Seydou Coullibaly et CIRA se la coulent douce dans l’ombre de la junte

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Longtemps annoncée après son lancement en grande pompe dans la foulée de la campagne préélectorale de 2018, le tronçon  Dialacorodji-Safo-Nossombougou tarde toujours à devenir une réalité. Ou du moins ne l’est-il que pour les gros-porteurs qui commencent à dégrader la portion déjà réalisée avant même sa réception officielle. Après avoir tant berné les riverains et tous les usagers par des promesses de bouclage des travaux, la vérité vient d’éclater à travers les autorités de transition, qui viennent d’admettre un retard criant dans la réalisation de l’ouvrage. En atteste cette décision révélatrice d’un récent conseil des ministres a l’issue duquel un avenant de huit longs mois, soit le tiers de l’échéance totale, a été accordé au maître d’œuvre. Il est mentionné dans la même décision du conseil des ministres que ledit avenant est sans incidence financière. Ce qui n’a pas été dit, en revanche, c’est la partition qu’il revient à un autre acteur périphérique quant au respect des échéances. Il s’agit notamment du patron de Sira, le richissime Seydou Coulibaly, qui a obligation d’y veiller à la bonne exécution de tous les marchés publics de l’Etat, en vertu notamment d’un juteux contrat passé avec les autorités précédentes. Il semble que l’intéressé n’est pas moins proches des seigneurs actuels de la République et se la coule douce en même temps le maître d’œuvre qui arrive à s’en sortir sans pénalité de retard.

La Rédaction       

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