Deux semaines après son élection à la tête du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré a accordé un entretien à notre correspondante Anna Sylvestre-Treiner. Celui qui fut le Premier ministre de Blaise Compaoré et qui a longtemps été considéré comme son dauphin affirme avoir toujours exercé ses fonctions avec “probité” et promet que la justice suivra son cours au Burkina Faso.
“Je n’ai jamais été le dauphin de Blaise Compaoré”, assure le président élu du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, sur France 24. “Il n’y a pas de honte à exercer des fonctions ministérielles pour son pays et j’ai assumé l’ensemble de mes missions auprès de Blaise Compaoré avec honnêteté et probité, c’est ce qui fait qu’aujourd’hui, j’ai pu être candidat à la présidence”.
Le président élu assure par ailleurs que “la justice suivra son cours jusqu’au bout” sous son mandat, qui débute le 29 décembre. “Nul n’est au-dessus de la loi. La justice suivra son cours jusqu’au bout. Tous ceux qui sont concernés par des questions de justice, des questions aux antipodes de l’intérêt du peuple burkinabè seront soumis à la justice comme tout le monde”, promet-il.
Pendant la période de la transition, issue de l’insurrection d’octobre 2014 qui a renversé Blaise Compaoré après 27 ans au pouvoir, la justice a notamment relancé les enquêtes sur les assassinats de l’ancien président Thomas Sankara, en 1987, et du journaliste Norbert Zongo, en 1998.
“Certain” de trouver une majorité pour gouverner
“La justice et la bonne gouvernance” seront “au centre de nos préoccupations, mais il faudra aussi faire en sorte qu’il y ait une réconciliation au niveau national”, ajoute le président élu. “L’histoire du Burkina Faso est tumultueuse, il faut que l’on réconcilie le peuple burkinabè avec son histoire”.
L’opposition avait souvent critiqué la corruption, le clientélisme et l’impunité sous le régime de Compaoré.
Enfin, M. Kaboré, dont le parti est arrivé en tête des législatives sans obtenir de majorité absolue, se dit “certain” de trouver une majorité pour gouverner grâce à des accords avec d’autres forces politiques.

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