Grande marche de l’opposition : Ils ont réussi !

24 Mai 2016 - 00:14
Mis à jour: 10 ans
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Grande marche de l’opposition : Ils ont réussi !
Bamako : De milliers de manifestants dans la rue pour dire "non à la mauvaise gouvernance"
Si la première (l’opposition) a réussi la grande mobilisation prouvant ainsi sa légitimité populaire et la synergie d’avec la masse populaire, voire la société civile, le second (le régime politique en place) a évité le piège et le chaos annoncé, non seulement en autorisant la manifestation mais aussi, en l’accompagnant. A chacun son mérite ! Reste maintenant aux deux entités à tirer les enseignements d’une journée. Mais quels enseignements ?  Ils étaient de tous les âges et même de toutes les générations. Et surtout, ils étaient engagés ! Cependant, à y regarder de très près, ces manifestants (une dizaine de milliers) n’avaient visiblement pas les mêmes préoccupations. Seule la marche les liait entre eux, non les motivations et convictions ! En clair, chacun voulait exprimer un sentiment, une colère, une désapprobation, une déception, bref un message à un régime politique hélas sourd aux appels, et enfermé dans sa tour d’ivoire. Les organisateurs de l’événement ont ainsi eu le mérite, de leur en offrir le cadre. Le mérite ? Peut-être, mais surtout la clairvoyance.  Ils ont véritablement fait d’une pierre deux coups en s’appropriant les préoccupations d’une écrasante majorité (d’où la forte mobilisation) et en imposant le respect de l’adversaire politique d’en face et aux yeux des opinions nationale et internationale. Pour autant, la mobilisation n’est pas une fin en soi. Sa lecture est susceptible d’être biaisée. Les organisateurs seraient, en effet très mal inspirés en assimilant de facto ces manifestants d’avec avec les militants. Se focaliser sur cette mobilisation pour asseoir sa religion serait certainement l’erreur. Il s’agit d’une mobilisation physiquement réelle mais politiquement suggestive et volatile; une masse beaucoup plus soucieuse d’exprimer son ras-le-bol que véritablement consciente des enjeux politiques. La foule était plutôt cosmopolite, disparate certes susceptible d’être mobilisée à la faveur d’un scrutin, mais tout autant instable et indécise en matière électorale. Comment donc reconvertir cette masse populaire en militants convaincus et engagés ? C’est le défi qui se pose désormais à l’opposition. Un défi qu’IBK n’a pu relever. Il est évident qu’une grande partie de ces manifestants d’aujourd’hui a bien voté pour lui. Mais la déception aidant… En somme, si IBK a estimé, en son temps  que c’est l’ensemble des Maliens et non son parti qui l’a élu, il doit déduire à partir de cet instant qu’une frange important de son électorat vient de le lâcher. Pour autant, elle n’a pas encore rejoint l’autre camp. Mais au rythme où vont les choses, elle se décidera certainement avec, bien sûr, un petit coup de pouce des détracteurs. Le parti majoritaire, quant à lui, englué dans des querelles internes doit bien admettre qu’il est dépassée et en total déphasage avec la réalité sociopolitique du pays. Il est en effet bien seul. Et rares seront éventuellement les autres partis de la mouvance présidentielle qui se mouilleront pour lui. Ceux-ci lui reprochent d’ailleurs de les affaiblir en puisant régulièrement dans leurs rangs. Cette mouvance doit surtout tuer en elle la tentation d’organiser une marche de soutien au régime politique ou au président de la République. En tout cas, si elle a souvenance des conséquences désastreuses  de la contremarche de l’UDPM (ex-parti unique sous Moussa Traoré) le 30 décembre 1990 en réponse à celle du mouvement démocratique majoritairement composée au moment des faits, de la société civile (syndicats) et des associations politiques à l’image du CNID, de l’ADEMA, de l’ADIDE, entre autres (un scénario presque identique aujourd’hui). Cette contremarche fut alors assimilée à une défiance et un mépris à l’endroit de  la véritable majorité. Et les événements s’accélèrent. Le régime chuta moins de trois mois plus tard. La tentation de la contremarche existe véritablement dans le camp de la mouvance présidentielle au regard de ces tentatives de sabotage de la manifestation de l’opposition. Des responsables du parti ont en effet mené une campagne de démobilisation. Mais visiblement sans succès. Le véritable mérite de cette journée (21 mai) doit revenir, certes aux organisateurs (ils ont insisté sur le caractère non-violent et non-provocateur de la manifestation), mais aussi et surtout, aux éléments des forces de l’ordre qui se sont, de manière générale, bien comportés. Il faut dire que le risque de dérapage était réel. Mais chacun a visiblement joué sa partition. En définitive, avec le recul et après-coup, l’on se pose légitimement ces questions : et après ? Qu’adviendra-t-il maintenant ? B.S. Diarra

