Conseil national de transition (CNT) : Le M5-RFP rejette la clé de répartition

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La semaine dernière, un décret présidentiel publié sur les réseaux sociaux a donné la clef de répartition des 121 membres du Conseil national de Transition (CNT). Le comité stratégique du M5-RFP n’est pas d’accord.

 Comme prévu par la Charte de la Transition, un Conseil national serait mis en place pour jouer le rôle d’organe législatif de la transition. Les forces de Défense et de Sécurité auront 22 sièges, 11 pour la société civile, 8 pour le M-5 entre autres.

Face à la Presse, le M5-RFP a purement rejeté le décret et sa clé de répartition. Il dénonce des irrégularités en avançant que le décret publié viole la Constitution malienne, le délai de 48 heures étant trop court pour permettre aux candidats d’avoir les pièces nécessaires au dossier. Ce procédé, selon le M-5, est un début de fraude et favoritisme dans la mise en place du CNT. « Ceux dont la présence au CNT est souhaitée ont été invités depuis plusieurs jours de se procurer le fameux sésame », révèle le M5-RFP.  Le Mouvement ajoute qu’il est inadmissible que le vice-président de la transition, encore président du CNSP, soit celui qui choisirait les bons ou mauvais candidats.

Le M5 a invité les autres partis et mouvements politiques de se réunir pour un sursaut national contre ce qu’ils ont appelé « du IBK sans IBK ». « Il appartient au peuple malien de se mettre débout pour dénoncer la restauration en cours… et de refuser la manipulation et la forfaiture en cours ». Il termine, « en conséquence, le M-5 RFP lance un appel à toutes les forces patriotiques, politiques et sociales de se concerter pour rentrer en résistance et faire face pour sauver la Démocratie et la République pour le changement».

 

Koureichy Cissé

 

 

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1 commentaire

  1. Une transition qui s’annonce dans le mensonge avec des entités qui se regardent en chien de faïence, comment cette phase aboutira? Un grand point d’interrogation, la quatrième République est déjà mort-née, cela est sans équivoque, nous sommes dans la merde. Les militaires n’ont pas confiance aux vrais tombeur du régime d’IBK, c’est l’échec de cette transition, cela est sans équivoque. Les militaires ont cessé de raisonner, cela s’appelle une mini-folie, une autre s’annonce déjà.

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