Conférence sociale : Une option chère à Bah N’Daw

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Empêtré dans des négociations avec la principale centrale syndicale, le président de la transition se fait un chaud  partisan de la convocation d’une conférence sociale devant accoucher d’une trêve sociale.

Il se trouve à l’intérieur du pays de telles tensions, une somme d’éléments d’hostilité, qu’un motif politique ou social, voire sécuritaire est susceptible de provoquer une action disproportionnée, une tempête. Au milieu des tourments,  les gouvernants seraient mieux inspirer de servir de boussole en donnant de gros coups de ciseaux aux avantages dus à la charge de leur fonction. « La pintade regarde la nuque de celle qui l’a précède » dit un adage bien de chez nous.

L’Union nationale des travailleurs du Mali, sachant le train de vie des gouvernants et  ayant pris la pleine mesure de sa capacité de mobilisation à travers ses grèves récentes et piquée au vif par les propos du président de la transition, va être très difficile à cuire. Ensuite, elle a pris du volume puisque désormais liée par une alliance avec les quatre syndicats des administrateurs civils. Tenus pour quantité négligeable, ils sont certes arrivés à la conclusion que l’éternelle situation de joyeux célibataires ne peut à la longue continuer. Qui refuse le mariage risque de se retrouver seul !

Impossible cessez-le feu ?

Au vu de l’âpreté des discussions  entamées, le président de la transition  s’est fait l’avocat, dans son vœu à la nation, de la convocation d’une conférence sociale devant accoucher d’une trêve sociale. Autrement dit, les partenaires sociaux prendront l’engagement de mettre au frigo leurs doléances.  La stratégie n’est pas nouvelle. Amadou Toumani Touré  qui a dirigé la transition démocratique en 1991en avait fait de même. Le front social apaisé, il pouvait concentrer ses énergies sur d’autres dossiers brûlants. En somme, à moins d’un miracle fort possible,  il serait plus facile de faire passer un dromadaire par le chat d’une aiguille que d’emmener les syndicats à l’observation d’un cessez-le-feu !

Il n’en manque point à présent. Tenez ! Le siège de Farabougou et l’extension des tentacules de la pieuvre djihadiste aux localités environnantes notamment Dogofri, Goma. Ici, comme ailleurs, notamment au centre du Mali des hommes armés écument villes et campagnes, pillent, incendient, violent, assassinent. Les échos de leur exaspération parviennent aux citadins qui eux-aussi ne dorment plus que d’un œil.

 

Georges François Traoré

 

 

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