Concertations Nationales : La Commission à pied d’œuvre

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La commission Nationale d’Organisation des Concertations Nationales a tenu le samedi 17 novembre à la Maison de la presse une conférence de presse afin d’éclairer la lanterne des hommes de media sur les différentes zones d’ombres existant sur la question. Le président de cette commission, Oumar KANOUTE, a tenu à rassurer que cette conférence n’était nullement une réplique à celle tenue il ya quelques semaines par le FDR, sur le même sujet.  

À en croire le conférencier, l’objectif général de ces concertations est d’abord de doter notre pays d’organes capables de conduire le recouvrement de l’intégrité du territoire national ensuite d’assurer le retour et le fonctionnement régulier de  l’administration publique dans les régions qui étaient sous occupation et enfin d’organiser des élections démocratiques, transparentes et crédibles sur l’ensemble du territoire.

S’agissant des objectifs spécifiques, le président de la commission, évoquera aux hommes de média qu’une feuille de route sera convenu pour la période de la transition qui va fixer entre autres les modalités d’organisation et de fonctionnement de la transition, le délai et le chronogramme de la transition, les tâches opérationnelles à accomplir par les différents organes de la transition, les voies et moyens de la libération des zones occupées, le choix d’un fichier électoral etc.

Cependant, parlant de la réussite des assises sans certaines mouvements politiques, M. Kanouté a vite rassuré que sur ce point, il n’ya point à s’inquiéter. Il estime plutôt que la réussite de ses assises dépend de la ferme volonté de tous les maliens à relever les défis qui s’imposent à nous.  Pour cela, il les a invité tous à s’unir dernière la commission pour que le pays puisse retrouver vite toutes ses sensations d’antan.

Pour rappel, c’est le Fdr qui a clairement fait savoir son intention de ne pas prendre part aux assises nationales. Car, selon ses leaders, le bureau de cette commission est composé essentiellement des proches du premier ministre, Modibo Diarra, et de quelques éléments de l’ex junte (Cnrdre).

Faut-il le rappeler que les concertations Nationales, qui pointent le nez vont coûter à notre budget la somme de 78 millions de nos francs.

Lassina NIANGALY

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2 COMMENTAIRES

  1. LES MALIENS DOIVENT DÉPASSER LEURS ÉGOS, S’OUVRIR ET PRENDRE DE LA HAUTEUR POUR SE CONCERTER, DÉFINIR LE FUTUR SOUHAITÉ, NÉGOCIER ET S’ENTENDRE LIBREMENT SUR CE QU’ILS VEULENT DEVENIR

    Bonjour,
    Merci pour les nombreux internautes et Maliens qui échangent sur le devenir du Mali. Certains pensent que le fédéralisme sera imposé aux Maliens par des organisations et des pays étrangers.

    La bonne gouvernance passe par l’unité du commandement mais aussi par la fixation de règles claires entre commandements pouvant être différents, à condition que les parties prenantes s’y conforment.

    Ce dernier cas est semblable à celui qui est nécessaire pour l’élan harmonisé entre les différents contingents qui composeront la force de la CEDEAO/UA/ONU qui sera utilisée pour la restauration de l’intégrité territoriale du Mali.

    Donc, une parfaite harmonisation entre les différentes parties prenantes est nécessaire pour atteindre, sans surprise, un objectif.

    Comme pour la négociation qui exige qu’on sache qu’est ce qu’on doit négocier, avec qui et pourquoi en ayant défini au préalable des principes, conditions et des règles à respecter, d’où la proposition que j’ai faites d’un guide et d’une plateforme de concertations nationales, de négociation pour une sortie durable de la crise.

    Les propositions que font les Maliens ont pour but de retrouver leur souveraineté en s’entendant sur une solution consensuelle pour une sortie durable de la crise. Si les miennes coïncident avec celles de beaucoup de Maliens (politiciens ou membres de la société civile), tant mieux, c’est cela qu’on cherche.

    Mais s’étonner, comme certains le sont, qu’il y ait identité de vues avec des pays ou des organismes étrangers est surprenant.

    Chacun a sa façon de voir, ce qui n’empêche pas des points de vue identiques.

    Au contraire, nous devons apprécier le fait que plusieurs pays s’accordent, aujourd’hui, sur l’intérêt de la négociation pour éviter les méfaits et les effets collatéraux d’une guerre.

    Contrairement à ce que disent certains, je ne pense pas que tout soit déjà ficelé par l’ONU ou par certains pays.

    C’EST AUX MALIENS DE DÉFINIR LE FUTUR QU’ILS SOUHAITENT ET DE TRAVAILLER ENSEMBLE EN FIXANT DES PRINCIPES ET DES CONDITIONS A RESPECTER POUR Y PARVENIR.

    Le MNLA et Ansar Dine seront soumis à des principes (non impunité, respect des droits de l’homme, refus du terrorisme, coexistence pacifique) et des conditions (dépôt des armes, indivisibilité du Mali et laïcité) fixés par les Maliens d’un commun accord et non par des étrangers, comme certains le pensent.

    La condition d’indivisibilité est contraire au concept de fédéralisme. De ce fait, si ailleurs certains veulent imposer ce dernier, c’est aux Maliens de s’y opposer.

    C’est aux Maliens de s’entendre pour bâtir un Mali nouveau répondant à leurs souhaits et aux conditions et principes qu’ils définiront.

    C’est pourquoi, les Maliens doivent s’entendre sur un guide et une plate-forme de concertations nationales et de négociation pour une sortie durable de la crise.

    D’où l’intérêt de ma proposition en ligne sous forme de lettre ouverte au Président du Mali, au gouvernement, à la commission nationale d’organisation des concertations nationales et à tous les Maliens, mais aussi au médiateur.

    Souhaitons que tous les Maliens dépassent leurs différences pour s’accorder sur ce qu’ils veulent devenir sans qu’on le leur impose d’ailleurs.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
    E-mail : [email protected]

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