Le putschiste Konaré privé de Pga

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Amadou Konaré
Amadou Konaré

Incarcéré dans le cadre du sale meurtre de bérets rouge, Amadou Konaré, ancien putschiste et compagnon de Amadou Haya Sanogo, n’arrête pas de chialer depuis sa geôle de Sélingué. En plus de se plaindre de l’extorsion d’une cinquantaine de millions par ses avocats et de la visite constante de reptiles venimeux, le N° 2 de Kati réclame également des arriérés de Pension générale alimentaire à l’armée. Konaré s’est confié aux organismes nationaux de défense des droits de l’homme en protestant contre cette privation qui ne saurait se justifier à ses yeux d’autant que la Pga lui revient de droit tant qu’il demeure homme des rangs.

 

Un bunker pour tous 

A chaque chef d’institution son bunker. Après celui de Koulouba qu’IBK réclamé à cor et à cri et finalement inclus dans les plans de rénovation du palais présidentiel, le président de l’hémicycle prend soin à son tour du sien. Et, tenez-vous bien : ce n’est pas à sa résidence officielle mais sa demeure privée, dont la rénovation, selon des sources concordantes, a pris en compte la construction d’un sous-sol. Situé en plein cœur de la capitale, la demeure en question prend peu à peu forme alors que le chantier a été entamé depuis le début de la législature. C’est pour le moins indicatif de la dimension des travaux qui, somme toute, sont réalisés aux frais du Trésor  public. C’est-à-dire : Le Malien casque de plus belle pour les bons soins d’IBK et sa clique.

 

L’Adema allait perdant

Les élections communales couplées avec les régionales n’auront pas survécu à la fronde des partisans du report. Qui allait sortir vainqueur de la chienlit évitée de justesse ? Difficile de le dire tant les forces politiques allaient chacune de sa stratégie, de sa combinaison le moins imaginable, y compris les alliances contre-nature entre opposition et majorité. Pour sûr, le grand perdant des consultations électorales est sans doute l’Adema-Pasj. Si les scrutins se déroulaient le parti de l’Abeille ne s’en sortirait jamais avec une suprématie représentative aussi conséquente que celle qu’il détient dans les collectivités sortantes. C’est une question de logique

 

Malaise  interminable dans la majorité

La cohésion au sein de la majorité présidentielle se porte de moins en moins bien, malgré les défis et remontrances émanant du président de la République en marge d’une certaine visite à Sikasso. A cause des dissonances, calculs d’intérêts et différences de tempérament la Cmp est à peine capable de se rendre utile à elle-même en tant qu’entité homogène encore moins au président de la République. C’est ainsi que le meeting anniversaire du pouvoir d’IBK a tourné court tout simplement parce que les tendances se tiraillaient entre un meeting et une conférence des cadres. Pour corriger les ratés de ce premier insuccès, un autre meeting s’est tenu et a également tourné court à cause des mêmes dysfonctionnements et disharmonies inhérentes au manque de cohésion. Il n’est dès lors pas étonnant que les composantes de la Cmp abordent la question électorale avec une cacophonie indescriptible que seul peuvent expliquer les calculs et incompatibilités d’intérêts politiques. Leur allure est telle que le Rpm commence même à récuser ses représentants à la Cmp.

 

Le ministre coupe les vivres aux   écoles privées

Le ministre Barthélemy Togo a mis le pied dans le plat. A la différence de son prédécesseur pour les examens, sa stratégie -les manœuvres vénales des écoles privées- a consisté à réduire considérablement le quota des orientations vers les établissements privés. Tant que le public peut les accueillir, la priorité lui a été accordée au détriment de la tendance du privé à transformer le Trésor public en vache laitière. Naturellement, les “grandes victimes” n’ont pas totalement baissé les bras et tentent de résister en suscitant les demandes d’orientation. Le ministère de Barthélémy ne succombe pas aux sirènes pour l’heure.

 

Les enfants de Kidal peuvent reprendre le chemin

Avec le retour de plus en plus effectif de la paix dans ville principale des rebelles -où l’armée et l’administration avaient été chassées en 2014- fini désormais l’oisiveté infantile. De sources concordantes, les  élèves pourront y reprendre le chemin de l’école dans une semaine environ. Il se pose néanmoins l’épineux problème de redéploiement du corps enseignant encore traumatisé et toujours hésitant à suivre la cadence. Pour l’heure, le choix d’enseigner est facultatif et ne concerne que les volontaires à Kidal où, les agents de l’Etat avaient été froidement abattus lors de la tentative de reconquête de la ville par le Pm Moussa Mara.

 

Hommage au défunt fils de Haïdara et rien pour les victimes  du Maouloud

La grande rencontre en mémoire de Ba Madani Haïdara, le défunt fils de Ousmane Chérif Madani, est un rendez-vous annuel que les adeptes du célèbre prêcheur ne ratent pour rien au monde. Le traditionnel conclave a lieu à partir de cette année avec des accents et couleurs particuliers favorisés notamment par la chaîne Chérifoula Tv qui diffuse en boucle le rappel de l’événement. Arraché à l’affection de l’illustre père à la fleur de l’âge, quoi de plus normal que le fils soit commémoré annuellement. Seulement voilà : la reconnaissance  serait plus  juste et équitable si elle associait la mémoire de la quarantaine de fidèles tués lors d’une certaine bousculade naguère occasionnée par leur convergence au Stade Modibo Keita dans le cadre du Maouloud de M. Haïdara. Enterrés et oubliés aussitôt ? Les pauvres !

 

 

Le ministre Bathily veut prendre un envol politique

Le ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières entend tirer le maximum de profit de la grande réputation dont il jouit depuis son entrée au gouvernement. Non satisfait d’organiser constamment des meeting clandestins à chaque grand événement national, Mohamed Ali Bathily est désormais déterminé à ratisser large dans une opinion nationale au sein de laquelle il passe à pour le Robin Des Bois. Il compte lancer son parti politique très prochainement dans le but sans doute de compter dans l’échiquier politique. Et si c’était pour conforter une longévité au gouvernement.

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