Mali : le RPM s’oppose à la dissolution de l’Assemblée nationale et approuve les recommandations de la Cédéao

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Le Rassemblement pour le Mali (RPM), le parti présidentiel, dans un mémorandum daté du 25 juillet, dit approuver les recommandations des chefs d’Etat de la Cédéao et s’oppose à toute idée de dissolution de l’Assemblée nationale.
Le  Rassemblement pour le Mali (RPM) rejette la dissolution de l’Assemblée nationale. Le parti présidentiel l’a fait savoir à travers un mémorandum daté du 25 juillet envoyé au président de la République qui n’a cependant été publié que ce vendredi 7 août.
Les Tisserands soupçonnent  le Mouvement du 5 juin- Rassemblement des Forces patriotiques (M5-RFP) de vouloir mettre en place une constituante à l’Assemblée nationale, position qu’ils ont défendue et perdue au Dialogue national inclusif.
Le parti présidentiel craint que la tentative de dissolution de l’Assemblée nationale ne soit une manière détournée pour le M5-RFP de reconquérir une légitimité auprès du peuple et de déstabiliser le pouvoir par l’accaparement de l’Assemblée nationale, à travers une constituante et l’organisation d’une conférence nationale dont les résolutions vont s’imposer au président de la République, par l’écourtement du mandat et la révision constitutionnelle pour y insérer des dispositions renforçant la «charia» et l’Etat islamique.
Le RPM dit soutenir la mise en œuvre des recommandations de la Cédéao. En effet, les chefs d’Etat de l’organisation sous-régionale, lors du sommet extraordinaire du lundi 27 juillet, avaient demandé un réexamen des résultats des circonscriptions électorales contestées lors du 2e tour des élections législatives où 30 sièges de députés élus à l’Assemblée nationale sont concernés.
En termes clairs, les Tisserands réclament la tenue des élections partielles dans les circonscriptions électorales de Kati, Sikasso, Bougouni, Koro et les Communes I, V et VI du district de Bamako.
Pour terminer, tout en exprimant son soutien indéfectible au président de la République, le RPM s’oppose au choix du Premier ministre dans les rangs de l’opposition. Une façon pour le Rpm de revendiquer la Primature.
Abdrahamane SISSOKO

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1 commentaire

  1. RPM a perdu son légitimité dans son pays, législatives de 2020 54 députés élus RPM sur 147 députés à l’Assemblée nationale même ça il y a de doute .

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