Focus : Transition II: gouvernement 6 femmes font leur entrée

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Sur un gouvernement de 28 membres, 06 sont des femmes. Chapeau ! Cependant, le nombre n’est pas important, c’est la qualité des femmes. Mariées ou célibataires peu importe; c’est la valeur intrinsèque, la probité morale de l’individu qui est le plus souvent demandé.

Notre société voit mal une femme célibataire âgée nommée ministre dans un gouvernement. Ici, les femmes ministres s’occupent de départements stratégiques (l’Éducation, la Fonction publique, la Promotion des femmes, Transports, Santé et Développement social). Des départements à risque là où les hommes ont échoué, les femmes peuvent difficilement réussir.

En négociations, les femmes sont nulles en stratégies. Des militaires aux ministères du Travail, des Transports, Éducation, Santé étaient encore mieux. Un gouvernement 100% militaire comme le Comité militaire de libération nationale(CMLN) que Choguel et l’homonyme d’Assimi Dembélé, proche du CMLN (Assimi Goïta) veulent ressusciter.

Transition II: gouvernement de crabe

Le gouvernement du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga était très attendu par le peuple malien. Mais hélas ! La déception a été trop grande. S’il fallait dépeindre cette déception, il faut reconnaître que le Premier ministre Maïga a par népotisme nommé ses courtisans et les frotte-manches du colonel Assimi Goïta, président de la transition.

Vingt-huit (28) ministres (ministres délégués pourquoi faire ?) à quelques encablures de la fin de la transition ? Il ne reste que neuf (09) petits mois pour tirer le bilan. Ce gouvernement pléthorique, avec des ministres délégués, est une fuite de responsabilité du Premier ministre Choguel Kokala Maïga. Ça sent le népotisme.

Primature: Choguel et ses conseillers spéciaux

Pour une transition de dix-huit (18) mois, chaque président d’Institutions tend à placer ses protégés. Ceux qui n’ont pas pu être nommés ministres ont reçu le grade de conseillers spéciaux. C’est ainsi que l’ancien Secrétaire généra de l’Union nationale des jeunes du Mali (UNJM), Oumar Kanouté (UDPM) et son adjoint Choguel Kokala Maïga sont comme enveloppe et timbre en matière de promotion  administrative.

Quant à notre confrère, Abdoulaye Koné, et deux (02) camarades de lutte: Souleymane Koné et Yachim Maïga (1980), on peut leur accorder un sursis. Kanouté-Koné- Maiga-Koné. On dit chez nous: «Dans une vraie bataille, il faut un Koné et un Maïga prophète». Maintenant que le Premier ministre Choguel K. Maïga est entouré de ces grosses pointures de notre société, la bataille peut  commencer.

 Louis Faidherbe, gouverneur du Sénégal a dit au Fouta:

«Parmi les populations indigènes que nous avons eu à coloniser, il y a une ethnie qui n’acceptera jamais notre domination. Et il se trouve que cette ethnie est très repandue sur notre espace de colonisation. Il est urgent et impératif pour notre présence en Afrique de réussir à les diviser et leur opposer les autres ethnies moins rebelles. Car, le jour où les Peulhs se regrouperont ils peuvent balayer sur leur passage toutes les forces coloniales. Nos gouverneurs doivent considérer cette action comme étant un devoir national».

 Pourquoi les coups d’État sont-ils si nombreux en Afrique ?

Entre 1958 et 2021, il y a eu il y a eu quatre-vingt-cinq (85) coups d’État en Afrique. Le premier putsch en Afrique de l’Ouest a eu lieu au Togo, en 1963. La distinction entre putsch prise de pouvoir par un militaire et coup d’État qui peut aussi être le fait d’un civil soutenu par l’armée est quasi superflue en Afrique de l’Ouest.

Les trois (03) coups d’État au Mali: 2012- 2020- 2021 émanent de civils soutenus par l’armée. La classe politique malienne, appuyée par la société civile, a toujours soutenu l’armée. Ces coups d’État ont toujours profité à des politiciens égarés.

 

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