Championnat National Ligue 1 : Septième journée

0
2

Djoliba AC – Stade Malien de Bamako 2-0

AS Korofina – Onze créateurs 2-1

AS Sigui Kayes – CSK 3-0

Stade Malien de Sikasso – Jeanne D’Arc 0-2

AS Nianan – CS Duguwolofila 0-2

AS Bakaridjan – AS Réal 1-0

AS Police – ASB 0-2

COB – ASOM 2-0

Rang

Equipes

Points

1

Djoliba AC

19

2

Jeanne D’Arc

16

3

Stade Malien de Bamako

13

4

Centre Salif Keïta

13

5

AS Bakaridjan

13

6

CS Duguwolofila

11

7

ASO Missira

10

8

AS SIgui Kayes

9

9

AS Korofina

9

10

AS Nianan

8

11

CO Bamako

7

12

AS Réal

6

13

Onze Créateurs

6

14

AS Bamako

6

15

AS Police

2

16

Stade Malien de Sikasso

2

 News

Le derby Djoliba Stade a drainé plus de 20 000 spectateurs au stade Modibo Keïta. Les fans rouges contents d’avoir pris les trois points sur leur rival, sont retournés à la maison en entonnant des chants à la gloire u club, tout en ne manquant pas d’écorcher gentiment leurs adversaires du jour.

Deux minutes avant la fin du derby, les fans du stade malien de Bamako, se sont levés et ont applaudi leurs adversaires, reconnaissant de ce fait, la supériorité de l’adversaire.

Après le match, le coach djolibiste Alou Badra Diallo dit Conti, s’est montré prudent et a eu le triomphe modeste. Il rappelle à ses poulains qu’il reste 23 journées avant la fin du championnat.

Son homologue, Abdoul Razak Karim est tellement atterré qu’il en a perdu son latin. Il dit ne pas comprendre l’attitude de ses poulains, qui n’arrivent pas à traduire sur le terrain, les leçons dispensées à l’entraînement.

Le Sigui de kayes a engrangé ses premiers trois points de la saison face à un de ses clients, à savoir le CSK. Le coach nigérian du Sigui Martins était tellement content qu’il lança un défi à ses futurs adversaires, leur annonçant le début de la série de victoires pour ses protégés.

L’ASOM a perdu son premier match de la saison. Les joueurs du quartier de Missira, qui avaient tenu en échec le Stade et le Djoliba, ont plié l’échine devant le COB 0-2.

Le derby du méguétan a tourné en faveur du CS Duguwofila, qui a battu le Nianan de Koulikoro 0-2. A la fin du match, le coach koulikorois Ousmane Guindo trouve que la défaite de son équipe est méritée. Son homologue Fagnery Diarra, quant à lui met en garde ses troupes contre tout triomphalisme et leur demande de se concentrer sur le match de Vendredi contre le Djoliba à Koulikoro.

A Ségou, le coach Moussa Keïta Dougoutigui de Bakaridjan a battu l’AS Réal 1-0. Dougoutigui, qui a passé toute sa carrière au réal et qui entraînait ce club l’année dernière, n’a pas été tendre avec son ancien club.

Au Réal, le coach Mamoutou Kané Moulé qui a remplacé Issa Kolon Coulibaly, n’a pas encore gagné de match depuis son arrivée. Nous lui souhaitons bonne chance pour la suite.

L’Histoire de la CAN en chiffres et en lettres

A : Attaque : La délégation togolaise se rendant en bus à Cabinda en 2010, à partir de pointe noire fut victime d’une attaque armée de la part d’un groupe d’indépendantistes cabindais. Bilan 2 morts et plusieurs blessés.

B : Boycott : En 1996, le Nigeria tenant du titre, refuse de se rendre en Afrique du Sud pour défendre son titre, prétextant des raisons de sécurité. A l’époque, les relations étaient orageuses entre le président Sanni Abacha du Nigeria et son homologue sud-africain Nelson Mandéla.

C : Championnat : Comme l’édition de 1976, qui s’est déroulée sous forme de championnat. Au terme d’un tournoi à quatre lors du second tour, le Maroc remporte l’épreuve devant la Guinée, grâce à un nombre de points plus élevé.

D : Daami Mourad : L’arbitre tunisien de la finale de la CAN 2000, a refusé d’accorder le penalty marqué par Victor Ikpeba, lors de la séance des tirs aux buts. Il fut conforté dans sa décision par le geste du joueur,  qui après son tir, s’est pris la tête entre les mains, croyant qu’il l’avait raté.

E : Eto’o Samuel : L’attaquant camerounais est le seul joueur, à marquer 18 buts toutes CAN confondues. Il devance l’ivoirien Laurent Pokou, auteur de 14 réalisations.

F : Fred Fell : Il représentait l’Afrique du Sud lors des travaux de création de la CAF, à l’hôtel Avenida de Lisbonne en 1956. Il était accompagné de ses homologues égyptiens, soudanais et éthiopiens. Suite au refus des autorités de son pays d’amener à la CAN 1957 une équipe multiraciale, les sud-africains ne purent participer à la première CAN.

