérien, Ahmed Boutach, se cache de véritables obstacles qui ne facilitent pas le retour dans l’administration dans la 8e région. Pourtant, selon lui,  cela devrait se faire assez rapidement et les discussions sur ce sujet devraient être parachevées dans les prochains jours. "Nous sommes très franchement dans une situation où la paix est vraiment l’élément dominant qui cristallise tous les efforts et qui obtient la plus large adhésion possible. Donc, il ne faut pas du tout être surpris si dans les tout prochains jours des événements heureux se produisent en ce qui concerne la consolidation de la coopération, de la réconciliation entre les frères maliens et chose très importante : le retour de l’Etat malien et ses symboles à Kidal", clamait-il face à la presse. Comment peut-on parler de retour de l’administration dans la zone alors que la question de la sécurité se pose. Le ministre de la Défense et des Anciens combattants a tenté de rassurer. Selon Tiéna Coulibaly, dans un bref délai le Mécanisme opérationnel de coordination (Moc) verra le jour à Kidal et comme argument, il a cité la bonne foi de toutes les parties pour sa réussite. Et de préciser que la mise en place du Moc est la première étape du retour de l’administration. Des raisons d’être sceptiques Sur le terrain et en interrogeant les acteurs, le retour de l’administration est loin d’être une réalité concrète. D’abord, la CMA n’a pas jusqu’ici fourni la liste de ses éléments qui doivent intégrer le Moc. Elle refuse également de voir figurer des combattants du Gatia dans les patrouilles mixtes dans la région. Idem pour la remise du camp militaire à la Minusma. Un camp devant servir de site de regroupement des hommes du Moc. Nos sources sont formelles : lors de son passage à Kidal, le gouverneur de région, Sidi Mohamed Ag Ichrach n’a pas eu la tâche facile. Durant tout son séjour, il était non seulement limité dans ses mouvements et a été soumis à un agenda propre aux maîtres des lieux. Pis, nos sources expliquent que le gouverneur de Kidal a été sommé de quitter la ville après trois jours. Pour maintenir le blocus sur la ville, depuis quelques jours, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) procède au renouvèlement de ses instances. C’est une administration parallèle qui va être installée dans la région. Un bâtiment devant abriter le siège du Haut conseil de l’unité de l’Azawad (HCUA) est en chantier depuis quelques semaines. Plus explicite, la jeunesse de la ville de Kidal a été mise à contribution à travers un tournoi au nom de l’Azawad. Les promesses données à la mission de bons offices, dirigée par l’imam Mahmoud Dicko, n’ont pas été concrétisées de nos jours. Une série d’obstacles pèsent lourdement sur le retour de l’administration dans la région de Kidal. Alpha Mahamane Cissé

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (13)

User
TOURE
TOURE 9 ans
Le chantage se poursuit encore. Il faut être naïf pour croire à ces salopards de la CMA. Le retour de l'administration à Kidal sonnera la fin du gain facile que leur procure le chantage permanent qu'ils font à l'irresponsable Président chaque fois qu'ils ont besoin d'argent. La prolongation des négociations est une rente certaine pour eux. Tant que cette situation demeure, ils encaisseront au besoin. C'est la communauté internationale bidon qui fuit ses responsabilités. I+Elle aurait dû laisser l'armée descendre à Kidal pour régler le problème une fois pour toute, même si l'on sait que cette armée ne pèse pas lourd devant les éléments de la CMA doublés des djihadistes. Il suffit pour cela de donner les moyens nécessaires qu'il faut aux hommes des Famas poir arriver à bout de ces fils de chiens. Ce n'est pas tant que l'armée n'est pas à la hauteur, c'est le manque criard d'armes de dernière génération qui manque à cette armée du fait de la corruption qui a fait son apparition jusque dans les casernes. Les Officiers sont corrompus, les politiques sont corrompus eux aussi, et tout le budget de l'armée disparaît dans les poches de ces enfoirés. Pour qui connait l'armée Malienne sait qu'elle n'est pas mauvaise. Aucune armée au monde n'est valable que si elle est dotée de moyens significatifs relatifs au mode de guerre qu'elle mène. Pour ceux qui se souviennent de l'armée de Moussa Traoré, l'armée Malienne était crainte dans toute la sous-région. Maintenant que les pseudo-démocrates, ces voleurs qui sont venus au pouvoir juste pour se remplir les poches, l'armée s'est dégradé au point que depuis vingt cinq ans, le matériel militaire n'a pas été renouvelé car, les problèmes de l'armée ne figure pas au nombre de leurs préoccupations. Ces salopards volent tout ce qui est destiné aux militaires et ils voudraient que celle-ci assure efficacement leur sécurité et celle de la nation toute entière. De Alpha Konaré à IBK, tous ces salauds doivent passer devant la justice pour dire aux Maliens ce qu'ils ont fait des deniers de l'armée. Vous y verrez toute leurs magouilles. Depuis l'avènement de cette saloperie de démocratie, le budget de l'armée est voté à l'assemblée chaque année, et chaque année les militaires pleurent sur leurs conditions aussi bien matériels que financiers. Ils détournent tout en oubliant que c'est cette armée qui garantie au Mali sa souveraineté et sa quiétude. Les Maliens doivent regretter Moussa Traoré. A son temps même s'il y avait de la corruption, l'armée ne l'a jamais ressentie et les fonctionnaires milliardaires ne pilulaient pas dans les rues au Mali. Aujourd'hui, ce sont les fonctionnaires qui détiennent les milliards en lieu et place des commerçants et hommes d'affaires. C'est aussi pour ça qu'ils se sont battu pour la démocratie, pour voler démocratiquement et s'enrichir par tous les moyens même au détriment de l'armée garante de l'intégrité nationale. Quelles bandes de salopards!!!!!
Moussa Balake
Moussa Balake 9 ans
Si ce que dit l'auteur de l'article est vrai, nous devons chercher a sécuriser nos frontières avec l’Etat de Kidal. L’esprit d'anticipation nous a beaucoup fait défaut dans le traitement de ce dossier. Nous avons été dupes par nous mêmes car nos négociateurs ne nous ont pas dit la vérité.
Pcbako
Pcbako 9 ans
Ce qui sidère plus d'un dans la question du Nord du Mali, c'est la valse qu'on fait danser à l'espoir à chaque occasion ! En fait, c'est la traduction même du nouveau caractère malien (depuis probablement 40 ans au moins!) : complaisance, hypocrisie, mensonges en tous genres, manque de sincérité ! La majorité des acteurs pour la résolution de cette crise affichent peu de sincérité, sans oublier la méfiance mutuelle qui caractérise leurs rapports. Ne nous faisons pas d'illusions ! Tout comme il est dit dans le Saint Coran: "Allah ne changera pas la condition d'un peuple tant que ce peuple ne change pas ce qu'il y a en son for intérieur" (Sourate 13, Ar-Rad, verset 11) le Mali ne changera pas tant que les Maliens ne seront pas sincères les uns envers les autres! Sinon, toutes nos initiatives ou nos entreprises seront vouées à l'échec, y compris en football!
Koné
Koné 9 ans
Le partage du Mali est la meilleure solution pour la paix. Au sud nous allons appeler les russes et le nord restera avec les terroristes français. Dans ce Mali actuel il y a une partie des touareg qui se considère supérieure à tous les maliens et la France soutien cela. Il faut finir avec la guerre pour toujours.
ibk
ibk 9 ans
Il faut tout simplement chasser du pouvoir IBK pour que le problème de Kidal soit réglé.
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (111)
  • Nfp (67)
  • Kankan (56)
  • Sissoko (28)
  • Coulibaly Yacouba (24)