Le directeur de l’information et des relations publiques des armées répond au journal « Le Hogon »

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MONSIEUR LE DIRECTEUR DE PUBLICATION DU HOGON

 

Objet :Droit de réponse à un article paru dans votre journal

 

Monsieur le Directeur,    

je vous saurais gré de bien vouloir publier le dementi suivant dans votre prochaine parution.

Votre journal a publié, dans son édition du mercredi08 juin 2016, un article signé de Ali Soudiogô, titré : « FAMa,Des défections après l’assassinat du colonel Salif Baba Daou».Vous soutenez dans cet article qu’une quinzaine de soldats proches de feu le colonel Daou, auraient démissionné des rangs des Forces armées maliennes. Les démissionnaires seraient aussi bien au Nord qu’au Sud.

Suite à cet article, nous avons mené des recherches au niveau des unités déployées dans le cadre de l’opération Maliba, aucune défection massive liée au décès du colonel Salif Baba Dao n’a été enregistré. A Nioro comme à Kayes également (dernières garnisons d’affectation du Colonel Daou avant sa mutation à Gao), il n’a été signalé aucune désertion en bande pour des motifs liés au décès de notre regretté camarade.

En conséquence, je démens formellement les allégations contenues dans votre article qui n’honore pas son auteur. Il cède à plusieurs choses contraires à la profession : non-respect à la mémoire du disparu, manque de recoupement, fausse information, incitation à la révolte et à la désertion, atteinte au moral de la troupe. Il n’a approché ni la DIRPA, ni le chargé à la communication, encore moins une quelconque autorité ou cadre militaire pour en savoir davantage.

Parlant d’injustice dans votre article, nous ne savons de quelle injustice vous parlez ?

Le 11 mai 2016, au cours d’un déplacement sur l’axe Gossi-Hombori, la mission du colonel Salif Baba Daou est tombée dans une embuscade, vers 10h20, à une quarantaine de Km au Sud-ouest de Gossi. Le véhicule à bord duquel se trouvait le colonel a sauté sur un engin explosif avant d’essuyer des coups de feu tirés par des individus armés embusqués. Le colonel Salif Baba Daou est tué sur le coup, son chauffeur le brigadier Oumar Coulibaly succomba quelque instants après par suite de ses blessures. Un autre blessé, le caporal Abdoulaye Harouna a survécu, soufrant néanmoins d’un trauma crânien. L’unité méhariste de Gossi est dépêchée en renfort sur les lieux.

Les deux corps et le blessé sont évacués dans un premier temps à Gossi, puis à partir de là ils ont été transportés par un hélicoptère de la force Barkhane à Gao.

A l’hôpital de Gao, les corps ont fait l’objet d’une expertise médicale en vue de la constatation officielle des décès. Un cousin du colonel Daou, le Docteur Koné a participé à ces examens médicaux et aux autres étapes de la préparation des corps.

Pendant ce temps, à Bamako, dès l’annonce des décès, le commandement a instruit à la Direction du Service Social des Armées de prendre les dispositions pour informer les familles. Ainsi le même jour mercredi, une commission ad hoc de ce service s’est déplacée à Kati Sananfara, pour annoncer officiellement le décès à la famille du colonel Dao, avec un geste symbolique de 200 kgs de riz et un pécule forfaitaire. Le lendemain jeudi, la même démarche a été faite auprès de la famille paternelle du brigadier Oumar Coulibaly à Kati Malibougou.

Dans la journée du mercredi déjà, le chef d’Etat-major de l’Armée de terre, le colonel-major Ibrahima Fané, accompagnée d’une délégation comprenant des officiers de l’Etat-major de l’Armée de Terre, de la 18èmepromotion, du commandant de la 3ème région militaire de Kati, s’est rendu dans la famille du défunt à Sananfara pour présenter les condoléances.

Le lendemain jeudi 12 mai 2016, le Chef d’Etat-Major Général des Armées, le Général de Division Mahamane Touré, à la tête d’une forte délégation comprenant le Chef d’Etat-Major de l’Armée de Terre, le commandant de la région militaire de Kati et tout son staff, a rendu visite aux deux familles endeuillées, en donnant également un geste symbolique composé de céréales et une somme d’argent. C’est au cours de cette visite qu’il a été demandé aux familles de constituer leurs délégations pour le lendemain vendredi 13 mai, en vue d’un déplacement par voie aérienne sur Gao où aura lieu le cérémonial militaire pour les funérailles des deux défunts. Le rendez-vous était prévu pour 6h00 et le décollage de l’avion militaire à 07h00. Un véhicule de l’armée a été dépêché à Kati pour prendre les familles et les amener à la Base 101 de Sénou.

Le ministre de la Défense étant en déplacement à l’extérieur, c’est le Chef d’Etat-major général des Armées qui était à l’Aéroport militaire pour conduire la  délégation officielle devant se rendre à Gao. Vers 07h00 un membre de l’équipage est venu signifier aux autorités militaires que le temps est mauvais et demande de patienter.