G : Mahmoud Al Gohary : Le seul  homme à avoir remporter la coupe comme joueur (1959) et comme entraîneur principal (1998).

H : Halim Mohamed : Troisième président de la CAF de 1968 à 1972 et président intérimaire de 1987 à 1988, ce médecin et administrateur du sport de nationalité soudanaise est décédé en Avril 2009 à l’âge de 99 ans.

I : Idole : En 1986, la CAN se jouait en Egypte. Deux  portraits géants ornaient l’intérieur du stade international du Caire. Celui du président Moubarak et de Mahmoud El Khatib dit Bibo, que la presse avait surnommé « l’idole des égyptiens ». Le milieu de terrain du national du Caire fut ballon d’or africain en 1983 et remporta la CAN en 1986.

J : Japonais : Le seul arbitre japonais à avoir pris part à une CAN, fut Shizuo Takada en 1990. Il arbitra le match inaugural Algérie – Nigeria et la demi-finale Algérie-Sénégal. 

K : Kermali Abdelhamid : Entraîneur de l’Algérie en 1990, il a remporté cette édition de la CAN. Il avait dans son équipe des joueurs comme Rabah Madjer, Amani Djamel, Cherif Oudjani, Djamel Menad, Cherif El Ouazzani…

L : Libye : Ils participeront à leur troisième CAN au Gabon et en Guinée Equatoriale. En 1982, ils l’organisèrent en terminant deuxième (battus aux tirs aux buts par le Ghana en finale). En 2006, ils ne passèrent pas le premier tour.

M : Milla Roger : Double ballon d’or en 1976 et 1990, il a remporté deux fois la CAN en 1984 et en 1988 et a perdu la finale de 1986 face à l’Egypte au Stade international du Caire.

N : Nagy Mohamed dit Gedo : Le joker du coach Hassan Shehata, a terminé meilleur de la CAN 2010 avec dix buts, alors qu’il n’était pas titulaire à part entière dans l’équipe.

O : Odegbami Segun : Co-meilleur buteur de la CAN 1978 avec le ghanéen Opoku Afriyé et l’ougandais Omondi Phillip, cet attaquant nigérian est un des grands artisans du succès nigérian à domicile en 1980 face à l’Algérie 3-0.

P : Promptitude : Les secours sont intervenus d’une manière prompte après la blessure de l’algérien Tasfaout, au cours du match Mali-Algérie en 2002 au Stade du 26 Mars. L’ambulance a pénétré sur l’aire de jeu pour prendre le blessé qui a failli avaler sa langue, après être mal tombé.

Q : Quinze : Comme le nombre d’équipes ayant pris part à la CAN sud-africaine en 1996, suite au refus du Nigéria de prendre part à la compétition pour des raisons de sécurité.

R : Raafat Ateeya: fut le premier buteur de l’histoire de la CAN en 1957. En effet, lors du match inaugural de la CAN qui se jouait au Soudan, cet arrière égyptien marqua le premier but de l’histoire de la Can sur penalty,  à la 21ème minute du match Egypte – Soudan.

S : Sié Donald : le joueur de couloir ivoirien a, par ses dribbles chaloupés et ses coups de reins, contribué à la victoire ivoirienne en 1992 à Dakar, sous la coupe du coach Yéo Martial.

T : Tovey Neil : Le capitaine sud-africain lors de la CAN 1996. Associé en défense centrale à Mark Fish, son sens de l’anticipation et sa technique ont contribué au succès de la nation arc-en-ciel.

U : Ubiquité : Lors des différentes CAN, le président Hayatou donne l’impression d’être sur tous les terrains en même temps. Ce qui signifie, être doté du don d’ubiquité.

V : Vae victis : Malheurs aux vaincus en latin. Après l’élimination des ivoiriens au premier tour de la CAN 2000, le chef de l’état de l’époque, Gueï Robert (Paix à son âme), décida d’envoyer les joueurs dans un camp militaire au centre du pays, afin d’apprendre les rudiments du patriotisme. Les joueurs furent libérés au bout de trois jours, non sans avoir reçu un sermon de la part du Général Gueï.

W : Weah George : Ballon d’or 1989 et 1995, il a participé aux CAN 1996 en Afrique du Sud et 2002 au Mali. Malgré son talent, il ne put lors de ces deux phases finales, qualifier son équipe pour le second tour.

X : Xénophobe : Depuis le début de la CAN en 1957, aucun acte de xénophobie n’a été posé. Il est vrai que par moments, du fait de la passion, le chauvinisme a pris le dessus sur l’objectivité, surtout au niveau de la presse.

Y : Yekini Rashidi : L’attaquant Nigérian surnommé le taureau de Kaduna ou le Buldozzer de Setubal, a remporté la CAN en 1994 en Tunisie. Il a participé aux CAN 1988, 1990, 1992 et 1994.

