Coronavirus : Un redoutable miracle malien

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L’exception malienne continue d’intriguer et de faire un pied-de-nez aux observateurs toujours dans l’attente du premier cas de Coronavirus déclaré au Mali. Les sujets suspectés s’étant tous révélés négatifs, les interrogations fusent de partout sur ce qu’on peut désigner comme le miracle malien. D’aucuns n’y croient pas un instant et sont convaincus que notre pays, cerné de toutes parts avec la présence du virus dans tous les pays environnants, ne saurait en aucun cas être épargné. Ils se disent de ce fait persuadés que le mal a pu discrètement s’infiltrer dans le territoire. Une éventualité battue en brèche par l’absence de décès imputable au Covid 19 ou même de signes et symptômes visibles chez les sujets. Pas d’épidémies de toux ou de rhume, pas de fréquence de consultations motivées par la maladie, ni de maux de tête, de fièvre et autres douleurs à la gorge dans un pays où toutes les attitudes, modes de vie et pratiques courantes concourent à la propagation du virus s’il était introduit dans nos espaces.
En effet, aucune des mesures édictées par le gouvernement n’est respectée aux pieds de la lettre, à défaut d’être tout simplement ignorée. Les gestes barrière ne le sont pas observés et le sont beaucoup moins encore les rassemblements limités à une cinquantaine de personnes, un plafond qu’atteignent certaines grandes familles maliennes condamnées à tout partager. Quoi qu’il en soit, il est loisible d’en juger par l’affluence humaine à toutes les cérémonies de mariage qui se déroulées après l’entrée en vigueur des mesures de protection. Les seules précautions effectives peut-être : la fermeture des écoles dont la plupart n’étaient déjà pas fonctionnelles pour cause de grève de fonctionnement. Même la restriction du trafic semble avoir été pris en défaut avec l’atterrissage à Senou, dit-on, d’un aéronef à bord duquel se trouvaient plus de trois centaines de passagers en provenance de pays touchés.
Pourquoi donc le Coronavirus n’est-il pas annoncé au Mali ? De deux choses l’une : soit la présence du virus est au-dessus de nos capacités de détection, soit la capacité de nuisance du Covid 19 est en deçà du système immunitaire de la plupart d’entre nous. Tout autre scénario en dehors de ces deux hypothèses serait d’une redoutable surprise parce qu’elle implique des cellules dormantes du virus dont le réveil pourrait être fatal, au regard de la faiblesse de nos réponses disponibles tacitement reconnue par les premiers responsables d’un pays.

A KEÏTA

 

 Covid-19

 Le Mali va-t-il échapper au pire ?

Plus d’un mois après l’annonce d’un premier cas au Caire le vendredi 14 février, le continent compte déjà plus de 1100 cas dont 26 morts dans près de 40 pays, selon le bilan publié le 21 mars par le Centre africain de prévention et de lutte contre les maladies (CDC). Le Mali, qui détient encore le record de zéro cas confirmé, avec un système de santé défaillant, a pourtant réagi par certaines mesures de protection de ses citoyens contre cette maladie finalement hissée au stade de pandémie par l’OMS.

Que pense les Maliens et Maliennes du Covid-19 ?

Alors que le monde frôle le seuil d’un arrêt total, avec des milliers de milliards de dollars de pertes pour l’économie mondiale, des Maliens refusent encore de croire en la réalité de l’épidémie de Coronavirus. Fanatiques pour la plupart, ils pensent qu’il s’agit d’une manière pour l’Occident de manipuler la conscience des Africains. Et beaucoup sont ceux qui estiment que le virus ne peut résister sous une chaleur telle la nôtre, qui avoisine les 40° C. D’autres vont même jusqu’à soutenir mordicus qu’il s’agit d’une pandémie divine pour punir les mécréants et que par conséquent les musulmans en seront épargnés.

Comment les mesures préventives sont-elles respectées dans pareil contexte et quelles sont les conséquences économiques du covid-19 ?

Si nous n’avons pas pu vérifier les funérailles, les populations de Bamako dans leur majorité continuent de célébrer les mariages et baptêmes en toute violation des mesures préventives de lutte contre le virus. C’était le cas, hier dimanche, à la mairie de Niamakoro où des centaines de personnes étaient réunis pour la célébration de plusieurs mariages. Au-delà des longs cortèges, plusieurs nouveaux couples mariés n’ont pas renoncé à se rendre sur les places publiques pour les traditionnelles prises d’image et photos de souvenirs. Et comme d’habitude ils étaient accompagnés par leurs amis, parents ou simples accompagnateurs dont le nombre dépasse largement le seuil de la cinquantaine de personnes autorisées selon la nouvelle mesure. Quant aux bars de la capitale, presque tous ont baissé pavillon, sous pression notamment de la police qui, selon nos témoignages, veillait au respect de leur fermeture.

Doublement du prix du gel et rareté de la chloroquine dans les pharmacies

A côté des incrédules existent toutefois des citoyens plus exemplaires dont l’inquiétude fait le bonheur de leurs concitoyens qui profitent de l’épidémie pour faire des économies. En effet, alors que le virus n’a pas encore franchi nos frontières – du moins officiellement – la demande de gels hydro-alcooliques a explosé. Pour en avoir le cœur net, nous avons sillonné quelques pharmacies de la place. Et le constat est sans appel : plus de gel hydro-alcoolique. Conséquence, de façon anarchique, le prix des flacons de 75 ml et 250 ml a doublé au niveau des commerçants ambulants, sur les artères de la capitale.

