Le ministre Abdoulaye Sall à Koulikoro : « La connaissance et la compréhension des institutions est un acte citoyen »

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Après les régions de Sikasso, Ségou et Mopti, le ministre chargé des relations avec les institutions était à Koulikoro ce mardi 22 novembre. Objectif : former et sensibiliser les citoyens sur les missions et les attributions spécifiques de son département.

La rencontre qui a eu lieu dans la Salle des spectacles Siramory Diabaté, a enregistré la participation d’élus locaux, de responsables administratifs, d’acteurs de la société civile et du monde scolaire.
Ce déplacement du ministre Abdoulaye Sall en 2ème région s’est déroulée en différents étape.  La matinée a été mise à profit pour rencontrer les élus locaux (présidents d’Assemblées régionales et de conseils de Cercles, les maires des chefs lieux de cercles), les responsables administratifs et coutumiers et les acteurs de la société civile. Dans l’après midi, le ministre Abdoulaye Sall il était face aux jeunes scolaires. L’exercice d’échanges dans une atmosphère détendue a consisté à expliquer à l’auditoire les institutions du pays. 

Pour le conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouvernorat de Koulikoro, il s’agit d’un exercice utile. « En décidant de transporter le débat sur la connaissance et une meilleure compréhension des institutions dans notre localité, le ministère des relations avec les institutions nous honore à plus d’un titre. Car, la décentralisation d’une telle activité répond à une de nos préoccupations majeures : l’éducation à la citoyenneté que nous considérons comme étant le socle et la boussole de toute société civilisée et démocratique », a déclaré Bakary Hamadi Traoré.

La représentante de l’académie d’enseignement de Koulikoro, n’en dira pas moins. Selon elle, cette rencontre est d’une importance capitale, car il s’agit de la connaissance et d’une meilleure compréhension de nos institutions.  C’est pourquoi, dit-elle, il est important que les acteurs du monde scolaire s’approprient les outils de connaissance et de compréhension des institutions du pays.

Dans le vif du sujet !

Qu’est- ce- qu’un Etat ?  Quels sont ses éléments constitutifs d’un Etat ? Quelles sont les exigences, les sacrifices et les promesses pour un Etat comme le nôtre aspirant à construire un Etat de droit ? Comment passer du statut de personne à celui de citoyen, et de celui de citoyen à celui de bon citoyen conscient de ses droits et de ses devoirs vis-à-vis de son pays ? Voici autant de thématiques abordées par le ministre avec son auditoire.

« Si l’on se réfère au titre premier de la Constitution du 25 février 1992, il est question des droits et devoirs de la personne. Si, selon la Constitution la personne  est sacrée et inviolable. Tout individu a droit à la vie, à la liberté, à la sécurité et à l’intégrité de sa personne ». Et pour le ministre Abdoulaye Sall, « il revient à chacun dans ses pratiques individuelles et collectives d’endosser sa partie de droits et de devoirs sur le chemin de la construction de la société démocratique de nos rêves ».
Selon M. Sall, « la priorité demeure donc  la connaissance,  la compréhension, la maîtrise, le portage, l’opérationnalisation des principes, des valeurs et des règles qui sous-tendent la société démocratique dans laquelle on vit à travers ses institutions ». « Et bien comprendre que si les élections constituent la source de tout pouvoir dans un Etat démocratique, in fine les citoyens votent pour désigner des représentants élus qui devront siéger au sein des institutions de la République pour un temps bien déterminé appelé temps du mandat électif et prendre, de ce fait, des décisions en leur nom avec obligation de rendre compte » a déclaré le ministre chargé des relations avec les institutions. C’est pourquoi, a-t-il expliqué, les fondements de toute société démocratique resteront pour longtemps encore le suffrage universel, (c’est-à-dire le vote, les élections, seule source du pouvoir), la Constitution, comme fondement politique de l’Etat, la séparation des trois pouvoirs (exécutif, législatif, et judiciaire.
Issa Fakaba SISSOKO

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