Appel aux maliens à protéger le président Assimi Goïta : Peuple du Mali

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Cet appel a déjà été publié, il y a presqu’un an, dans nos colonnes (Le National N° 437 du mercredi, 29 septembre 2021). Depuis, notre pays n’a cessé d’être la cible des ennemis de l’extérieur et de l’intérieur. Les assauts répétés de la conspiration ont continué à semer la mort ; des militaires et des civils nombreux sont les victimes, mais aussi le bétail et les infrastructures sont régulièrement atteints. Mais il est clair que toutes les équipées sanglantes visent essentiellement à créer la panique et la psychose chez nos populations afin de créer des troubles sociaux dans le but de renverser les autorités de la Transition, mais surtout d’éliminer le Président de la Transition, Colonel Assimi Goïta, et ses compagnons, voire toute la vaillante hiérarchie militaire. L’attaque du camp Soundjata Keïta le vendredi, 22 juillet 2022, après celles des garnisons de Bapho, Niono, Sévaré, etc, nous inspire de publier à nouveau cet appal à protéger notre Président.

 

Chers compatriotes !

 

Cet appel vous est adressé. L’heure est grave, très grave. L’en­nemi, au dedans comme au dehors, a découvert son front. 

 

Au dedans, l’ennemi, ce sont tous ceux-là qui, à des degrés criminels divers, ont méthodiquement sapé les fondements de notre pays pendant 30 ans et qui souhaitent encore opérer un hold-up sur notre destin en voulant pous­ser la République meurtrie à organiser des élections précipitées dont ils sortiront illégitimement vainqueurs. Pour sans doute continuer à servir les intérêts de leurs commanditaires extérieurs. 

Au dehors, l’ennemi, c’est la France qui, arrive, malheureusement, à entraîner avec elle l’Allemagne, la Lestonie et autres pays européens. Après avoir créé les conditions de la partition du Mali, après avoir adoubé pour ses seuls intérêts économiques et financiers les prédateurs nationaux du Mali, la France ne recule pourtant pas devant aucun chaos. 

 

Chers compatriotes, j’ai l’intime conviction que mes proposseront reçus par des oreilles bien curées et par des âmes viscéralement attachées à la patrie Mali. Il n’y a nul doute que chacun de nous a aujourd’hui grandement conscience des dangers qui ne cessent de compromettre, depuis au moins dix ans, le destin de notre pays. Nous sommes maintenant à la croisée des chemins, moment où il faut choisir d’être ou ne plus être. L’affaire Wagner est venue lever tous les voiles. En filigrane, nous aurons compris que, quitte à attenter à la vie du Président de la Transition et à abattre nos institutions, la France sera sans état d’âme. Or, vous le savez, mes chers concitoyens de l’intérieur et de l’extérieur, à de tels moments, le Ciel en sa magnanimité envoie d’or­dinaire un sauveur aux opprimés et à ceux qu’on veut déshumaniser jusqu’à leur faire perdre leur être. C’est certainement aujourd’hui le cas de notre cher Mali, qui est la cible permanente de convoitises et de complots fo­mentés de l’extérieur visant à lui arracher partie de son ter­ritoire que l’on sait bondé de richesses de toutes sortes dans son sous-sol. Le Colonel Assimi Goïta et ses compa­gnons sont intervenus au bon moment, le 18 août 2020, pour mettre hors d’état de continuer à nuire à la patrie un régime qui avait accepté toutes les compromissions avec l’ennemi impérialiste, lequel ne nous veut aucun bonheur, lequel ne cherche qu’à faire main basse sur nos multiples potentialités de développement. À la suite du nettoyage salutaire du 18 août 2020, le pouvoir transi­toire mis en place par l’imposition perfide d’une certaine communauté internationale actionnée par la France d’Emmanuel Macron, n’a pas cru devoir se démarquer des traîtrises de l’ennemi au vi­sage hideux pourtant bien vi­sible par tous. Ce pouvoir transitoire, adoubé par la France, a failli réussir à liqui­der les braves officiers qui ont stoppé le courant des dé­rives apatrides du régime qui, durant sept éprouvantes an­nées, a préparé le terrain de la partition de notre pays, non sans détruire notre vail­lante armée nationale, notre économie, notre école, notre système de santé et tout notre tissu social. Encore une fois, le Colonel Goïta et ses com­pagnons d’armes, portés par la baraka nourrie des pleurs et sanglots de détresse de nos concitoyens, ont réussi à rec­tifier la trajectoire perfide im­primée à la marche de notre pays par des félons haut pla­cés. 

