Lutte contre le trafic des drogues : Plus de 10 tonnes de stupéfiants d’une valeur de plus d’un milliard de FCFA incinérées à Kati

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Dans le sillage du 26 juin, journée internationale de la lutte contre la drogue, l’Office Central des Stupéfiants (OCS) a procédé, hier, lundi 1er juillet 2019 à l’incinération d’une importante quantité des produits toxiques dans la commune de Dio (cercle de Kati). Les produits incinérés étaient composés de 8 tonnes 163 078 kg de cannabis ; 7,6 kg d’héroïne ; environ 5 kg de métanphitamine; 3 kg de cocaïne ; et 3 tonnes de produits pharmaceutiques contrefaits. La valeur des produits toxiques incinérés s’élève à plus d’un milliard 500 millions de FCFA.

La cérémonie d’incinération a enregistré la présence du Directeur général de l’Office Central des Stupéfiants, Magistrat Colonel Adama Tounkara, du 2ème adjoint au préfet de Kati, Youssouf Bakary Traoré, du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune VI du District de Bamako, Procureur du Pôle Judiciaire Spécialisé de Lutte Contre le Terrorisme et la Criminalité Transnationale Organisée, Boubacar Sidiki Samaké, du maire de la commune rurale de Dio, Daouda Kané et d’autres personnalités. C’est sous une forte escorte que les tonnes de drogues ont été acheminées dans la commune rurale de Dio (cercle de Kati, région de Koulikoro) pour être incinérées. Arrivée sur le lieu situé à une vingtaine de kilomètre de Bamako, ces produits toxiques ont été déchargés du véhicule. Et, c’est un petit espace aménagé au flanc de la colline de Dio a qui a servi de cadre pour l’incinération au vu et au su de tout le monde. Au cours de cette cérémonie d’incinération, le directeur général de l’Office Central des Stupéfiants, Magistrat Colonel Adama Tounkara a accordé une interview à la presse dans laquelle, il précise que les produits toxiques incinérés sont entre autres : 8 tonnes 163 078 kg de cannabis ; 7,6 kg d’héroïne ; environ 5 kg métanphitamine; 3 kg de cocaïne ; et 3tonnes de produits pharmaceutiques contrefaits. Aux dires des responsables de l’OCS, la valeur des produits toxiques incinérés s’élève à plus d’un milliard 500 millions de FCFA. Selon Adama Tounkara, de plus en plus, les autres forces s’intéressent à la question de la lutte contre les stupéfiants. « Chaque fois que nous procédons à une incinération, nous demandons l’autorisation au Procureur qui nous envoie une réquisition écrite à partir de laquelle nous invitons nos partenaires et après l’incinération, il y a un procès-verbal qui est écrit et signé par tous les services compétents qui sont invités. C’est à l’issu d’information, parfois de ciblage que nous aboutissons à la découverte de ces produits et à l’interpellation des personnes qui sont impliqués », a souligné Adama Tounkara. Et d’ajouter en disant qu’« il y a deux raisons qui motivent cette incinération : d’abord, lors que nous avons des quantités importantes, pour des questions de sécurité, nous procédons à l’incinération et généralement, nous préférons le faire dans le sillage du 26 juin qui est la journée internationale de la lutte contre la drogue pour faire passer un message de sensibilisation aux populations. Depuis un certains temps, le doute est levé par rapport à la destination des produits qui sont saisis parce que nous avons longtemps entendu ces critiques en disant que ces produits sont recyclés, c’est pourquoi nous nous livrons depuis quelques années à cet exercice de transparence pour que ceux qui ont encore des doutes sachent qu’il y a une réelle volonté aujourd’hui à lutter contre le trafic des drogues ». Pour lui, le trafic des drogues est une activité souterraine et ceux qui s’enrichissent le plus ont des couvertures et ceux qui utilisent en seconde position sont parfois des gens ordinaires. Selon lui, tous les pays sont aujourd’hui vulnérables au trafic des drogues. A cet effet, il a invité les uns et les autres à être vigilant. « C’est d’ailleurs dans ce sens que l’OCS est en train d’organiser une rencontre sous-régionale à Bamako pour qu’il y’ ait ce renforcement et ce rapprochement entre les services de la sous-région », a-t-il conclu. Quant au procureur Boubacar Sidiki Samaké, cette incinération participe de la lutte contre le trafic illicite des produits pharmaceutiques et de drogues, mais également d’assainir la société. Selon lui, ces produits toxiques sont consommés majoritairement par la jeunesse. Il a fait savoir que la consommation des drogues a des conséquences néfastes sur la santé. « Il est important qu’on sensibilise la jeunesse en leur disant que la drogue n’est pas la solution à leur problème au contraire elle aggrave la situation dans laquelle elle se trouve », a-t-il dit. A ses dires, les produits comme l’héroïne et cocaïne viennent de l’extérieur. A l’intérieur du Mali, dit-il, il y a un trafic important de chanvre indien et de cannabis. Il a souhaité à ce qu’il y ait moins de trafic de drogue au Mali. Le Procureur Samaké a signalé qu’il y a plusieurs antennes de l’OCS qui sont en train d’être mises en place. A l’en croire, les dossiers judiciaires concernant le trafic des drogues sont traités normalement, car, selon lui, il n’y a plus de session d’assise sans que ces genres de dossiers n’y figurent. Enfin, Youssouf Bakary Traoré, 2ème adjoint au préfet de Kati a fait savoir que cette incinération faite par l’OCS témoigne l’engagement des autorités à lutter contre le trafic des drogues.

Aguibou Sogodogo

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