Dr Abdoulaye Niang au dialogue de génération : «Seule une société civile forte peut infléchir la tendance actuelle»

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Le samedi dernier, l’émission «Dialogue générationnel» initiée par la Maison de la Presse pour une  meilleure capitalisation de l’expérience des aînés recevait comme invité, pour  son quatrième numéro, le Dr Abdoulaye Niang,  Directeur exécutif du centre d’études stratégiques sur le co-entrepreneuriat, «Sènè». La police du débat était assurée par notre confère Lanfia dit Mafa Sinaba, journaliste à l’agence de presse Chine nouvelle. Entre autres sujets abordés: la vie et  le parcours de l’invité.

Présentant  brièvement l’invité, Lanfia dit Mafa Sinaba a rappelé que  Dr Abdoulaye Niang  est né le 30 janvier 1949 à Kéniéba, dans la région de Kayes. Il est titulaire d’un doctorat obtenu en 1980 aux USA. Il est détenteur de plusieurs autres diplômes supérieurs. Il a été fonctionnaire des Nations Unies et a  occupé plusieurs autres postes au niveau national.

Parlant de sa vie, Dr Abdoulaye Niang   affirme qu’il se considère comme  étant un chercheur des solutions de rechange à des politiques existantes. «Après quarante cinq  ans de recherche, je peux me considérer comme l’un des chercheurs au niveau mondial sur la nouvelle économie, surtout  l’économie de la défense», a-t-il souligné. Toutefois, il ne cache pas son ambition pour le développement de l’Afrique. «Nous ferons de l’Afrique ce qu’elle doit être. La région de croissance économique globale, la région de croissance démographique globale .C’est l’Afrique qui doit tirer le reste du monde de sa misère. Et surtout d’amener le prix Nobel d’économie pour le  Mali», a-t- il affirmé. A l’en croire, l’Afrique est concentrée sur le bas de développement économique. Ce, par la faute de certains gouvernants. Toute l’Afrique est à l’image de la Tunisie sous Ben Ali, caractérisée par le clanisme et la gestion patrimoniale de l’Etat. «Il faut inverser la courbe de développement humain. Seule une société civile forte peut infléchir la tendance actuelle», a-t-il martelé. Toutefois, il a déploré que la société civile actuelle demeure toujours alimentaire et institutionnelle.

S’agissant de son itinéraire, L’Universitaire Niang dira qu’il doit tout et surtout  sa réussite à sa maman. «Quand j’étais jeune, sorti de l’actuel  lycée Askia, j’ai fait le concours de la statistique. J’ai été admis. En partant pour Paris, ma maman m’a dit : «N’Fa», sauf si j’ai trahi ton père, vas-y et tu me reviendras avec bonheur et prospérité», a-t-il dit. Et d’ajouter que l’éducation qu’il a reçue a fait de lui ce qu’il est aujourd’hui. Par ailleurs, il fera savoir qu’il fut appelé  à l’époque par le Président,  général Moussa  Traoré, comme conseiller  économique à la présidence, une promotion qu’il a déclinée. «J’ai refusé parce que les chefs d’Etat n’écoutent que les conseillers à leurs ordres. Mais, c’est le seul président que j’ai connu», a-t-il laissé entendre.           S’adressant à la jeune génération, il a estimé qu’elle doit sortir de sa léthargie intellectuelle. «Il faut sortir des positions de rentiers. Vous voulez tout avoir sans être formés. Formez-vous, il y a beaucoup plus d’opportunités aujourd’hui qu’avant. Echangez et mutualisez vos connaissances, le futur vous appartient», a-t-il conclu.

Boubacar SIDIBE

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  1. «Il faut inverser la courbe de développement humain. Seule une société civile forte peut infléchir la tendance actuelle», a-t-il martelé. Toutefois, il a déploré que la société civile actuelle demeure toujours alimentaire et institutionnelle.

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