Partage du pouvoir au mali pour éviter une crise post-électorale : Proposition d’un gouvernement de large ouverture prenant en compte la régionalisation

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Dr ANASSER AG RHISSA
Dr ANASSER AG RHISSA Expert TIC, Gouvernance et Sécurité

Lettre ouverte en ligne adressée aux candidats à l’élection présidentielle 2018 au Mali, au Président du Mali, au Premier Ministre, au Président de l’assemblée nationale du Mali, au Haut Représentant du Président de la République pour la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, au CSA, au Ministre de l’administration territoriale et décentralisation, au Ministre de la réconciliation nationale, au Ministre de la défense, au Ministre de la sécurité et de la protection civile, au CNCA, aux 74 partis politiques, aux groupes armés et d’autodéfense, aux régions incluant le district de Bamako et aux communes du Mali, aux notabilités de Bamako, du Mali et aux religieux du Mali, à tous les Maliens, à tous les Partenaires (ONU/MINUSMA, BARKHANE, OIF, …), au G5 Sahel et aux médias.

En cette période cruciale pour le Mali, venant de finir l’élection présidentielle 2018 à deux tours, les résultats sont disponibles.

Certains citoyens Maliens ne sont pas d’accord sur les résultats, disant qu’ils sont entachés de fraudes, mais la cour constitutionnelle s’est prononcée et Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), a été élu Président de la République du Mali au deuxième tour avec 67,16 % de voix contre 32,84 % pour son challenger, Soumaïla Cissé.

D’autres citoyens Maliens disent que c’est Soumaïla Cissé qui a remporté cette élection au deuxième tour.

Chacun ne reconnaissant pas la victoire de l’autre, un bras de fer commence à s’établir entre les deux camps.

Comment faire pour pacifier le Mali et lui éviter une crise post-électorale et un chaos intégral ?

1. Partage de responsabilités et du pouvoir à travers un gouvernement de large ouverture tenant compte de la régionalisation

Devant respecter la constitution et les lois Maliennes, il convient, de reconnaitre qu’IBK est le Président élu comme l’a confirmé le juge électoral, qu’est la cour constitutionnelle.

Malgré tout, afin de pacifier le pays et lui éviter une crise post-électorale et un chaos intégral, vu le refus des résultats de cette élection, entachée d’irrégularités et de fraudes, comme le disent Soumaïla Cissé et ses partisans, et compte-tenu du nombre important, sans cesse croissant, des citoyens Maliens participant aux marches pacifiques organisées, au Mali et à l’étranger, par ces derniers, il convient d’opter pour une gestion concertée, une gouvernance participative, inclusive et le partage du pouvoir en tenant compte de la régionalisation.

Ce qui devrait être facilité par le fait qu’IBK ait tendu la main à Soumaïla Cissé pour bâtir, ensemble avec toutes les filles et tous les fils du pays, l’avenir du Mali. Il disait ceci :

« A mon jeune frère Soumaïla Cissé, … je voudrais tendre la main, oui, après la bataille électorale, il y a des retrouvailles, car pour bâtir un avenir de tous les possibles, le Mali doit compter sur toutes ses filles et tous ses fils. Chacun trouvera sa place sous ma conduite. La république n’exclura personne qui ne s’exclut lui-même, j’en serai le garant ».

Pour le partage de responsabilités et du pouvoir, je propose un gouvernement de large ouverture tenant compte de la régionalisation. Sa composition se présente comme suit :

a. IBK assume la Présidence du Mali, comme il a été confirmé par la cour constitutionnelle,

b. Le Premier Ministre soit de la société civile sans appartenance à un parti politique,

c. Quinze Ministres soient choisis parmi les membres de la société civile, de la jeunesse, du genre et des régions pour tenir compte de la régionalisation (cœur de l’accord de paix). Trois à cinq Ministres seront dédiés aux régions. Chacun sera l’interface de plusieurs régions, par exemple un à deux Ministres pour les régions du nord du Mali et pour la région de Mopti,

d. Dix Ministres soient choisis parmi les membres de la coalition de l’opposition représentant le camp de Soumaïla Cissé,

e. Dix Ministres soient choisis parmi les membres de la coalition de la majorité présidentielle représentant le camp d’IBK.

f. Un Ministre d’Etat gérera un nouveau Ministère « RDAP » dédié à la Régionalisation, la Décentralisation et l’Accord de Paix. Les Ministres dédiés aux régions doivent lui rendre compte.

2. Dr Anasser Ag Rhissa, Invité de l’émission Samedi Actu de Mikado FM

Le Premier septembre 2018, Dr Anasser Ag Rhissa, Expert TIC, Gouvernance et Sécurité, était l’invité de l’émission Samedi Actu de Mikado FM, Radio de la Minusma (ONU) au Mali.

Elle était animée par Mme MAME DIARRA DIOP de MIKADO FM avec l’intervention de plusieurs correspondants dans des régions (Mopti, Gao, Tombouctou, Kidal, Taoudéni, Ménaka) du Mali dont Ousmane Didier Touré (à Mopti), Aïssata Amadou (à Gao), Issa M MAIGA (à Kidal, Gao, Ménaka) et Karim Traoré (à Tombouctou et Taoudéni).

Le rôle en tant qu’expert de Dr Anasser Ag Rhissa était d’analyser, de commenter et de faire éventuellement des propositions en liaison avec l’actualité de la semaine au Mali.