Après des essais jugés prometteurs, la nivaquine et la chloroquine sont également devenus des denrées rares dans les pharmacies. Et le hic est que ces médicaments jadis produits par l’usine malienne de produits pharmaceutiques ne sont plus fabriqués depuis bientôt une dizaine d’années.

Quoi qu’il en soit, il semble évident que l’Etat malien ne fait pas grande chose pour faire respecter ses mesures adoptées en conseil de défense. C’est encore le cas face à la montée anarchique du prix du gel en attendant ceux des denrées de premières nécessités avec la fermeture des frontières. Et tout porte à croire que le Mali échappera difficilement aux pires.

 

Amidou Keita

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9 COMMENTAIRES

  1. POUR LUTTER CONTRE LE COVID-19 AU MALI, LE PAYS VIENT DE RECEVOIR D’APRÈS LE CONSEIL DE MINISTRE :
    1/ UN DON DE L’IDA DE 12 900 000,00 $ US SOIT: 7 777 431 342,00 FRANCS CFA
    2/ UN PRÊT DE L’IDA DE : 7 740 292 600,00 FRANCS CFA
    3/ SOIT UN TOTAL DE : 15 517 723 942,00 FRANCS CFA.
    (15 MILLIARDS 517 MILLIONS 723 MILLES 942 FRANCS CFA)
    DE GRACE, FAITES EN SORTE QUE CETTE SOMME SOIT
    I N T E G R A L E M E N T ET I N T E L L I G E M M E N T UTILISÉE DANS L’INTÉRÊT EXCLUSIF DU
    PEUPLE MALIEN. QU’UN LE CONTROL PERMANENT ET EFFICACE SOIT MIS EN PLACE DES MAINTENANT JUSQU’À LA FIN DE LA LUTTE CONTRE LE COVID-19.
    LE PEUPLE MALIEN DEMANDERA DES COMPTES LE MOMENT VENU !
    QUE PERSONNE NE DOUTE DE CELA;

  2. Si l’ O.R.T.M fait lire un communiqué du Gouvernement malien que le journaliste lise bien le texte car la prononciation laisse à désirer sur libellé de mise au point à l’AFP.S’il ne comprend pas les mots qu’il demande au niveau du département de la santé.

  3. Pkagame le covid19/virus BEBIBABOLO ne permettra pas une evacuation speciale quelconque pour qui que ce soit ...il y faut avoir ses propres hopiatux locaux.

    Il faut changer de stratégie ..l’état malien ne doit plus miser sur la coopération de la population je jure de Dieu c’est n’est pas possible!!! Il faut PLUTÔT se focaliser sur la maitrise de la maladie en anticipant sur les prises en charge:

    – Il faut être créatif avec ces moyens … fournir nos hopitaux a l’avance avec les traitements a la chloroquine avec certaines antibiotiques.

    – Anticiper un PLAN DE PRÉVENTION DÉCENTRALISÉE ex., L’ISOLATION RIGOUREUSE DES RÉGIONS…NOS zones urbaines ( Segou, Kayes, Mopti, Sikasso, Koulikoro, ) dès maintenant au lieu d’attendre qu’il y ait des cas au Mali. Il faut absolument isoler les régions de Bamako. Pour être efficace on peut mettre des centres de teste (dépistages) a l’entrée et sortie de chaque région pour les mouvements essentiels (marchandises, médicaments…pas de voyages bidon). Il faut le faire maintenant pour casser l’accès propageant au covid-19… car chaque région y sera comme un pays non- touché a part, où on pourra peut -être continuer a produire les alimentations, recevoir les aides exterieurs… et ainsi que plus ou moins administrer le pays.

  4. Pkagame le covid19/virus BEBIBABOLO CE N'EST PAS TOUJOURS UN PROBLEME DE MOYENS ...C'EST SOUVENT UN PRPBLME DE STRATEGIE AVEC LES MOYENS DISPONIBLES ...IL FAUT UTILSER SON CERVAU

    L’ISOLATION DE RÉGIONS n’aura un sens que si l’on le fait dès maintenant a un cout moins chère et de façon progressivement organisée et adaptée. L’état peut actuellement maitriser la population a ce niveau en imposant des centre de contrôle et de testes au niveau des entrées et sorties de régions. C’est a dire il faut commencer a faire rester chez eux les populations sur le plan national ….c’est extrêmement important comme stratégie de prévention pour un pays comme le Mali… il faut commencer a mette des barrières intra-nationale…. ça va nous atténuer ou du moins éviter une éventuelle propagation nationale rapide!

  5. Le Mali est un pays presque en guerre et aucun touriste n’ose s’y aventuré. Harmattan est aussi en pic. Le virus n’aime pas la chaleur.

  6. A COTE DE LA DIFFICULTÉ IL YA LA FACILITE.

    C’EST UNE ÉPREUVE POUR L’OCCIDENT ET LE RESTE DU MONDE.
    L’AFRIQUE DOIT TIRER DES AVANTAGES ET NON LA CATASTROPHE.
    EBOLA, CHOLÉRA ET AUTRES SONT Passés.
    COVID-19 AUSSI VA PASSE SANS UNE CATASTROPHE AFRICAINE MAIS SOYONS PRUDENT ET INVITONS NOS POPULATIONS AU BON SENS ET A LA DISCIPLINE.

  7. Encore une fois ce pays et ses dirigeants sont en train de se faire ridiculiser aux yeux du monde entier. On se cache derrière notre doigt. Un pays sans système de santé ne peut détecter une épidémie. Cette inefficacité est prise au plan politique comme une efficacité d un plan qui n en est même pas un.
    Une fois de plus comme l achat de l avion présidentiel comme l achat des avions militaires comme l achat des blindés en carton on sera une fois de plus la risée du monde

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