2013 -2020 : 7 ans de pillage des ressources publiques : Qui protège (donc) le clan IBK ?

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De 2013 à 2020, sous la magistrature d’IBK, le Mali a assisté  à un  véritable pillage en règle des ressources de l’Etat. Entre  détournements,  surfacturations,  vols… le clan du Roi fainéant s’est livré  à toutes sortes de délinquances financières. Au lendemain de la chute de IBK, les maliens ont rêvé à un changement radical de la gouvernance du pays dont le socle allait être une lutte implacable contre la délinquance financière. Aujourd’hui entre d’enchantement et désespoir, le peuple Malien attend de voir les nouvelles Autorités enclenché  des  actions salvatrices  pour permettre  à l’Etat de recouvrer les milliards volés par le clan d’Ibrahim Boubacar Keïta, sa famille et ses affidés.        

Aussi, depuis le coup d’état d’août 2020, les Maliens attendent l’ouverture d’enquêtes sur certains dossiers de scandales financiers et autres détournements de deniers publics qui ont jalonné les 7 années du mandat d’Ibrahim Boubacar Keïta.

 Et les discours des Autorités de la Transition  dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance financière sont loin de se concrétiser en actes depuis le coup d’Etat du 18 août 2020 qui  a renversé le régime d’Ibrahim Boubacar Keïta. Pour preuve, de nombreux dossiers de scandales financiers et/ou de détournements de deniers publics sous le Régime défunt dorment dans les tiroirs. Et, au même moment, leurs auteurs ne sont nullement inquiétés. Alors l’opinion s’interroge : Assimi et les autorités actuelles ont-ils réellement l’intention d’engager des poursuites contre les délinquants financiers ? Ces mêmes autorités ont-elles la volonté d’ouvrir des dossiers sulfureux comme l’achat d’équipements militaires ou encore l’achat de l’avion présidentiel sous IBK ? Le président de la transition est-il décidé à assainir les finances de l’Etat ? Qui protège les auteurs des détournements qui ont fait perdre à l’Etat des milliards de francs CFA ?

En effet, de nombreux Maliens attendent impatiemment l’audit de la gestion de l’ancien Régime, à commencer par certaines Institutions de la République qui, 7 ans durant, ont été éclaboussées par de nombreux scandales. Cependant, les Auteurs des détournements de deniers publics (nullement inquiétés) se pavanent toujours dans les rues à l’intérieur et extérieur du pays. Curieusement depuis le coup d’Etat du 18 août 2020, aucun  d’entre eux n’a été inquiété.

 

Un sentiment d’impunité

 Le Premier ministre, Choguel K Maïga a, lors de la présentation du plan d’action du gouvernement 2021-2022,  a promis une « gouvernance de rupture et d’exemplarité », fondée sur la lutte contre la corruption et l’impunité. Cependant, les Maliens n’aperçoivent aucun signe pour conforter ces différents discours. D’où le scepticisme d’une opinion malienne qui ne croit plus aux discours tenus çà et là. D’ autant  plus, les structures et services attitrés dans la lutte la corruption, le détournement des derniers publics et le pillage des maigres ressources financières de l’Etat, à savoir le Bureau du Vérificateur Général (BVG), l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), la Cellule d’appui aux services de contrôle de l’Administration (CASCA), la Cellule nationale de traitement des informations financières et le Pôle économique et financier ont tous transmis des piles de dossiers aux Institutions de la République, aux Tribunaux et aux Instances judiciaires compétentes. Les Responsables de ces structures ont produit des Rapports déposés à la justice avec à l’appui des chefs d’accusations bien fournis.

Il s’agit notamment le scandale de l’achat de l’avion présidentiel avec la complicité du Corse Michel Tomi (ami d’IBK), l’achat d’équipements militaires à coût de milliards de francs CFA, ou encore la sulfureuse affaire dite des « blindés en carton » et la rénovation du palais de Koulouba, dont le marché a été attribué à un membre de l’ex famille présidentielle, … Outre ces scandales, il y ‘a aussi eu le bradage du patrimoine de l’Etat. Ainsi, plusieurs bâtiments publics ont été cédés à certains opérateurs économiques à des prix largement inférieurs à leur valeur. Ces’’ ventes ‘’ opérées dans des conditions opaques ont profité à des‘’ opérateurs économiques’’ véreux et à des prêtes noms connus.

La liste des immeubles bradés, leurs prix de cession et les adjudicateurs, tous des opérateurs bien connus, avait  défrayé la chronique, quelques jours avant la chute du Président IBK et de son régime.

