Situation précaire des migrants maliens : L’AME propose des solutions

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Très affecté par la précarité dans laquelle vivent les Maliens de l’extérieur, l’Association malienne des expulsés (AME) a organisé un cadre de rencontre entre les différents partenaires  du domaine de la migration afin de trouver une solution à ce fléau qui constitue un danger pour la jeunesse africaine et  malienne. C’était le mardi 31 octobre 2017 à la Maison de la presse.

Une rencontre autour d’un réseau appelé « Loujna Tounkaraké »   qui regroupe avec l’AME d’autres partenaires comme les décideurs, les gouvernementaux et les OSC comme le Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur, le Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne etc.…. Le thème a porté sur : « la protection des migrations maliens et de leur biens ».

L’AME étant une organisation très active dans les questions migratoires depuis près de vingt ans déplore et proteste la maltraitance des jeunes africains mais surtout maliens au Sud du Sahara de la part des autorités algériennes et libyennes et s’indigne devant le silence coupable des nos autorités gouvernementales. Selon un rapport du  CSDM, au jour d’aujourd’hui, plus 649 maliens sont emprisonnés en Libye et autant en Algérie et dans d’autres pays également dont la majorité composée des femmes et des enfants mineurs et depuis près 4 ans, entre 5 mille et 6 mille maliens ont été refoulés par les pays étrangers. Face à cette situation critique, l’Association malienne des  expulsés plaide pour une action concrète du gouvernement afin de sauver la vie des Maliens, car, pour le président de l’AME Ousmane Diarra : « On ne peut pas empêcher la migration ou encore le mouvement du monde, mais on peut la réglementer ». Aussi pour l’AME, le Mali reçoit chaque année une grosse somme de 2,400 milliards pour la question migratoire mais les actions restent toujours miettes.

Aussi lors de cette rencontre, l’Association malienne des expulsés a invité quelques maliens expulsés récemment de l’Algérie et d’autres pays afin de recueillir leurs témoignages.

Amadou Kodio

 

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