Crises et scandales répétés au Mali : IBK doit se remettre en cause

01 Fév 2016 - 00:02
Mis à jour: 11 ans
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Crises et scandales répétés au Mali : IBK doit se remettre en cause
Interview (presque) imaginaire : IBK : « Karim Keïta n’a pas d’avion ; mais s’il a les moyens de s’en procurer, pourquoi pas ? »
Après deux ans de gestion du pouvoir caractérisés par une longue traversée de désert pour le peuple malien (insécurité ambiante, corruption à ciel ouvert par des détournements de tout genre), le Mali vient de connaitre le plus grand affront de son histoire. Il s’agit de la suspension de son droit de vote à l’Organisation des Nations-Unies. Le 1er responsable du pays tient-il réellement le gouvernail ? Assurément non, contrairement à ce qu’il a fait toujours croire.  L’image du pays est encore ternie. Cette fois-ci, l’eau a débordé le vase. Un coup de massue sur la tête de tout bon Malien qui a appris la nouvelle de la suspension du droit de vote du Mali à l’Onu. Cette fois ci, ce n’est point un « plan machiavélique » ourdi par l’opposition comme aime le dire les gouvernants et leurs laudateurs. Si c’était l’opposition, on aurait entendu encore que ce sont des aigris sociaux, des égoïstes ou des mécontents qui ne cherchent qu’à ternir l’image du pouvoir. Cette chanson a été mainte fois entendue par ceux-là qui n’aiment  le pouvoir que pour les strapontins qu’ils gagnent. Cela nous fait encore penser au dicton fétiche de feu Monseigneur Luc Sangaré (paix à son âme) : « si ton ami ne peux pas te dire la vérité, paye ton ennemi quoi qu’advienne pour qu’il te la dise ». Les alliés du pouvoir n’ont jamais manqué de contre attaquer l’opposition à chaque fois que celle-ci émettait des critiques objectives à l’endroit du régime IBK. Dans l’affaire de l’avion présidentielle, des équipements militaires, de l’engrais frelaté, des tracteurs…, nos  dirigeants politiques, en complot contre le peuple, ont toujours tenté de cacher la vérité, en défendant l’indéfendable. Que vont dire encore les alliés d’un pouvoir qui ne cessent d’être trimbalés et humiliés ? Aujourd’hui, le glas est sonné. On est en droit de se demander si ce ne sont pas des alliés d’intérêts sur le dos du peuple ? «Quand on est trahi par les siens, il n’y a rien à dire », aimait dire l’ex président Moussa Traoré. Les alliés d’IBK sont-ils sincères avec lui ? IBK trahi par ses alliés ? Depuis l’arrivée d’IBK au pouvoir, l’on assiste stupéfait à la transformation du Mali en « Etat bananière ».  La crise couve partout. Pour la première fois dans l’histoire du Mali, le pays fut suspendu par les institutions internationales. C’est sous IBK que l’ORTM, pour la première fois, entame deux fois de suite une grève. D’autres crises non moins importantes sont latentes. Il s’agit de la situation actuelle dans le monde de football malien. Là encore, le Mali risque gros. Allons-nous donner raison à Laurent Bigot ? « Au Mali, Il y a une faillite morale généralisée des élites, les Maliens n’ont aucun horizon et sont accaparés par la survie quotidienne». L’évidence est que le capitaine qui jure avoir des grandes oreilles pour entendre n’est en faite au courant de rien. Chacun de ses alliés à son propre agenda. Ceci est une évidence. L’heure est venue pour lui d’écouter l’ensemble de la classe politique malienne. Ses prédécesseurs l’ont fait et ont ainsi évité au « bateau Mali » de chavirer. Le président Konaré a initié le pacte républicain après plusieurs crises et ATT a opté pour le consensus. Aujourd’hui, l’opposition demande un débat national où l’ensemble des acteurs se mettront à table pour une prise en compte des problèmes qui continuent à assaillir le pays. Fakara Faïnké

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Commentaires (93)

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L'éclaireur
L'éclaireur 11 ans
Le président a bien conscience de la situation actuelle de notre pays. C’est d’ailleurs pour cela dès sa prise de pouvoir, il s’est attelé à redonner confiance aux citoyens Maliens que nous sommes en concluant un accord de paix et de réconciliation nationale. Certes, cet accord tarde a rentré dans sa phase active, mais il est une issue indubitable pour le renouveau de notre chère patrie. J’appelle toutes les parties signataires de cet accord et le peuple à œuvrer pour la mise en oeuvre parfaite de cet accord. VIVE LA PAIX ! VIVE LE MALI !
Kankou Moussa
Kankou Moussa 11 ans
A mon avis, le Mali revient d’une crise militaro-politique qui a fragilisé le tissu social. Pour recoudre ce tissu social, il faut de la part de tout un chacun une volonté ferme car on ne peut avoir la paix et la réconciliation que si nous nous donnions les moyens pour y parvenir. Et cela réside dans note état d’esprit et l’acceptation de l’autre tel qu’il est sans distinction de race et d’ethnie.
La vitrine
La vitrine 11 ans
Moi, je pense que l’arrivée du président IBK au pouvoir a été très important pour notre pays car il vivait une crise qui l’a plongé dans le gouffre. Mais grâce à son dynamisme et son dévouement a relevé le pays, il a donné de l’espoir au peuple avec la signature d’un accord de paix. Certes, cet accord peine a rentré dans sa phase de mise en oeuvre, mais force est de reconnaître qu’il est un moyen de restaurer la paix et la réconciliation nationale. Par conséquent, il faut les encouragements et le soutien de tous pour que nous consolidions les acquis et avancions dans sa mise en oeuvre effective. Que les opposants véreux laissent leurs intérêts mesquins au profit de l’intérêt du Mali. Car le Mali est notre bien commun donc nous avons intérêt à ce qui sombre davantage.
Chatou
Chatou 11 ans
Le Mali n'est pas en ce moment un pays où un président peut écouter ses opposants. On écoute des personnes qui peuvent te donner des conseils dans le but de te voir réussir. Mais lorsque tu es en face des personnes qui ne pensent qu'à leurs petites personnes,mieux vaut les laisser et faire son travail.
N'Golo de Ségou
N'Golo de Ségou 11 ans
Contrairement à d’autres opinions avancées concernant la gestion d’IBK , je pense qu’elle est bonne. Certes, beaucoup d’efforts ont été consenti pour le retour de la paix et de la sécurité, mais de nombreux défis nous attendent notamment l’application intégrale de l’accord d’Alger. Et, j’ai foi car les parties signataires ont toujours montré leur bonne volonté pour son application. Je souhaiterais que l’opposition emboîte les pas du président pour une sortie de crise réussie au lieu de toujours s’attaquer à la personne du chef d’Etat. QUE 2016 SOIT POUR NOTRE PAYS, L’ANNEE DU RETOUR DE LA PAIX DEFINITIVE !
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