Opérations de maintien de la paix : La protection des civils doit être une mesure d’adaptation aux contextes actuels

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Le général de brigade Cheick Fanta Mady Dembélé, directeur général de l’École de maintien de la paix Me Alioune Blondin Beye, a présidé, vendredi dernier, la cérémonie de clôture de l’atelier de haut niveau sur la protection des civils, organisé par sa structure en partenariat avec l’ambassade du Canada au Mali.

Durant trois jours, les participants venus de divers horizons ont échangé sur les options pour assurer une protection plus efficace des civils, en tenant compte des défis et des contextes spécifiques. Ils ont abordé l’état des lieux de la protection des civils, les questions de coordination, l’optimisation de l’efficacité des outils de protection et l’adaptation des mesures de protection dans des contextes d’extrémisme violent.

Selon le coordinateur de l’atelier, Paterne Aimé Petipe, cette rencontre de haut niveau marque un nouveau pas dans la stratégie de l’École de maintien de la paix pour le renforcement des capacités des acteurs de la paix, ainsi que son agenda en matière de protection des civils. Mais, selon lui, c’est aussi une avancée dans l’approche de renforcement des capacités, fondée sur le partage d’expériences, des leçons apprises et des bonnes pratiques.

«Si la protection des civils reste un mandat difficile à mettre en œuvre, elle est bien révolue l’époque des hésitations des années 1990, lorsqu’on se demandait si protéger les civils fait partie du mandat des acteurs sur un théâtre de conflit », a précisé le coordinateur de l’atelier, avant d’ajouter que la diversité des acteurs présents à cette rencontre a permis de clarifier le rôle de chacun tout en s’accordant sur le fait que protéger les civils ne signifie pas exactement la même chose pour tous.

D’où l’importance pour lui, de la collaboration et de la coopération dans le respect de l’espace de travail nécessaire à l’efficacité de chaque acteur. Paterne Aimé Petipe a invité l’ensemble des participants à travailler en coordination, dans la compréhension mutuelle des mandats respectifs, à adapter les outils au contexte et à chercher le moyen d’impliquer tous les acteurs.

Le directeur général de l’École de maintien de la paix abondera dans le même sens. Pour le général de brigade Cheick Fanta Mady Dembélé, le but de l’exercice était de passer en revue les succès et les défis de la protection des civils, 20 ans après l’adoption de la 1ère résolution du Conseil de sécurité portant sur la protection des civils. «Nous savons déjà que les différentes présentations et les débats ont permis de donner le maximum d’informations aux différents participants pour qu’ils soient des relais sûrs auprès de leurs hiérarchies», a-t-il indiqué. Rappelant que ce séminaire est l’aboutissement d’un long processus, il soulignera que l’École de maintien de la paix est un centre de formation à des savoir-faire clés dans le domaine de la paix et de la sécurité. Selon le général Dembélé, les contributions des participants permettront à l’École non seulement de mettre à jour ses matériels pédagogiques avec plus de cas d’études, mais aussi d’enrichir les savoirs des forces de défense et de sécurité. D’après lui, la diversité des participants ajoutée à la technicité des conférenciers constitue la preuve irréfutable de l’importance de cette activité. Enfin, il a remercié le Canada pour son soutien dans l’organisation de cet atelier. A noter que cette rencontre de haut niveau, qui s’est déroulée du 8 au 10 mai, a enregistré la participation de 31 personnes venues de la République centrafricaine, des États-Unis, de la Suisse, du Tchad et du Mali.

Ces participants sont issus d’organisations diverses à savoir la Minusma, la Minusca, l’Ocha (bureau de coordination des Affaires humanitaires des Nations unies au Mali), l’UNHCR (Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés), la Cedeao, Protection Capacity, la FMM, la Commission d’enquête internationale au Mali. Mais aussi, les Commissions nationales RSS et DDR du Mali, Save the Children, l’Observatoire des droits de la femme et de l’enfant (OFEF), les Forces armées maliennes et des cadres de l’École de maintien de la paix. La remise d’attestations aux participants a mis fin à la cérémonie.

D. D.

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