Lutte contre la drogue et le crime organisé : Un réseau de journalistes sur les fonts baptismaux

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Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général Salif Traoré, a procédé, le samedi 22 février dernier, au Gouvernorat du district de Bamako, au lancement officiel des activités du Réseau des journalistes d’investigation pour la lutte contre drogue et le crime organisé (Rjidc). Ce réseau a pour objectifs de promouvoir la culture du professionnalisme dans le journalisme d’investigation, sensibiliser, former et informer sur les problématiques de la consommation et du trafic illicite de stupéfiants, ainsi que sur le crime organisé.

La cérémonie du lancement officiel des activités du Réseau a enregistré la présence du Magistrat-Colonel Adama Tounkara, directeur de l’Office central des stupéfiants ; du Contrôleur général Moussa Ag Infahi, directeur général de la police nationale ; Adama Berthé, maire de la Commune IV. La gendarmerie nationale, la Garde nationale et la Direction Générale des douanes étaient aussi représentés à un haut niveau, en plus de la Direction nationale de la Pharmacie et du médicament, l’Ordre des pharmaciens du Mali et plusieurs organisations de lutte contre la drogue et le crime organisé.

Le Réseau des journalistes d’investigation pour la lutte contre Drogue et le crime organisé (Rjidc) est une association professionnelle de journalistes d’investigation sur les questions liées au trafic illicite de stupéfiants et au crime organisé. Elle est issue d’une Assemblée générale constituante tenue le 19 décembre 2019 à Sélingué, à la suite de la deuxième session de formation organisée l’Office central des stupéfiants (Ocs), en collaboration avec l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le crime organisé (Onudc).

C’est avec l’intervention du maire de la Commune IV, Adama Berthé, que la cérémonie a débuté. Il a d’abord souhaité la bienvenue aux participants dans sa Commune, avant d’ajouter que la lutte contre la drogue et le crime organisé doit être le combat de tous les citoyens du pays. “L’effet de la drogue pousse aujourd’hui les jeunes à commettre beaucoup de crimes et actes terroristes. C’est pourquoi, en Commune IV du district de Bamako, nous avons pris des mesures interdisant la vente et la consommation du Tramadol, de la chicha et des produits assimilés”, a-t-il expliqué, avant d’inviter les autres communes du district de Bamako et environs à prendre des mesures allant dans le sens de l’interdiction de la consommation de la drogue et des produits assimilés sur leur commune.

Pour sa part, le président du Rjidc, Amadou Bamba Niang, après avoir remercié les différents partenaires du Réseau, a rappelé que la lutte contre la Drogue et le Crime organisé sont deux grandes préoccupations nationales, voire internationales, pour mériter une attention particulière de la part des Etats. Il a également souligné que l’Office central des stupéfiants (Ocs), “qui porte avec brio et courage le sacerdoce de la coordination de la lutte contre les stupéfiants, a bien compris que les journalistes ont un rôle de grande importance à jouer dans ce combat contre les stupéfiants et le Crime organisé”.

Il a salué les efforts déployés par les Douanes, la Police nationale dans le cadre de la lutte contre la drogue. Ce qui se trouve confirmé par leurs performances réalisées en termes de saisies de stupéfiants. Mais le président du Rjidc a tenu à faire comprendre “qu’il y a aussi des forces qui, dans la plus grande discrétion, contribuent à la lutte contre la Drogue et le Crime organisé, en appuyant sur le terrain les actions d’autres structures, si elles ne sont pas carrément dans le feu de l’action, au contact avec les trafiquants de plus en plus organisés et dangereux. Nous voulons ainsi nommer la Gendarmerie Nationale et la Garde Nationale.”

Il a ajouté que les acteurs du trafic illicite de stupéfiants et du Crime organisé s’organisent de plus en plus en réseaux mafieux, en utilisant des stratagèmes ingénieux pour minimiser les risques d’être démasqués. “Face à cette situation, il faut une riposte de taille qui passe par la conjugaison des efforts de toutes les forces impliquées dans la lutte pour les anéantir. Dans cette conjugaison d’efforts, les journalistes que nous sommes, nous nous engageons à jouer notre participation pleine et entière, en toute liberté, dans le respect de l’éthique et de la déontologie imposées par la fonction journalistique”, a-t-il dit.

Pour le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Réseau des journalistes d’investigation pour la lutte contre Drogue et le crime organisé est créé pour instituer un cadre de collaboration entre les journalistes et les forces de sécurité chargées de la lutte contre la criminalité organisée. Toute chose qui permettra aux journalistes de disposer d’informations crédibles devant être traitées de façon professionnelle. “La lutte contre le terrorisme constitue, aujourd’hui, une priorité de premier ordre pour les plus hautes autorités de notre pays, en raison de ses impacts négatifs sur la sécurité et le développement. De ce fait, elle requiert la pleine implication de tous les segments de la société, en l’occurrence les hommes de médias que vous êtes, relais par excellence des grandes problématiques auprès de l’opinion publique. C’est en cela que je vous félicite pour la mise en place de cet important réseau”, a-t-il laissé entendre, avant de rassurer les membres du Réseau de l’entière disponibilité des services techniques du Ministère de la Sécurité et de la Protection civile dans l’atteinte des objectifs.

Des diplômes de reconnaissance décernés à des personnalités

Au cours de cette cérémonie de lancement officiel des activités, les membres du Rjidc ont décerné des diplômes à plusieurs personnalités et services de lutte contre la drogue et le crime organisé, en reconnaissance de leurs performances et aussi pour les encourager. Il s’agit du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, de l’Office central des stupéfiants, du maire de la Commune IV, la police nationale, la gendarmerie nationale, la Garde nationale, les douanes et le Dr Papa Souleymane Coulibaly, Psychiatre-Addictologue actuellement en activité au CHU du Point-G de Bamako.

                    Mahamadou TRAORE

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