Il a proposé un partage de responsabilités et du pouvoir, en tenant compte de la régionalisation au Mali, à travers un gouvernement de large ouverture, se référer au chapitre 1 précédent.

Vous trouverez ci-dessous, entre autres, les éléments suivants abordés dans cette émission :

– Quel sens donner à la visite de Jean Pierre Lacroix, SG adjoint aux opérations de maintien de la paix à l’ONU ?
– Le régime et le rapport de l’ONU sur les sanctions en cas d’entrave à la mise e œuvre de l’accord de paix (quelles sanctions ? Efficaces ou pas ? Réactions d’André Bourgeot sur les sanctions ? Ces sanctions vont-elles accélérer le processus de paix ? L’ONU aura-t-elle les moyens d’appliquer cet accord ? Quels réactions des groupes armés ? Qu’est ce que ce rapport va changer ? Est-ce une pression sur les groupes armés pour que l’accord de paix avance ? …)
– Intervention de Amadou GOITA, Porte Parole du Gouvernement, en liaison avec l’accélération de la mise en œuvre de l’accord de paix, respect du chronogramme, confiance de retour entre les acteurs, …
– Est-ce que les choses vont s’accélérer concernant l’accord ?
– Comment améliorer l’inclusivité de l’accord ?
* Utilisation d’une méthodologie pour l’inclusivité proposée par Dr Anasser Ag Rhissa, la même utilisée par la conférence d’entente nationale dont il était l’expert sur la méthodologie inclusive.
* Organiser un forum inclusif intégrant tous les acteurs pour regagner la confiance, la quiétude globale et pour un apaisement durable entre les acteurs.
– Entente pour la paix entre les Peulhs et les Dogons via l’initiative de HD (Human dialog) : est-elle applicable ?

Autres initiatives au centre : celle du gouvernement SBM (Soumaïlou Boubeye MAIGA) et celle du religieux HAIDARA.

– Insécurité et urgence alimentaire au centre du Mali – Apport de la visite de la chargée de l’humanitaire à l’ONU

– Inondations dans la région de GAO

– Comment régler les problèmes à la frontière entre le Mali et le Niger ? Quelles solutions négociées pour l’apaisement et la quiétude ?

– Besoins et réponses humanitaires dans les régions de GAO, Ménaka et Kidal à travers un atelier organisé par le sous-bureau de coordination des actions humanitaires des nations unies : Intervention de Mme Salimata Bah, cheffe du sous-bureau de coordination des actions alimentaires.

– Gestion par les populations elles-mêmes des mécanismes pour la concertation, la stabilisation, la pacification et le retour des réfugiés à Tombouctou et Taoudeni.

* Intervention de Amadou Ousmane Dicko, Chef du village de Hanbomo, région de Tombouctou.

* Les communautés anticipent les conflits mais nécessité d’une approche globale (gouvernement et la communauté internationale dont la MINUSMA).
* Apports de la MINUSMA : D’après Dr Anasser Ag Rhissa, nécessité de faire le lien entre les projets à impact rapide pris en charge par la MINUSMA et la mise en œuvre de l’accord de paix.
– Proposition de Dr Anasser Ag Rhissa d’un partage de responsabilités et du pouvoir, en tenant compte de la régionalisation au Mali, à travers un gouvernement de large ouverture, se référer au chapitre 1 précédent.
– Quelles conditions électorales pour un processus électoral global inclusif, apaisé, cohérent, transparent et crédible ? : Proposition de Dr Anasser Ag Rhissa.

Le lien vers le détail de cette émission se trouve ci-dessous :

https://soundcloud.com/mikado-fm/samedi-actu-du-01-septembre-avec-le-dr-anasser-ag-rhissa-expert-en-tic-gouvernance-et-securite

3. Contact

Dr ANASSER AG RHISSA
Expert TIC, GOUVERNANCE ET SÉCURITÉ
E-mail : [email protected]
TEL 00223 78 73 14 61

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3 COMMENTAIRES

  1. Du verbiage, rien que du verbiage. Comment voulez-vous que le vainqueur à une élection partage le pouvoir de la sorte. Si tel est le cas, à quoi aura servi sa lutte ?, est ce que d’autres partis auraient intérêt à se lancer dans la conquête du pouvoir (ils feraient comme l’udd de tiéman h coulibaly ou bien la cds de mamadou blaise sangaré) ?. Ibk a certes, remporté la victoire mais, il n’en sort pas grandi d’autant plus que tout le monde sait comment les choses se sont passées. Ce quinquennat sera l’un des plus difficiles de l’histoire de la démocratie malienne ,pas à cause de soumaïla et ses compagnons mais, à cause du manque de confiance entre IBK et les maliens.

  2. Les responsabilités ne peuvent être partager qru’à la seule condition de reconnaissance de la victoire,de celui que la cour a proclamé et l’admistration territoriale.Sinon ça ne sert à rien d’organiser des élections,car chacun peut desomain se proclamer vainqeur ,et à chaque fois la rue l’emportera sur la loi,à quoi ça sert d’avoir des lois si elles ne sont pas respcter.La décision de la cour est sans appel et tout le monde doit se soumrtre ,se plier à cette décision.

  3. Dr ANASSER AG RHISSA Expert TIC, Gouvernance et Sécurité: BONNE ARRIVEE A LA REPUBLIQUE POPULAIRE ET DEMOCRATIQUE DU MALIZAWAD de Boua en complicite avec CMA/Macron/Aziz

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