Entre temps, un membre de la famille est rentré en contact par téléphone avec le gouverneur de Gao pour s’enquérir de la situation sur le terrain. Le chef de l’exécutif lui aurait répondu que depuis deux jours la situation météorologique s’est dégradée dans la région. Lui-même étant un oncle du défunt, en plus des autres proches du colonel Daou, il estima que la famille est largement représentée à Gao. C’est après cet entretien que vers 9h30, le chef de file de la famille (Salif Koné dit-on) a approché le commandement militaire à l’aéroport pour demander de les autoriser à regagner Kati et d’aller faire une lecture de coran et préparer les sacrifices en la mémoire du défunt, parce que les conditions météo ne s’améliorent, alors que les funérailles était prévues après la prière de 13h00. Le Chef d’Etat-major Général des Armées avait demandé qu’ils pouvaient attendre jusqu’à 10h00, mais vu l’insistance de la famille, il a finalement reporté le voyage tout en instruisant au Chef d’Etat-major adjoint de l’Armée de l’Air de programmer un autre vol dès que possible afin que les familles puissent aller se recueillir sur les tombes de leurs défunts. Cela a pu se faire d’ailleurs, le mardi 17 mai à l’occasion d’un vol affrété pour les funérailles du médecin commandant Mamadou Camara.

Le vendredi 13 mai 2016, vers 14h00, le cérémonial militaire avec prise d’armes s’est déroulé à la Place d’armes de la 1ère région militaire de Gao, présidé par le Gouverneur, en présence de toutes les autorités militaires, administratives, coutumières et les commandements des forces partenaires. Selon le colonel Felix Diallo, ce fut l’une des cérémonies les mieux réussies depuis qu’il est à Gao. Les deux corps reposent au cimetière du quartier Château de Gao.

Le commandement militaire estime que le décès du colonel Dao est aussi une grande perte pour les FAMa, car ce jeune officier était plein de talents et a été formé dans les écoles les plus prestigieuses, il avait encore beaucoup à donner à la Nation.

En résumé, nous affirmons que la volonté du commandement de donner toute la solennité à ces genres d’évènement ne fait l’ombre d’aucun doute. Et les familles font l’objet d’un accompagnement, comme ce fut le cas du commandant Karim Niang tombé le 05 février 2016 à Tombouctou où le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, accompagné d’une forte délégation, y compris la famille du défunt, s’est déplacé en personne le 06 février pour lui rendre un hommage bien mérité.

Les images du cérémonial existent. Oraison funèbre, marche funèbre, transport par les ses camarades et compagnons d’armes, et bien d’autres civilités militaires leur ont été réservées. Les militaires magnifient les morts. Leurs familles ont massivement participé à Gao à la cérémonie. .

En résumé, nous affirmons la volonté du commandement de donner toute la solennité à ces genres d’évènement. Et les familles éplorées font toujours l’objet d’un accompagnement de la part des autorités militaires et du département de la défense.

Tout en respectant la liberté de presse et d’opinion, je voudrais profiter de vos colonnes pour inviter les medias et les journalistes à renforcer et à soutenir l’Armée malienne par des informations saines pour éviter de porter atteinte au moral des troupes. Le respect de la mémoire des militaires tombés sur le champ de l’honneur est un devoir pour nous tous.

 

En vous remerciant pour votre esprit de bonne collaboration, je vous prie d’accepter, Monsieur le Directeur de Publication, mes salutations distinguées

 

                                                                   Colonel Souleymane MAIGA,

                                                         Tel : 62 41 72 73 – 20 23 99 00

                                                           E-mail : [email protected]

                                                    Site : www.fama.ml

 

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6 COMMENTAIRES

  1. Monsieur le Ministre de la communication doit réguler au plus tôt le secteur de la presse surtout écrite avec ces journaleux qui foutent la merde partout. il faut qu’on ait de vrais journalistes dans ce pays au lieu des ces alimentaires. courage et j’apprécie à sa juste valeur ce droit de réponse. si tout le monde faisait pareillement, on aurait un peu plus une presse responsable.

  2. Bonjour à tous!
    Bien dit de la part du Col MAIGA. TOut ce que je déplore, c’est qu’à niveau encore, des officiers de ce rang utilisent principalement des adresses publiques comme gmail. Où va-t-on avec cela. Pendant que les gens se battent pour la sécurité et la confidentialité de certains échanges… Un serveur de messagerie sécurisé localement avec un nom de domaine n’est pas un luxe pour cette armée. Enfin, je pense…

  3. Certains journalistes ne savent pas de quoi mettre sur papier. Il faut soutenir cette armée qui se relève petit à petit. Le droit de réponse est très clair. Reposent en paix braves soldats. Vous êtes morts pour une cause noble. Qu’Allah vous accueille dans son paradis.

  4. ca c’est qu’on appelle la verité. si non le peuple était berné par tous les mensonges qui ont relayé dans les colonnes des journaux sur ce sujet. merci mon coussin et vive notre FAMA. sans arméé il n’y’a pas de nation

    • Merci Colonel, ce Monsieur n’est même pas un journaliste, vive notre FAMA, vive le MALI. Que DIEU vous protège. Nous sommes en guerre contre la france donc ce n’est pas facile. Mais que DIEU sauve le MALI.

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