Edito : Les Bérets rouges n’ont pas raison

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Chahana Takiou, dirpub "Le 22 Septembre"

Chahana Takiou, dirpub « Le 22 Septembre »

L’affaire dite des Bérets rouges  contre les Bérets verts continue d’alimenter les débats  dans les grins et salons feutrés de Bamako. Le chef suprême des Armées, Dioncounda Traoré, s’est dessaisi  du dossier en le confiant au Premier ministre, Diango Cissoko. Ce dernier, à son tour, a jugé utile de consulter  les forces vives de la nation avant de trancher entre les deux parties.

Y a-t-il une décision à prendre en dehors de celle de l’Etat major ?  La réponse est non.  Des Bérets rouges ont bel et bien commis des assassinats le 30 avril dernier. Le contre coup d’Etat n’a pas réussi sinon le capitaine Sanogo et la hiérarchie militaire actuelle seraient  en taule ou donnés pour morts aujourd’hui. C’est pourquoi, l’attitude de l’Etat major vis- à-vis des Bérets rouges est bien compréhensible. Il est clair qu’en favorisant leur regroupement, en les dotant des moyens appropriés, les Bérets rouges pourraient être tentés une seconde fois de se venger, de laver l’affront qu’ils ont subi. Alors qu’ils avaient été incapables dans le feu de l’action d’empêcher le coup d’Etat du 22 avril. Le commandement de leur unité d’alors avait même fait allégeance au CNRDRE dirigé par le capitaine Sanogo. C’est bien après des manipulations hautement politiciennes que les Bérets rouges ont voulu se rattraper. Il était trop tard, ils ont raté le coche.

Avec la libération par la justice des 29 militaires détenus dans cette affaire sur la cinquantaine, les Bérets rouges estiment que le moment est propice pour poser des doléances. C’est ainsi qu’ils se sont regroupés au camp Para pour réclamer la reconstitution de leur régiment, des moyens militaires adéquats pour se battre au nord et la libération des autres détenus.

Ils venaient de braver la hiérarchie militaire, qui avait déjà pris des décisions les concernant. Au moins quatre cent d’entre eux se sont déjà pliés aux décisions de l’Etat major. Ils sont nombreux sur le front. Les autres ont choisi l’affrontement, qui a coûté la vie à deux adolescents.

Il n’y a pas deux commandements dans un même bateau, la solution demeure celle préconisée par l’Etat major général des Armées, à savoir la discipline. Ce qui reviendrait à dire que tous les Bérets rouges mutés doivent rejoindre leurs lieux d’affectation et régiments respectifs. Après la libération du septentrion du Mali, les détails pourraient être discutés. Ce n’est pas le moment de revendiquer. Aujourd’hui, il s’agit de se battre pour défendre la patrie, conformément au serment militaire.

On ne peut pas demander la justice au Nord et l’impunité au Sud du pays. Ceux qui ont tué lors des évènements du 30 avril doivent répondre de leurs actes (Bérets rouges comme Bérets verts). Ceux qui n’ont rien à avoir avec ces évènements sont apparemment ceux qui sont en liberté provisoire.

Les Bérets rouges ont manqué d’humilité. Après une double défaite, le 22 mars 2012 et le 30 avril de la même année, ils osent relever la tête pour réclamer naïvement une réhabilitation. Ce qui est sûr, cette réhabilitation  n’est pas pour demain.

Chahana TAKIOU

SOURCE:  du   14 fév 2013.    

119 Réactions à Edito : Les Bérets rouges n’ont pas raison

  1. babitos

    les BR sont les premiers a fuir de menaka en laissant le col mj didier sur le terrain,

  2. Boozoo

    Tout à fait Chahana. Que le coup de force du 22 mars 2012 soit condamné par ceux que j’estime ne se souciaient pas de ce qui se tramait au Nord avec l’avancée sans combat (à part Aguel Hoc, avec tout ce que nous avons appris par la suite) et sur fond de complicité et la manoeuvre d’organisation d’élection sans Menaka et même Tessalit (déjà en ce moment)ou pour la forme démocratique et parce que nous société civile n’avons pas joué notre rôle face à ces évènements qui avaient atteints leur pic depuis le 23 mai 2006, ne donne pas quittus à un autre corps de l’armée de s’attaquer à un autre, déjà sous jugement. Donc c’est la règle « tu a voulu m’abattre, tu m’as manqué, je ne te rate pas ».
    Sans oublier le moment choisi; choix pour lequel la frange politique qui reclamait des concertations pourtant si nécessaires, a été boudé par une bonne partie de la population.

  3. MANJA

    Merci bien frere Chahana,
    Vraiment pas seulement que tu a bien parle, mais tu est un homme de logique.
    Les Berets rouge on oublie que le Bon Dieu dor pas.
    Les zero ala base politiciens qu’on entrain de leur motive, c eu qui on mis le 15 million de la population de ce pays dan cette situation catastrophique. Les femmes en sent deplace san rien as mange, les enfants san mange et ni etudie,l’amputation, les viol etc….
    Toute c la est resultat de mal gerance,dishoneste et non patriotism de meme politiciens echoue pas seulement au nivau national mais aussi au niveaux international qui contune a poushe,corrumpe et manipule les Berets rouge san pense au interet des 15 million Maliens.
    Mes frere les porteur de Berets rouge,je vous conseil de n pas aller contre la punition de Bon Dieu si non vous aller regrette,car c Le Bon Dieu qui as decide contre politiciens.
    Laisse votre egoism a cote,car il y a fin a chaque dinaste.Que Dieu amene la realite. Amin
    Merci

  4. mala

    Dites-moi, qui gouverne le Mali d’aujourd’hui?