Transition : divergence de vue entre le Premier ministre et les partis politiques

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Les partis et regroupements politiques du Cadre d’échange pour une Transition réussie, dans une déclaration rendue publique le samedi 28 août, tiennent le chef du gouvernement pour responsable de tout glissement éventuel consécutivement à la mise en œuvre de ses projets. Une déclaration qui fait suite à la volonté du Premier ministre Dr. Choguel K. Maïga de provoquer un passage en force.

Rien ne va plus entre le Premier ministre Dr. Choguel K. Maïga et les partis et regroupements politiques du Cadre d’échange pour une Transition réussie. En cause, la ferme intention et «irrévocable» du chef du gouvernement de créer et d’opérationnaliser l’organe unique de gestion des élections et de tenir des Assises nationales de refondation malgré l’avis contraire de l’immense majorité de la classe politique et de la société civile.

Ceux-ci, au cours de 03 ateliers organisés par le ministère de l’Administration territoriale, ont convenu de la nécessité de tenir les élections avec les organes existants. Car, pour eux, le temps imparti reste très insuffisant pour mettre en place l’organe unique de gestion des élections.

Quant aux Assises nationales de refondation, ils estiment que sa tenue doit se faire parallèlement à l’organisation des élections. Surtout que celles-ci ne consisteront à faire que les synthèses des précédentes concertations. Ce qui n’est pas visiblement du goût du Premier ministre qui veut s’appuyer sur les conclusions de ce grand raout pour prolonger la transition.

Face à cette démarche périlleuse de Dr. Choguel K. Maïga qui n’est pas de nature à favoriser le rassemblement des filles et des fils du pays pour une transition inclusive, les partis et regroupements politiques du Cadre d’échange pour une Transition réussie affirment leur attachement au respect des délais fixés pour le terme de la Transition. Ils réitèrent par la même occasion les préoccupations formulées contre toute action de nature à faire des ouvertures pour une prolongation de la Transition.

Soucieux de l’accalmie dans le pays, les partis et regroupements politiques du Cadre d’échange pour une Transition réussie engagent la responsabilité du chef du gouvernement pour l’exécution des priorités du PAG dans les délais fixés pour l’achèvement de la Transition. Les membres de ce Cadre (SEPM, Espérance Nouvelle-Jigiya Koura, ARP, l’ADEMA-PASJ, ASMA, UM-RDA, YELEMA, RDS) tiennent le chef du gouvernement pour responsable de tout glissement éventuel consécutivement à la mise en œuvre de ses projets.

Plus spécifiquement, ils émettent de vives inquiétudes face aux conditions de préparation des Assises nationales de la refondation dont ils ne voient nullement la pertinence. Selon eux, le gouvernement, dans le contexte actuel, doit axer ses efforts sur l’essentiel, notamment le renforcement et l’intensification des mesures de sécurisation des populations sur l’ensemble du territoire national et la préparation et la publication d’un chronogramme clair, réaliste et réalisable en vue de l’organisation des élections générales justes, transparentes et crédibles (présidentielle et législatives) dont le premier tour est prévu pour le 27 février 2022.

Abdrahamane SISSOKO

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