 

Cet épisode, vous vous en souvenez, chers compa­triotes, a contraint le prési­dent français, Emmanuel Macron, à jeter le masque : il est sorti de derrière les murs pour annoncer l’enfer pour notre pays au prétexte falla­cieux qu’il est en train d’aller vers le djihadisme radical. A partir de quel fait, ancien ou nouveau, peut-on soupçon­ner les Colonels Assimi Goïta, Sadio Camara, Ismaïl Wagué et Modibo Koné, ou encore le Premier ministre, Dr. Cho­guel Kokalla Maïga, d’être des soutiens des djihadistes et autres terroristes de tous poils ? La panique du numéro 1 français était tout simple­ment révélatrice d’une colère qu’il ne pouvait contre ceux qui ont “mis hors prérogatives” le traître duo et leurs suppôts placés à la tête du Mali. Dans l’affaire, un agent français qu’il ne faut pas minimiser, l’ambassadeur Nicolas Nor­mand, qui a servi au Mali, a édicté la sentence criminelle : l’unique solution face à la situation, a-t-il dit, c’est de faire partir Assimi. Dans le langage de ces gens, faire par­tir signifie tout simplement liquider; ne nous leurrons pas sur leur jargon. 

 

Emmanuel Macron a multi­plié des initiatives, toutes étourdies les unes que les au­tres, preuve que la couleuvre est un serpent hyper venimeux qu’il n’est pas prêt d’avaler. Il décrète la fin de l’opération Barkhane au Mali qui, selon lui, continuera pourtant sa mission en dépla­çant sa base-arrière et son QG au Niger. Cela sera effec­tif à la date de février 2022, ce qui aurait été lourd de sens au regard du calendrier origi­nel de la Transition ma­lienne. Et voilà le soupçon Wagner qui projette Florence Parly, la ministre des Armées françaises de l’époque, sur les bords du Djoliba, pour affirmer de go que la France ne partira pas du Mali ! 

 

Peuple du Mali ! 

 

Vaillants compatriotes! 

 

Le Président Assimi Goïta est venu en sauveur et les sau­veurs des pays comme les nô­tres sont les cibles des impérialistes. Ils chercheront par tous les moyens à le neu­traliser, jargon de leurs pra­tiques criminelles. Oui, Assimi Goïta est dans leur ligne de mire. Aucun chef africain, depuis le président guinéen Ahmed Sékou Touré en 1958 face au général Charles De Gaulle, n’a jamais autant défié la France que le président de notre Transi­tion. Pour son cas, au contraire du président Ahmed Sékou Touré, Assimi Goïta est un officier qui a suivi avec brio les meilleures formations, un stratagème de haut vol. En plus de ce crime de lèse-majesté, il veut recou­vrer l’intégrité de notre terri­toire national, la terre de son pays, rien d’autre. Un autre crime porté contre lui est le total soutien de l’ensemble des panafricanistes montés en première ligne pour don­ner plus de visibilité à son combat de patriote. Un tel homme, perçu comme un deuxième John Kerry Raw­lings ou cet autre Paul Ka­gamé surgi dans l’ouest africain, est visé de toutes parts par les champions du pré carré français. 

 

Nul doute que le président Assimi Goïta est conscient de tout cela. Mais c’est à nous qu’il appartient, à nous les Maliens, de nous constituer en une hermétique ceinture de sécurité autour de lui. Par notre engagement citoyen et patriote, par nos prières et par nos invocations. Dieu nous voit et Il nous entendra. 

 

Déjà, l’horreur, grâce à Allah, a été empêchée le 20 juillet dernier, jour de Tabaski à l’occasion de la prière dans l’enceinte de la Grande Mos­quée de Bamako. Le même jour, un complot visant à as­sassiner le président mal­gache a été déjoué; deux anciens militaires français ont été mis en cause. Deux semaines avant, le président Jovenel Moïse de Haïti a été cruellement assassiné dans son palais par un commando militaire d’une vingtaine d’hommes. Sa garde rappro­chée, pourtant composée d’une quarantaine d’hommes issus des unités d’élite est restée fichée comme une sta­tuette. Le président Jovenel Moïse voulait l’indépendance réelle de son pays, l’exploita­tion des ressources natio­nales au profit de ses concitoyens. Pour cela, il avait commencé à nouer des relations solides avec les pays révolutionnaires, générale­ment de gauche, dans la zone. 

 

Peuple du Mali ! 

 

Mes compatriotes ! 

 

Je prie chacun et chacune d’entendre mon appel. Ne laissons pas notre président à la merci de l’impérialisme. 

 

Fadima Soukhana Dan­sira, enseignante à la re­traite (Sokorodji, Bamako)

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