Z : Zaki Badou : Ballon d’or 1986, le portier marocain n’a pas eu la chance de remporter le trophée de l’unité africaine, aussi bien comme joueur et comme entraîneur. Il a joué les CAN 1986 et 1988 (demi-finaliste) et fut coach des lions de l’atlas en 2004 (demi-finaliste).

 0 : Le nombre de Can remportées par le Mali. A ce jour, les aigles n’ont pas réussi à inscrire leur nom au panthéon du football africain, malgré la présence dans leurs rangs (lors des différentes éditions) comme Salif Keïta, Frederic Kanouté, Mahamadou Diarra, Seydou Keïta…

1 : Une seule fois, la CAN s’est disputée dans un empire. C’était en Ethiopie en 1962. L’équipe d’Ethiopie a battu en finale la république arabe unie (fusion Egypte et Syrie) 4-2 après prolongations. Le capitaine éthiopien Mengistu Workiu reçut des mains de l’empereur Hailé Sélassié, le seul trophée remporté par l’éthiopie.

2 : La finale de la CAN 1974 en Egypte s’est jouée deux fois. Après un match nul 2-2, entre le Zaïre et la Zambie, le match est rejoué 2 jours plus tard et les zaïrois l’emportèrent sur le score de 2-0.

3 : Le nombre de CAN remportées par les coaches français ; Claude Leroy en 1988, Pierre Lechantre en 2000 et Roger Lemerre en 2004.  

4 : Le nombre de Can remportées par le Cameroun (1984, 1988, 2000 et 2002) et le Ghana (1963, 1965, 1978 et 1982)

5 : Le record de buts marqués par un joueur au cours d’un match de la CAN. Le 10 Février 1970 à Karthoum, l’ivoirien Laurent Pokou (l’homme  d’Asmara ou l’empereur Baoulé) marqua cinq des six buts de son équipe face à l’Ethiopie.

6 : Le nombre de finales jouées par le Cameroun (1984, 1986, 1988, 2000, 2002 et 2008) et le Nigeria (1980, 1984, 1988, 1990, 1994, 2000).

7 : Le nombre de Can remportées par les pharaons d’Egypte. Ils ont remporté les éditions 1957, 1959, 1986, 1998, 2006, 2008 et 2010.  

8 : Le Mali a participé à sa première CAN en 1972, lors de la huitième édition de la compétition. Le Mali a été battu en finale par le Congo Brazzaville 3-2.

9 : Le nombre de buts marqués par le zaïrois N’Daye Mulamba lors de l’édition 1974 de la CAN. Ce record n’est jusqu’à présent pas tombé.

Le saviez-vous ? L’histoire a failli se répéter en 1986

Lors de la CAN 1984, le premier match du Cameroun l’oppose à l’Egypte. A la 75ème minute de jeu, Tahar Abou Zeid marque un coup franc au portier camerounais Thomas N’Kono. Deux ans plus tard, les deux équipes se rencontrent en finale de la CAN au stade international du Caire. A la 75ème minute de jeu, les égyptiens obtiennent un coup franc face au même N’Kono. Le préposé au tir reste le même. Le coup franc est tiré de la même manière, mais cette fois-ci N’Kono prit le temps d’étudier la trajectoire du tir et se saisit du cuir. Cette fois-ci l’histoire ne se répéta pas.

Afin que nul n’oublie : Mohand Maouche

\"\"Né le 11 Août 1925 à Tissira (Sid Aich Béjaia), Mohand Maouche débute sa carrière au Red Star d’Alger. Après les massacres du 08 Mai 1945, les algériens sont sommés de quitter les clubs français pour ceux musulmans. C’est ainsi qu’il pose ses valises au Mouloudia Club d’Alger et entame parallèlement des études de Médecine. Après les accords d’Evian en Juillet 1962, il devient président de la fédération algérienne de football, après avoir longtemps siégé à la ligue algéroise de football. Une année plus tard, il contribue à la création du comité olympique algérien dont il deviendra le président.

Une année plus tard, il se battra pour la reconnaissance du comité olympique par le comité international olympique au congrès de Tokyo, en marge des jeux Olympiques de 1964. Après avoir quitté la présidence de la fédération algérienne en 1969, il intègre la CAF, dont il devient le vice-président. Homme de principes, il n’hésitait pas à débiter ses quatre vérités aux différents membres de la CAF. Le 02 Janvier 1971, alors qu’il se rendait au Caire pour une réunion de la CAF, son avion s’écrase au large de la Libye. Depuis, la coupe d’Algérie porte son nom et à l’occasion du 40ème anniversaire du comité olympique, la poste algérienne a émis un timbre à son effigie, afin que nul n’oublie celui qui a mis le pied du sport algérien à l’étrier. Dors en paix à Docteur Maouche. « A Dieu nous appartenons et à lui nous retournons ». 

Par Mohamed SOUMARE

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