Tieman Hubert : L’option à défaut

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Agonie de l’UDD en commune VI
Tiéman Hubert Coulibaly,

Si dans son ensemble, le Gouvernement actuel est loin de posséder les qualités requises en période de crise, l’attribution de certains postes stratégiques démontre avec aisance que la crise ne constitue nullement une priorité pour nos autorités. Au nombre de ces postes, celui de la défense confié à quelqu’un n’ayant aucune connaissance du domaine : Tieman Hubert     

 

«C’est bien moi ? C’est de moi qu’il s’agit à ce poste ? » Voici les tous premiers propos que le ministre Tieman Hubert a lancé en entendant son nom cité parmi les membres du Gouvernement. Eh bien, oui ! C’est bien votre nom, c’est vraiment votre nom à ce poste. Très peu de vos compatriotes resteront sans être étonnéS comme vous et justement du fait de votre impossibilité à vous assumer mais aussi et surtout, pour le risque que cela représente en cette période si cruciale de la crise. Mais nous, pour notre part, nous ne nous sommes pas limités à l’effet étonnement. Nous sommes allés savoir ce qui a bien pu bousculer le destin à un tel niveau. Nous avons rencontré un conseiller spécial du chef de l’Etat et non moins proche de la famille présidentielle qui se trouve être une des rares personnes à être solliciter dans la formation de ce gouvernement.

Quelques unes des idées tirées de notre échange, que nous publions ici, sont très édifiantes. «Tous les postes ont été attribués et celui de la défense vacante. D’abord, parce que le Président attendait le dernier mot des émissaires qu’il avait chargé de supplier Bah N’Daw afin qu’il reste. Ce qui a pris beaucoup de temps. Et donc, le temps était imparti quand ceux-ci confirmaient le refus catégorique de N’Daw. Ainsi, le Président propose de confier «momentanément» à celui qui l’occupe en ce moment. Plus clairement, il est l’option à défaut.» Imaginez ce goût à la solution facile que font montre nos autorités et tout ce que cela jette comme discrédit sur notre pays et sape l’autorité de l’Etat aux yeux des autres nations. Comment peut-on manquer d’hommes qualifiés pour ce poste dans ce pays ? Non ! Ce n’est pas ce qui a manqué, car celui qui l’occupait et qui a refusé de continuer est qualifié et amoureux du pays. Ce qui a manqué, c’est le profil d’homme préconisé. Il fallait qu’il soit quelqu’un qui s’en fout du pays. Quelqu’un qui sait se plier aux volontés du chef, même si celles-ci mettent en péril ce que possède le pays de plus précieux : sa souveraineté.

Le Président IBK semble avoir des échos de certaines manigances que le Ministre Hubert aurait partagées avec le Président par intérim Dioncounda Traoré lors de la transition. Une des «qualités» du ministre Hubert est qu’il sait bien court-circuiter son Premier ministre au profil du chef de l’Etat. Et ça, Modibo Diarra en a déjà fait les frais. A suivre !

Moulay Hassan

 

 

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