Dioncounda Traoré, investi hier président du Mali : Les trahisons du CNRDRE en vue…

13 Avr 2012 - 10:08
Mis à jour: 15 ans
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Après la démission dimanche du président déchu Amadou Toumani Touré et la constatation officielle de la vacance du pouvoir par la Cour constitutionnelle réunie à Bamako en séance publique, mardi matin, l'investiture du nouveau président du Mali, Dioncounda Traoré, Président de la République - qui sera intérimaire pendant 40 jours – a eu lieu hier jeudi, 12 avril 2012 devant un parterre de personnalités au CICB. Ce faisant, nous rentrons de plein pied dans la Constitution de 1992.   [caption id="attachment_58587" align="alignleft" width="450" caption="Le chef de la junte militaire malienne, le capitaine Amadou Sanogo, lors d'une conférence de presse à Kati - REUTERS"][/caption] Toutefois, la junte militaire n’entend pas rester en marge et menace de …tolérance zéro pour tous ceux qui s’hasarderont à proroger le délai de 40 jours qu’ils estiment constitutionnel. C’est là une lecture erronée de l’Accord Cadre CNRDRE-CEDEAO pour une sortie de crise. Puisque le nouveau Président de la République devra s’atteler à la nomination d’un Premier Ministre Consensuel, en accord avec le CNRDRE, ce qui est contraire à la constitution de 1992. Bien qu’heureux, le président de l’Adéma-PASJ qui devient ainsi président de la République du Mali, a fort à faire. Il devra tout d’abord s’attaquer à l’épineuse question du  Nord-Mali, livré à l'activité de groupes criminels et terroristes ; au retour des refugiés ; à l’organisation des élections libres, transparentes et apaisées... Et cela en 40 jours suivant l’article 36 de la Constitution du Mali du 26 février 1992. Les défis à relever Face à l’ampleur des défis constitutionnels et géopolitiques du Mali, la tâche s’annonce rude pour l’ensemble des acteurs du processus, notamment pour le président intérimaire Dioncounda Traoré et son Premier Ministre de transition qui aura à cœur de réunifier le pays sur la base de la négociation avec les groupes armées. Une option souhaitable, mais à défaut  militaire pour déloger les rebelles des trois villes du Nord qu’ils contrôlent.  Précisons qu’à Bamako, la reconquête du nord a déjà commencé, avec les nombreuses manifestations des collectifs pour le nord. D’ailleurs l’Accord Cadre en son article 10 prévoit un fonds d’assistance humanitaire pour les populations réfugiés du nord. Pour organiser donc le scrutin présidentiel, le Gouvernement doit d'abord trouver une solution à l'insécurité au Nord, confronté à l'activité de groupes criminels, djihahistes voire terroristes. «Il y a une bonne centaine de combattants de Boko Haram à Gao. Ce sont des Nigériens et des Nigérians. Ils ne se cachent pas », a affirmé lundi Abdou Sidibé, un député du Nord. «Ils sont plus de 100» et «étaient les plus nombreux» lors de l'attaque du consulat d'Algérie, le 5 avril, confirme une source sécuritaire malienne. C'est pourtant un groupe dissident d'Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), le Mouvement pour l'Unicité et le Djihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO), qui a revendiqué l'enlèvement du consul algérien et de six membres de sa mission, toujours aux mains de leurs ravisseurs, selon Alger. Président intérimaire ou Président de la Transition ? C’est là l’amalgame et un piège pour le CNRDRE qui pense qu’il doit s’effacer au bout des 40 jours. Si c’était le cas, il ne devrait pas nommer un Premier Ministre de Pleins pouvoirs même si la situation de crise ne favorise pas l’organisation d’élections. La nomination d’un premier ministre par le Président intérimaire est une violation tacite de l’article 38 de la Constitution de février 1992. Avec cette nomination attendue, cela veut dire que nous sommes déjà en Transition dont la durée reste indéterminée.  Puisque durant ce temps, il ne pourra pas révoquer le  Premier Ministre de Pleins Pouvoirs, ni dissoudre l’Assemblée Nationale, les autres instituions de la République ou organiser un Référendum.  Autant dire que la junte a été prise dans un piège et menace de prendre les armes au bout des 40 jours. La Communauté internationale doit être vigilante. D’ailleurs, des ministres ouest-africains avaient rendez-vous hier jeudi à Abidjan pour envisager l'envoi d'une force militaire régionale. Boubacar KANTE et Bruno LOMA

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Commentaires (22)

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fuy
fuy 15 ans
Qui est Sanogo pour faire du Mali ton terrain de tennis? Il n'est ni le premier ni le dernier malien. Nous faisons 14 à 15 millions.Il n'est ni un bible ni un coran.
virgule
virgule 15 ans
Et où étaient-ils les 14 à 15 millions dont tu te reclames quand un seul individu a detruit le mali et l'a conduit dans l'abîme. Sanogo a eu le merite de le deposer. Vous êtes tellement malhonnetes que respecter un accord signé devient un enfer. On demande juste de respecter l'accord cadre qui s'inscrit en tout point dans la constitution. C'est pas chose facile pour les politiciens maliens qui ne connaissent que trahision, viol et vol des biens d'état.
amadou
amadou 15 ans
voila ce que je disais des le premier jour du coup d'etat au Mali, voila Sanogo qui ne pense plus au probleme du nord, mais il est plutot presse pour la fin des 40 jour de Dioncounda pour revenir aux affaires. voila !!! il a goute et il a vu que c'est telement Douxxxx qu'il ne veut meme plus partir, meme si Sanogo a toutes les armees du monde il ne va plus jamais avoir le courage d'aller combattre au front. Qu'Allah sorte le mali de ce goufre. si non je pense que c'est serie qui vient commencer on ne sait pas quand elle va prendre fin.
Doucoure diadie
Doucoure diadie 15 ans
Ce sanogo doit savoir kon est rentre ds la légalité .sil veux faire de la politike il n'a ka kiter notre armée et se frotter au suffrage du peuple.
babaduhon
babaduhon 15 ans
SANOGO ne va pas au nord,il a peur d'y aller,il ne faut meme pas compter sur lui.
Moussa ag
Moussa ag 15 ans
Quand on goutte au gateau c'est difficile de tout laisser et returner dans les casernes. Sanogo vadrouille dans une 4x4 gouvernementale climatisee sans se soucier de carburant (de quel droit? N'est ce pas du vol de bien publique?), dit et fait ce qu'il veut, pretend se porter garant du future politique, semble moins soucieux du Nord que du probleme politique, insiste a apparaitre tout souriant sur toutes les scenes ou il y'a une camera, organize des conferences de presse, rencontre et reuni des chasseurs, etc... On veut nous convaincre que ce Monsieur va partir de non gree. Je ne pense pas. L'amnistie qu'il a negocie l'a gonfle point ou il est maintenant menancant. Les badeaux armes sont au nord...arretes d'intimider DES civiles a bamako. Moussa Ag
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