Mise en œuvre de l’Accord pour la paix : Lancement de la Commission nationale de coordination

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La Commission nationale de coordination de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation au mali a été mise en place, vendredi dernier. Selon le secrétaire permanent, Lassine Bouaré, cette commission doit définir les objectifs à atteindre dans la mise en œuvre de l’accord, valider le plan d’action de mise en œuvre que le gouvernement va élaborer et faire une évaluation périodique des actions réalisées pour apporter les ajustements nécessaires.

La commission comprend  trois instances : les membres permanents (désignés dans certains départements), les membres associés (société civile) et le secrétariat permanent.

Il convient de signaler que cette commission vient à point nommé, à cause de l’enlisement au niveau du Comité de suivi de l’accord. Sur ce point, il convient de rappeler que la question de la représentativité des groupes armés a créé un véritable blocage. C’est pourquoi,  le Premier ministre, Modibo Kéita a lancé un appel pour que la Commission nationale de coordination de la mise en œuvre de l’accord puisse travailler avec beaucoup plus d’efficacité. Il a indiqué : «  Il faut que chacun mesure aujourd’hui sa responsabilité, c’est très facile de dire que l’accord piétine, que l’accord n’est pas bien mis en œuvre. Mais nous disons que cet accord fait partie de ce qui est largement discuté, il faut le dire, mais une maison meurt toujours d’être achevée. Quand vous construisez un bâtiment, le jour où le dernier artisan passe (le dernier artisan, c’est le peintre), vous êtes un peu triste, parce qu’il n’y a plus d’activité. Les œuvres humaines s‘étiolent dès qu’elles sont achevées. Le gouvernement mettra tout en œuvre pour créer les conditions les meilleures pour que ce travail puisse s’accomplir de façon efficace. Je sais votre engagement, je sais aussi que vous acceptez de travailler souvent dans des conditions difficiles. C’est un peu l’œil de Caïn dans le sable. C’est le peuple du Mali qui nous regarde et qui nous interpelle. Ce sont ses enfants, ses embûches, qui nous interpellent pour nous demander : qu’allez-vous faire ? Pour que nous puissions continuer à nous instruire, à nous éduquer, ce sont ces populations, qui, aujourd’hui, ont été coupées de leurs racines, chacun sait  l’importance de la terre dans notre pays, c’est le drame de nos réfugiés, même s’ils ont commencé à revenir. Que l’on ait ça dans l’esprit. » Le Premier ministre a signalé la nécessité d’avoir une Commission nationale de coordination de la mise en œuvre de l’accord et il a ajouté qu’elle était inclusive.

B.D.

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