RFI développe sa diffusion en langue fulfulde et en mandingue

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La nouvelle offre éditoriale de la rédaction de RFI mandenkan fulfulde vise à favoriser la liberté d’expression, le débat public et le dialogue entre les cultures, et à contribuer à l’égalité entre femmes et hommes.

La nouvelle offre éditoriale de la rédaction de RFI mandenkan fulfulde vise à favoriser la liberté d’expression, le débat public et le dialogue entre les cultures, et à contribuer à l’égalité entre femmes et hommes. © Sylvain Cherkaoui

Du nouveau sur les antennes de RFI ! Dès ce lundi 14 décembre, votre radio vous propose tous les jours deux heures de programmes en fulfulde (langue maternelle des ethnies peul). Par ailleurs, les programmes de RFI en langue mandingue montent en puissance, avec deux fois plus de rendez-vous, sept jours sur sept. Explications.

Une trentaine de journalistes et techniciens recrutés dans toute la sous-région sont venus renforcer les rédactions basées à Dakar, au Sénégal. Objectif : être toujours plus proche des auditeurs.

Du Niger au Tchad, en passant par la Guinée, la Mauritanie ou encore le Cameroun, environ 50 millions de foulaphones peuvent désormais se réveiller avec un journal d’information dans leur langue. À la présentation : Abdoulaye Dicko, originaire du Mali. « On a plusieurs parlés du fulfulde, du fait que c’est une langue pratiquée de l’Atlantique à la mer Rouge. Forcément, il y a des mots qui diffèrent. On s’est mis d’accord dès le début car l’essentiel pour nous est que ce soit compris par le plus grand nombre quelque soit le pays. »

Comme sur l’antenne en français, RFI en fulfulde traite de l’information régionale, africaine, internationale… Ibrahima Timbi Bah, Guinéen, est rédacteur en chef. « Cela comble un grand vide. Il y a pas mal de médias locaux en langue fulfulde mais c’est juste pour un pays, pour une région, parfois pour une petite préfecture. là, avec RFI, le projet s’intéresse avec ce qui se passe dans le monde », se réjouit-il.

Au total, deux heures de programmes quotidiens, des magazines dédiés à l’éducation, l’économie, l’environnement, l’égalité hommes/femmes, et la santé. Priorité Santé par exemple. « Cela permet à la population d’avoir la bonne information sur les questions de santé et de bien-être », indique la journaliste burkinabè Rama Diallo, présentatrice de l’émission.

Plus de RFI en mandenkan

On les entend peu sur notre antenne pourtant ce sont les plus fidèles auditeurs de la station Radio France Internationale. Chauffeur de taxi, gardiens de maison, ils sont constamment branchés sur la fréquence 98.5 à Bamako. Ils nous racontent leur relation avec la radio et notamment avec la version mandekan qui passe à 2h quotidiennes.

À la place de taxi de Sabalibougou, un quartier populaire de Bamako où s’est rendu notre correspondant Kaourou Magassa, une demi douzaine de chauffeurs attend la clientèle. Drissa Camara, lui, détonne avec sa petite radio posée à ses cotés. De l’aveu de ses collègues, c’est le plus fidèle auditeur de RFI Mandenkan.

« À midi, quelque soit la tâche que je suis en train de faire, je l’arrête pour écouter la radio correctement, tellement les informations diffusées sont bonnes ainsi que leur manière de faire. Tout ce que j’y entends est vérifié, c’est la raison pour laquelle je la suis bien. »

À l’écouter, sa seule frustration est le peu de temps d’antenne de la version en langue locale de la Radio France internationale. « J’ai besoin d’autres émissions, les émissions de sport me plaisent énormément, et s’ils pouvaient en faire, ça me plairait considérablement, même si le peu que j’y trouve me satisfait beaucoup. »

La traversée du quartier s’effectue en taxi. Forcément avec la radio allumée. Devant une maison, un groupe d’hommes bavarde en buvant le thé. Eux aussi connaissent bien la station des voix du monde.

