Situation du nord : Le Coren alerte sur les risques d’une guerre civile

1
Coren (photo archive)
Coren (photo archive)

C’était à l’occasion de sa conférence d’information sur la paix et la réconciliation au Mali, tenue le samedi dernier à la Maison de la presse.

Le président d’honneur, Ousmane Issoufi Maïga et le président actif du Coren, Malick Alhousseini, étaient face à des personnalités de différentes associations de la société civile, des hommes de médias et des citoyens maliens, pour évoquer les actions du Coren, depuis 2012, pour la paix et la stabilité dans les régions du nord. Ils ont évoqué la préoccupation du Coren suite à la dégradation de la situation sécuritaire au nord.

Pour Malick Alhousseini, le Coren suit avec une attention soutenue et particulière la situation socio-sécuritaire de notre pays, surtout dans sa partie septentrionale. Le Collectif a rendu public une déclaration et une contribution au processus de paix et de réconciliation au Mali, dans lesquelles, il en appelle à la prise de conscience nationale sur « les risques presque évidents d’une partition pernicieuse’ de notre pays aujourd’hui plus qu’en 2012. »

Dans cette déclaration lue par le secrétaire chargé des questions juridiques du Coren, Malick Ibrahim, le collectif dit demeurer attentif aux pourparlers et aux négociations en cours à Alger.

Rappelant ses différentes activités en faveur des populations du nord et dans la résolution de la crise, le Coren a appelé la Cour pénale internationale et les juridictions pénales maliennes pour une suite diligente des affaires dont elles sont saisies. Car pour le collectif, « la récidive des rebellions au Mali, transformées en terrorisme, se nourrit surtout de l’impunité.»

Le Coren a rendu un hommage aux armées africaines venues libérer les terroirs du nord du Mali. Il a réitéré sa gratitude au secours de la France. Même si le collectif déplore « les mutations de ces élans de secoureurs, au départ purs, en attitudes intelligible, illisible voire quasi partisane au profit des terroristes et ennemis du Mali.»

Aussi, le Coren a exprimé sa solidarité aux victimes de la « répression aveugle, barbare et injuste » du 27 janvier 2015 de la Minusma contre les populations de Gao. Le Collectif demande la mise en place immédiate d’une commission d’enquête incluant les communautés victimes de la répression.

Enfin, le Coren recommande au gouvernement la mise en œuvre d’une « véritable stratégie de gestion du problème du nord du Mali avec l’implication des forces politiques et de la société civiles maliennes ainsi que des actions adéquates d’information et de sensibilisation des citoyens maliens. »

A la veille de l’ultime round des négociations d’Alger, le Coren apporte sa contribution qui est, en fait, des propositions pour une sortie de crise. Il propose, entre autres, la suppression et le bannissement de l’expression « AZAWAD » de tout document d’accord ; la mise en œuvre effective des recommandations du forum national sur la gestion de la crise du nord du Mali, organisé par le Coren au CICB, les 27 et 28 avril 2013 ; la prise en compte des groupes d’autodéfense dans le processus de négociation en les mentionnant comme acteurs incontournables du retour de la paix.

L’évènement a été aussi marqué par les interventions de différentes associations partenaires du Coren dont Tapital Pulaaku, l’Alliance des communautés arabes du Mali (Alcarama), le Conseil national de la communauté Bella, le Collectif des Associations pour le développement du Sahel occidental, le Conseil régional de la jeunesse de Gao et la Cafo.

Idrissa Maïga

 

 

Commentaires via Facebook :

PARTAGER

1 commentaire

Comments are closed.