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Commentaires (92)

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LA TORPILLE
LA TORPILLE 10 ans
Quel honneur j’aurai eu à marcher derrière quelqu’un qui dit dénoncer des tares pendant que lui-même est soupçonné de détournement de fonds destinées à offrir de l’eau à des populations. Il faut que l’opposition lave sa tête d’abord avant toute activité. “Monsieur propre soumi” est souillé.
LE REALISTE
LE REALISTE 10 ans
Le réalisme et l’objectivité n’existe pas chez l’opposition malienne car à y voir de près et sous un angle purement réaliste, les choses ne semblent pas être gâtées au point d’en arriver à un tel déluge. Sinon un président dont les efforts dans le sens de l’équipement de l’armée qui est d’une importance capitale aujourd’hui du fait du terrorisme; un président dont les progrès économiques sont salués par le FMI… qui est fustigé de part et d’autres par cette opposition. On ne peut donc déduire qu’elle est dans une logique de “fanatisme politique aveugle” et donc ces personnes ne tiennent pas compte des actions. Elles font les critiques parce qu’il faut les faire. Un point c’est tout!
LE MERVEILLEUX IBK
LE MERVEILLEUX IBK 10 ans
Ces opposants n’ont jamais aimé ce pays. Ce ne sont que des hypocrites qui ne veulent que voir ce pays brûler. Comment comprendre qu’un président qui a relevé l’économie; un président qui a plus équipé l’armée que nul autre; un président avec qui les services de douanes ont fait plus de prouesses que jamais avec un pays en crise et on trouve qu’il est “incompétent” pour des simples velléités. Ils peuvent bien monter leurs plans diaboliques mais ils trouveront la riposte en face d’eux!
L\'ENIGMATIQUE
L\'ENIGMATIQUE 10 ans
Il faut que soumaila cissé fasse attention à ne pas vite finir les 27 milliards qu’il a empoché à l’UEMOA car c’est couteux d’acheter les consciences de 3000 personnes avec 2000frs et un T-shirt plus le transport des sotrama et aussi les pourboires des mobilisateurs qui n’ont pas manqué de faire de fausses déclarations sur le nombre de personnes qu’ils ont pu soudoyées. Tout ça pour se donner de l’importance. Mais l’invective dans laquelle il se lance ne payera pas et la sanction sera encore plus dure que celles de 2013. Rendez-vous dans les urnes car les actions de déstabilisation qu’ils ont en projet ne porteront pas de fruits.
L\'OEIL DE BAMAKO
L\'OEIL DE BAMAKO 10 ans
Il faut vraiment que le peuple Malien se réveille et évite de se faire manipuler par ses opposants véreux. Des personnes qui ont été à la base de l’échec de notre pays a plusieurs niveaux et qui veulent se faire passer pour de bons samaritains aujourd’hui en montrant du mauvais doigt les actions du président de la république. Les membres de l’opposition sont pour la plupart des personnes qui ont occupées des postes stratégiques à la tête du Mali ou l’on représenté à l’extérieur sans apporter des retombées positifs et ce sont eux aujourd’hui qui estiment que le président IBK a échoué ou est à la base de certaines situations pendant qu’eux-mêmes en connaissent les sources. C’est ce que je qualifierai de mauvaise foi de ces derniers.
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