« Au Mali, il y en a beaucoup qui ne sont pas allés à l’école, donc c’est l’occasion pour eux de comprendre ce qu’il se passe. C’est des informations, ça parle du monde entier, alors on peut écouter ce qui se passe dans le monde, et avec le bambara, ça nous arrange, ça nous ouvre. »

 

Une ouverture sur le monde qui s’effectue en mandenkan tous les jours aux côtés de l’antenne en français pour les auditeurs d’Afrique de l’Ouest.

Doublement des programmes mandenkan: les attentes des auditeurs burkinabè

Les programmes en fulfulde, eux sont accessibles en FM à 7h30, 8h30, 13h et 17h30 TU dans neuf pays au total : au Burkina Faso, au Cameroun, en Gambie, en Guinée, au Mali, au Niger, en Sierra Leone, au Sénégal, et également dans le sud de la Mauritanie et la région du lac Tchad. Neuf pays d’Afrique de l’Ouest.

Nos programmes en mandenkan sont multipliés par deux, ils sont diffusés en FM à 7h, 8h, 12h et 17h TU.au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en Gambie, en Guinée, en Guinée-Bissau, au Libéria, au Mali, au Sénégal et en Sierra Leone.

Tous ces programmes sont accessibles sur les sites internet de RFI dédiés www.rfi.fr/ma/ et www.rfi.fr/ff/ et notre application Pure Radio.

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6 COMMENTAIRES

  1. nos autorités doivent intervenir et interdire ces émissions sur notre territoire, la France fait semblait de nous aimer alors qu’elle veut mettre fin à notre existence. les autorités françaises n’en ont ils pas assez chez eux pour venir nous embêter. nous n’aurons jamais la paix avec cette France.

  2. APRES LES TOUAREGS, LES PEULHS SONT PREPARES DESORMAIS, LA VOIX DU GENOCIDE EN DEUX LANGUES!

    LA VOIX DU GENOCIDE!
    LA PREPARATION DU GENOCIDE!
    LA VOIX DES MILLES COLLINES EN MANDINGUE ET FOULFOULBE!
    QUI VA GAGNER, LES BAMANANS OU LES BELIQUEUX FOULAQUEUX? NON, LA FRANCE!

  3. Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Libéria, Mali, Sénégal et Sierra Leone. Il n’aurait pas dû y avoir plusieurs colonisateurs dans cette sous Région à défaut de pas de colonisateur du tout. Il y avait des Territoires pris par la France, l’Angleterre et le Portugal. Chacun à découpé ” son Territoire ” en fonction de ses intérêts géostratégiques.
    Les mêmes Ethnies se sont retrouvées séparées de et éparpillées plusieurs côtés des frontières.
    Nos ancêtres n’ont pas réussi à s’opposer à la colonisation. Et nous, après les décolonisations…, on n’a pas réussi à se mettre ensemble pour former un grand ÉTAT en Afrique de l’Ouest.

    • ne t en fait pas, les vieux chypamzes des francais et des arabes mouront tous et les jeunes se ressaisiront pour unifier la terre des ancetres, ca ne va pas tarder, il y va la survie AFRICAINE!

  4. Those are good cultural ideas. Although good communication is of immeasurable importance I would love to see us give as much or near as much attention to development of others essential areas of living especially education in sciences featuring engineering plus medicine. If we did that on nationwide basis we would truly have something going that value exceed all our selfish plus power hungry leaders have accomplished in at least last 300 years.
    Generation to intermingle works to be performed to transform Mali into higher order world class living nation is here. We should not allow stupid or power hungry leaders to hold it back. When we succeed Malians will stop risking their lives to go to europe to kiss ass to stay there.
    Henry Author Price Jr aka Kankan

  5. Que vivent la colonisation et le neocolonialisme! Maintenant c’est la France en Fululbe et en Mandigue pou que vive l’intoxication de France en Afrique Occidentale!

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