Mali : le Conseil national de société civile exige la recomposition du CNT

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Les membres du Conseil national de la Société civile (CNSC) ont animé une conférence de presse au cours de laquelle ils ont dénoncé le manque d’inclusivité du Conseil national de la Transition (CNT). C’était le vendredi 12 janvier au siège de l’institution sous l’égide de son président Bouréima Allaye.

maliweb.net  -Le Conseil national de la Transition (CNT) est de nouveau sur la sellette plus de deux mois après sa mise en place. Après les anciens députés de la 6e législature et le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP), c’est autour des membres du Conseil National de la Société Civile (CNSC) d’exiger la recomposition. Une demande pressante qu’ils ont adressée au président de la Transition, Bah N’Daw.

Le CNSC se réfère aux dispositions de la Charte de la Transition, les décrets es décrets N°2020-0143/PT-RM du 09 novembre 2020 relatif à la répartition des sièges au CNT entre les acteurs visés ci-dessus et N°2020-142/PT-RM du 09 novembre 2020 fixant les modalités de désignation des membres devant composer le CNT par les organısations et autres acteurs définis à l’article 13 de la Charte.

« Ce non-respect met en doute tant la légalité que la légitimité de la représentativité de cet organe issu des concertations entre les forces vives de la nation », a souligné Bouréima Allaye Touré, président du CNSC. Il a dans la veine  demandé au gouvernement la mise à disposition du peuple souverain de la feuille de route détaillée de la transition dans les meilleurs délais pour une mise en œuvre avec toutes les parties prenantes.

Aussi, le CNSC enjoint le gouvernement de la transition d’accélérer  la lutte contre l’insécurité, le terrorisme et la gestion des conflits inter et intracommunautaire, le retour de l’Administration et les services de base, la relecture de l’Accord conformément aux recommandations du Dialogue national inclusif (DNI) et enfin l’accélération du processus de lutte contre la corruption et la délinquance financière et l’assainissement de la gouvernance des affaires publiques.

Les membres du CNSC s’inquiètent de la conduite des affaires publiques par les autorités de la Transition. Car selon le président du CNSC il n’existe à cette date aucune visibilité sur les fondement d’une transition qui doit jeter les jalons de la refondation du Mali à travers les réformes constitutionnelles, institutionnelles, l’organisation d’élection transparente et crédible et le tout sur la base d’une feuille de route détaillée assortie d’un chronogramme. Lequel n’est pas encore disponible 5 mois après.

Abdrahamane SISSOKO/Maliweb.net 

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5 COMMENTAIRES

  1. Il faut laisser la transition mettre de l’ordre dans le fonctionnement du pays car il y avait trop de désordre. Que les partis politiques se préparent pour les futures échéances électorales. Le Président de la transition, Tonton BAH N’DAW vous êtes notre espoir, il faut mettre de l’ordre dans tout le pays, il ne faut pas accepter un réaménagement gouvernemental, l’équipe qui est sur place sous la conduite du Premier Ministre est entrain de mouiller le maillot, que tout le monde se patiente en attendant qu’elle termine le travail qu’elle a commencé. Un réaménagement dans le dispositif actuel serait une grosse erreur. Un peu de patience, encore un peu de patience.

  2. Le constat d’échec patent de cette transition est la conséquence directe de l’incompétence de ses acteurs. C’est ce qui arrive inévitablement, quand on réveille quelqu’un de son sommeil profond dans son champs pour lui confier la gestion d’un État. Visiblement, le costume du pouvoir est trop grand pour nos braves bidasses, car il ne suffit pas de disposer des armes pour diriger un pays. Il faut en plus un peu d’intelligence et de culture politique. Le Mali est ce que les Maliens en font.

    Pensées rebelles.

  3. Il faut battre le fer pendant qu’il est chaud ! Si la société civile ne disait rien, elle serait comptable de l’échec de la transition, qui paraît inévitable si les choses restaient telles qu’elles sont , autrement dit, avec la gouvernance actuelle qui nous est servie, sur un fond d’amateurisme. Ah ! Incompétence, quand tu nous tiens !

  4. OU KA OU DJOUW TA KA BOH ANW DALAH!

    LES ENEMIS DU MALI CES VOLEURS A ELIMINER A JAMAIS! DEMOKRASI NI SILAMEYA KERA MOLOBALIYA DANYEH MALI NI FAAROFINAH ! FAAROFIN DENW YEH ADAMADENW SONH DJOUGOUHW BEEH TAA!

    DES NEGRES DITS “‘ILLUMINES” ONT PRIS LES MAUVAISES HABITUDES,LES CRIMES ET L HYPOCRISIE DES ABRAHAMIQUES ENSEIGNES DANS LEURS ECOLES ET UNIVERSITES A TRAVERS LE MONDE!….

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