Entre «améliorer la sécurité et sécuriser le pays », le PM avait pourtant tranché

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Le porte-parole du gouvernement et non moins ministre en charge de l’Administration territoriale, Colonel Abdoulaye Maiga, a étonné plus d’un observateur, la semaine dernière, en se prononçant par des nuances très surprenantes sur le rôle de la Transition dans la sécurisation du Mali. Au lendemain immédiat du tollé soulevé par les massacres du cercle de Bankass, il s’est illustré notamment par une surprenante approche du rôle des autorités dans la protection des populations et de leurs biens. Selon le ministre Maiga, en effet, les autorités actuelles n’ont pas pour vocation de sécuriser le pays mais seulement d’améliorer sa sécurité. De quoi estomaquer les nombreux concitoyens exposés à l’insécurité et faire sourire ceux qui savent la teneur du serment du chef de l’Etat en entrant en fonction. Quoi qu’il en soit, cette approche est aux antipodes de celle défendue par son Premier ministre lors de son dernier passage devant les membres du Conseil National de Transition. Interpellé sur l’ampleur et la transparence des dépenses publiques en rapport avec la défense et sécurité, Choguel Maiga avait laissé entendre que les questions s’y rapportant tiennent exclusivement de la discrétion de l’armée. Une raison d’en déduire que la sécurisation du pays incombe également dans toute sa plénitude aux forces de défense et de sécurité, que le ministre Abdoulaye Maiga voudrait soustraire à leurs obligations régaliennes.

L’orpaillage dans la mire des impôts

Avec la succession de drames et d’épisodes tragiques sur les différents sites d’orpaillage, on était en droit d’attendre des décideurs maliens des mesures plus fermes que celles qui s’étaient heurtées à la résistant des exploitants anarchiques de métal jaune. Mais aux dernières nouvelles, les accidents dramatiques, les affrontements entre orpailleurs et autres phénomènes ont de beaux devant eux. Et pour cause, de guerre lasse, les autorités selon toute évidence viennent de capituler en choisissant de faire bon cœur mauvaise fortune ou du moins de rentabiliser le créneau. Il nous revient de bonne source, en clair, que l’orpaillage fait partie des activités sur lesquelles les fiscs maliens misent tant pour renflouer les caisses de l’Etat et juguler la grande disette ayant affecté les finances publiques depuis l’instauration de l’embargo sous-régional. Tout porte à croire, en définitive, que l’orpaillage sera réorganisé et contrôlé dans un très avenir aux fins d’être soumis aux impôts au même titre que d’autres activités génératrices de revenus. Une autre paire de manche sans doute dans le bras de fer qui n’était jusqu’ici que saisonnier entre les hautes autorités maliennes et les exploitants.

Rassemblées par la Rédaction

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