Au cœur de toutes les interrogations Youssouf Z Coulibaly répond à ses détracteurs « Je n’ai pas été proposé au CNT par le CNSP. J’ai postulé au même titre que tout le monde »

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Deux semaines après sa publication, la liste des membres du Conseil National de la Transition (CNT) continue de défrayer la chronique en suscitant colères et dénonciations. En effet, alors que la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) a annoncé qu’elle va surseoir à sa participation au CNT, le M5-RFP et la Codem ont dénoncé tous une liste qui, à leurs yeux, a été élaborée en violation flagrante des dispositions de la Charte de Transition. A ces frustrations, se sont ajoutées les faitières de la presse qui, dans une correspondance ont réclamé des explications sur leur quota. Alors que le décret de la clé de répartition leur avait été attribué quatre postes, ils se sont avec deux. Et ce n’est pas tout. Sur la toile notamment les réseaux sociaux, les internautes se sont livrés à toutes sortes de critiques, d’interrogations et de supputations sur la provenance de certains membres du Conseil national de la transition.

C’est le cas des conseillers CNSP, de caciques de certaines formations politiques et de dignitaires du régime déchu. Pour ce qui concerne les conseillers juridiques du CNSP, quoique non prévu dans le décret de la clé de répartition, Souleymane De et Youssouf Z Coulibaly siègent bel et bien à la représentation nationale.

Interrogé par nos soins, Youssouf  Z Coulibaly a expliqué sa présence par le besoin d’apporter son expertise pour la réussite de la transition, après avoir participé, en collaboration avec des experts (avocats et magistrats), à l’élaboration de l’acte fondamental et de la charte de la transition. Et c’est après ce travail accompli, que le comité d’experts, par consensus, a décidé de veiller sur la continuité, a-t-il précisé. Et de relever que c’est au sein du CNT que les textes émanant du gouvernement sont encore réexaminés, discutés et contrôlés. Quant à son rôle au sein de l’organe, il envisage, par-delà la veille sur les textes, contribuer à l’élaboration d’instruments futuristes qui poseront les jalons et bases sur lesquelles le Mali va fonctionner.

Parlant de sa nomination, il a laissé entendre que l’autorité qui a créé son poste de conseiller a disparu et son rôle de conseiller avec. Il s’agit de la conséquence d’une disposition de la charte qui stipule que lorsque la mise en place des organes de la Transition consacre la disparition du CNSP. « Je ne suis pas là en tant que conseiller du CNSP et je n’ai pas été proposé par le CNSP» a-t-il martelé, avant d’indiquer avoir postulé au même titre que tant d’autres.

Il en a profité pour apporter des éclaircissements sur la représentativité des militaires au sein du CNT. Selon lui, contrairement à ce que les gens pensent, les militaires n’ont pas 22 soldats au sein du CNT. Beaucoup d’experts qui ont travaillé dans l’élaboration de l’acte fondamental et de la charte de la transition siègent à leur nom et figurent parmi les 22 postes qui leur ont été attribués, a-t-il ajouté. Et de conclure que parmi ses experts certaines candidatures ont été rejetées.

Amidou KEÏTA

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