En 2018, un Rapport canadien sur le traitement judiciaire des cas d’irrégularités financières précise que « près de la moitié des dossiers font l’objet d’un classement sans suite ; donc, pas de poursuites, faute d’infraction pénale ». Ce qui amène à un « niveau très bas de recouvrement de 6,5 % du montant total des irrégularités financières ». En clair, les Autorités maliennes n’auraient récupéré qu’environ 48 milliards de francs CFA (73,2 millions d’euros) sur les 741,5 milliards de francs CFA d’irrégularités financières constatées par le BVG entre 2005 et 2017.  On attend, en somme, plus de rigueur de la part des Autorités de la Transition dans le recouvrement des irrégularités financières.

A cela on peut  ajouter les  différents rapports du vérificateur général (2013 – 2019) qui révèlent tous d’importantes irrégularités dans la gestion des deniers publics, des détournements des deniers publics, à la surfacturation et autres pratiques corruptives… Grosso modo, ces rapports  ont révélé un trou de 153 milliards de FCFA de manque à gagner pour l’Etat malien engendré par une mauvaise gouvernance. Ce préjudice énorme à l’Etat se décompose comme suit : 80,21 milliards de FCFA dont 12,28 de fraude et 67,93 milliards de mauvaise gestion, au titre du rapport annuel 2013 et 72,97 milliards de FCFA dont 33,95 de fraude  et 39,02 milliards de FCFA de  mauvaise gestion, au titre du rapport annuel 2014.

Aussi, plusieurs milliards de FCFA sont détournés par an à cause de la corruption. C’est selon plusieurs Rapports dont celui du Bureau de Vérificateur Général qui élabore périodiquement un document de contrôle sur la gestion des deniers publics. Tous les secteurs sont infestés : santé, éducation, emploi, sécurité, justice, …

Aussi, le Mali sous IBK tournait au rythme de scandales financiers qui paralysent le fonctionnement de l’Administration, asphyxient l’économie et ternissent l’image du pays.  Les nouvelles Autorités doivent sans tergiverser lancer des poursuites contre les corrompus, nettoyer  en profondeur l’administration qui est minée par la corruption sans cela  la refondation annoncée ne sera qu’un leurre.  Alors Il ne doit pas y avoir de complaisance envers les auteurs de fraude ou de corruption, car cela fragilise la démocratie, le contrat social et le pacte républicain. Et il faut s’assurer que lorsqu’il y a détournement des deniers publics, il y a des contrôles, des audits… on envoie les dossiers à la justice et celle-ci a obligation de poursuivre. Car le souhait de la majeure partie du Peuple est le retour à la justice sociale et la lutte contre l’impunité. Donc, il est temps d’entamer des procédures judiciaires contre toutes les personnes physiques accusé de corruption, de détournement des biens ou des fonds publics. Il est temps de passer de la parole aux actes

Mémé Sanogo

 

Commentaires via Facebook :

11 COMMENTAIRES

  1. L’enfant MAUDIT de Sebenikoro MALANKOLON DEN Boua le ventru IBK va payer de ses crimes economiques et de sang tot ou tard “don ka dian nka sebali te”.

  2.  Les aigris périront de déception – Vive SE El Hadj IBK, l’auguste béni !
     En voilà le patriote qui a fait mieux et plus que n’importe quel Malien.
     Ce sont les aigris qui, au lieu d’apporter la moindre preuve de leurs sottes allégations à la justice, tuent la patrie en ne faisant qu’épiloguer, comme Mémé SANOGO l’idiote.
     Les vrais ennemis du Mali, ce sont ceux qui ont incité les voyous à casser nos édifices publics.
     Les pires ennemis du Mali, ce sont ceux qui ont poussé IBK, le plus digne et proactif de tous les Maliens à quitter le navire.
     Maintenant, nous voici sans pilote ni destination aucune, sous les boniments stériles des diffamateurs aigris sans aucune vergogne également, comme l’auteur du présent article.
     Dommage !
     Vive IBK, le patriote ultra utile sans aucune commune mesure !
     Quand on est digne, on daigne d’être positif, point d’être comme Mémé la sorcière !

  3.  Vive SE El Hadj IBK, l’auguste béni !
     En voilà le patriote qui a fait mieux et plus que n’importe quel Malien.
     Ce sont les aigris qui, au lieu d’apporter la moindre preuve de leurs sottes allégations à la justice, tuent la patrie en ne faisant qu’épiloguer, comme Mémé SANOGO l’idiote.
     Les vrais ennemis du Mali, ce sont ceux qui ont incité les voyous à casser nos édifices publics.
     Les pires ennemis du Mali, ce sont ceux qui ont poussé IBK, le plus digne et proactif de tous les Maliens à quitter le navire.
     Maintenant, nous voici sans pilote ni destination aucune, sous les boniments stériles des diffamateurs aigris sans aucune vergogne également, comme l’auteur du présent article.
     Dommage !
     Vive IBK, le patriote ultra utile sans aucune commune mesure !
     Quand on digne, on daigne être positif, point être comme Mémé la sorcière !

