Plan d’élimination de la transmission mère-enfant du VIH au Mali : Le programme lancé par la première Dame

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Bâtie sur les acquis, les leçons apprises et les expériences passées, la politique du programme national d’élimination de la transmission du VIH mère-enfant au Mali, élaborée par le ministère de la santé, a été lancée avant-hier mardi au Radisson Blu par Mme Keïta Aminata Maïga, l’épouse du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta. La première Dame a invité tous les acteurs concernés à redoubler d’efforts afin d’éliminer ce fléau.

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La première dame, Mme Keita Aminata Maiga entre le SG du HCNLS (G) et le ministre de la Santé (D) lors du lancement du programme

Cette cérémonie de lancement s’est déroulée en présence du ministre de la santé, Ousmane Koné et son homologue du tourisme et de l’artisanat, Mme Aïssata Bengaly, du Secrétaire général du HCNLS, Malick Sène, du représentant des partenaires techniques et financiers ainsi que plusieurs invités de marque du monde de la santé.

 

Le plan e-TME du Mali 2015-2019 s’inscrit étroitement dans les objectifs et les engagements édictés à l’échelle mondiale et dans les priorités nationales identifiées à travers la revue des goulots d’étranglement et des disparités géographiques. La faible couverture géograph ique du pays en sites de prise en charge de la transmission mère enfant (PTME) (29%), l’immensité des besoins non couverts en PTME (93%) le nombre de femmes enceintes non testées au VIH, la difficulté de monitorage des interventions promotionnelles de santé maternelle infantile et de PTME représentent certains des défis majeurs. Les objectifs du plan d’ici fin 2019 sont de réduire à moins de 4% le taux de la transmission verticale du VIH et de la moitié les décès maternels et infantiles liés au VIH. Ce programme est basé sur les grandes orientations stratégiques qui sont de garantir l’accès à la prévention et au traitement, aux soins et au soutien à toutes les mères séropositives, améliorer l’offre de service en créant de nouveaux centres PTME. Il contribuera à renforcer les capacités des ressources humaines et de lutter contre la stigmatisation et la discrimination à tous les niveaux. Enfin, il conviendra de mobiliser plus de ressources au niveau national et international. Le ministre de la santé, Ousmane Koné a déclaré que l’élimination de la transmission mère enfant n’est plus une utopie. Les stratégies existent. Il faut donc une ferme volonté de tous les acteurs pour permettre une prévention efficace de la transmission verticale de la mère à l’enfant.

 

Mme Keïta Aminata Maïga dans son discours de lancement, a indiqué que la lutte contre le sida a enregistré des progrès significatifs au cours de ces dernières années tant au niveau mondial que national. Au Mali, de gros efforts ont été faits dans le domaine de l’offre de service de prévention, de traitement, de soins et de soutien. Pour elle, ces résultats doivent être encouragés et soutenus. Aminata Maïga a souligné que pour atteindre l’objectif zéro nouvelle infection au Mali, il faut renforcer les efforts dans le domaine de la transmission mère-enfant.La première Dame a précisé que ce plan tire sa légitimité de la déclaration de politique nationale de lutte contre le sida. Et, il se fixe comme objectif : une génération sans sida. Elle a indiqué que l’ambition de ce programme est de réduire le taux de transmission du VIH de la mère enfant de 16 à moins de 4%. A la croire, cela est faisable si l’on revoie nos méthodes de sensibilisations.

 

Ainsi, elle a lancé un appel à toutes les maliennes et maliens que le sida n’est pas une maladie honteuse. Avant de conseiller aux malades de prendre leurs médicaments et de continuer le traitement même s’ils se sentent mieux.

 

Mme Keïta a invité les associations de jeunes, de femmes, les organisations religieuses, culturelles, sociales, économiques, les secteurs public, privé, la société civile à redoubler d’effort pour l’élimination de ce fléau.

 

Falé COULIBALY

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1 commentaire

  1. vous savez le probleme de la PTME C’est les fonctionnaires maliens qui s’occupent de ce volet au Ministère de la santé. ils sont plus lourds que le FMI, plus lent que le PNUD et moins communicatif que la Banque Mondiale. il faut aussi que les ONG et la societé civile integre sinon sa sera tjrs le meme prob. les sous vont etre dilapidés et au finish rien.
    ces troubadous ne s’interessent qu’aux missions et ateliers

    DOMMAGE

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