Mali : les acteurs de la société civile outillés par l’Oclei sur le cadre juridique national et international de lutte contre la corruption

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Dans le cadre de la journée africaine de lutte contre la corruption, célébrée le 11 juillet de chaque année, l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (Oclei) a organisé, le mardi 19 juillet, un atelier de formation à l’intention des acteurs de la société civile malienne. C’était sous l’égide de son président, Moumouni Guindo.

Placé sous le thème : « Sensibilisation des acteurs des organisations de la société civile sur le cadre juridique national et international de lutte contre la corruption », l’objectif du présent atelier est d’aider les organisations de la société civile à mieux connaître les textes nationaux et internationaux en matière de la lutte contre la corruption et la délinquance financière. Autrement dit, il s’agit de renforcer les capacités des acteurs de la société civile afin qu’ils puissent accompagner les structures de contrôle dans la lutte contre le phénomène.

La société civile accorde une importance capitale à la lutte contre la corruption, a souligné la secrétaire générale du Conseil national de la société civile (OSC). Barry Aminata Touré a salué les efforts déployés par l’Etat à travers l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (Oclei) et les autres structures de contrôle. Toutefois, elle a plaidé pour le renforcement des dispositifs de contrôle existant en matière de lutte contre la corruption et la délinquance financière et la violation des droits humains. Cela afin que la société civile puisse jouer son rôle en tant qu’acteur du changement.

Il faut des jugements

De son côté, le président de l’Oclei a indiqué que le présent atelier vise à aider les acteurs de la société civile à mieux connaître le cadre juridique national et international de lutte contre la corruption. Conscient du poids et du rôle de la société civile, Moumouni Guindo a affirmé que la société civile est vivement attendue pour s’impliquer davantage dans la lutte contre la corruption.

« Elle rendrait la lutte encore plus effective et plus active par des actions de lobbying auprès des autorités publiques, des réclamations et des demandes d’information sur le traitement judiciaire des dossiers de délinquance financière, l’exploitation des rapports des structures de contrôle (…) », a-t-il expliqué.

« Il ne sert à rien que les structures de contrôle produisent des rapports qui n’ont pas d’aboutissement au niveau de la justice », s’agace-t-il, laissant ainsi transparaître toute sa déception.  C’est dans ce cadre que le président de l’Oclei a invité les acteurs de la société civile à s’impliquer afin qu’il ait des jugements. « Qu’il ait des condamnations ou pas il faut qu’il ait des jugements », a-t- expliqué.

Célébrée le 11 juillet de chaque année depuis 2017, la journée africaine de lutte contre la corruption est l’occasion pour les africains de faire un regard rétrospectif sur la lutte contre la corruption dans leurs communautés afin de voir ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas et ce qui reste à essayer. Le thème de cette 6e édition est : « Mécanismes et stratégies de gestion des fonds Covid-19».

Abdrahamane SISSOKO/Maliweb.net

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