  4.  Vive SE El Hadj IBK, l’auguste béni !
     En voilà le patriote qui a fait mieux et plus que n’importe quel Malien.
     Ce sont les aigris qui, au lieu d’apporter la moindre preuve de leurs sottes allégations à la justice, tuent la patrie en ne faisant qu’épiloguer, comme Mémé SANOGO l’idiote.
     Les vrais ennemis du Mali, ce sont ceux qui ont incité les voyous à casser nos édifices publics.
     Les pires ennemis du Mali, ce sont ceux qui ont poussé IBK, le plus digne et proactif de tous les Maliens à quitter le navire.
     Maintenant, nous voici sans pilote ni destination aucune, sous les boniments stériles des diffamateurs aigris sans aucune vergogne également, comme l’auteur du présent article.
     Dommage !
     Vive IBK, le patriote ultra utile sans aucune commune mesure !

  5. Personne ne protège le clan IBK, n’oubliez pas que ce clan mangeait avec ses deux mains et à outrance, les membres ont eu le temps de s’imbiber fortement des ressources du contribuable honnête malien, les autorités de cette période ont fait en sorte que même en absence du régime, les bandits continuent de se sucrer. N’oublions pas aussi que ceux qui ont fait partir IBK faisant partie du clan sont toujours au pouvoir aujourd’hui d’une manière ou d’une autre. Le clan n’a rien fait pour le Mali, il s’est seulement sucré et très fortement, c’est d’ailleurs pourquoi notre armée est en lambeau et en totale décrépitude. Nous ne sommes pas dans un pays, mais dans un clan depuis toujours et lorsqu’un clan arrive au pouvoir, il s’accapare de toutes les ressources du pays, personne n’empêche personne de puiser dans le denier public, tous les membres du clan se servent copieusement en oubliant totalement le peuple, cela depuis la nuit des temps. Depuis l’indépendance jusqu’à nos jours se sont des clans qui se sont succédés au pouvoir et voilà pourquoi la mayonnaise qui consiste à aller vers un pays n’a jamais pu prendre sa consistance. Mais aujourd’hui, nous sommes arrivés à la fin d’une situation de désordre qui nous impose l’ordre qu’il faut pour mettre en route obligatoirement les prémices d’un vrai pays. La bataille sera âpre et difficile, nous ne nous en doutions point, le sort de ce pays est triste, très triste, lugubre et nébuleux, c’est dommage. Pour bâtir ce pays, il faut sortir celui-ci de son clanisme habituel en lui insufflant l’esprit d’un véritable pays,mais dommage de constater que le régime actuel ne soit pas doté de cette capacité de refondation d’un clan à un pays.

  6. Meme je suis tout a fait d’accord avec toi, ouvrons les dossiers entamons les procedures judiciaires, sinon les memes voleurs sont en train d’acheter les elections presidentielles prochaines avec le support de Boua le ventru IBK afin que son fils de voleur KK puisse revenir au Mali pour continuer a voler!

    • Toi tu es ne retard! Ils ont déjà investit dans la LOCATION DE PARTIS (les YELEMA…et les ADEMA .. il y en a qui auraient soumis leur devis de campagne de soutien pour quelque milliards CFA …il y en a qui aurait pris une avance de quelque dizaines des millions etc..) . Les premières actions des ces partis loués c’est donc de commencer crier très fort pour le maintien de la date de l’élection en février 2022 …afin de mieux donner la chance a leurs bailleurs de gagner l’élection et accéder au pouvoir par CAFOUILLAGE ( dans l’insecurite, dans la précarité populaire, dans le manque de préparation logistique et technique, pour finir avec taux de participation inévitable de 20 a 30 %). Je rappelle que pour les milliardaires qui veulent acheter l’élection, le taux de participation bas d’entre 10 et 20% est optimal car ça correspondrait a leur capacité et pouvoir d’achat massif des consciences! Ils croient reellement que les électeurs maliens sont comme des troupeaux du marché de bétails…plus l’on a l’argent plus on a de gros bœufs ( des votes en gros ….de groupements sociaux … )

      • Que vaut l’ADEMA au Mali d’aujourd’hui ou le Yelema de Moussa Joseph? Rien que des apatrides, voleurs et menteurs!

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