Le Mali irrigue son avenir : 47,4 Milliards Cfa pour asseoir sa Souveraineté alimentaire

Le gouvernement de transition du Mali a lancé en juin 2025 la seconde phase du Programme de Développement de l’Irrigation dans les bassins du Bani et de Sélingué (PDI-BS II).

21 Juil 2025 - 01:50
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Le Mali irrigue son avenir :  47,4 Milliards Cfa pour asseoir sa Souveraineté alimentaire

Dotée d’un financement global de 47,4 milliards Cfa, dont 30 milliards issus d’un prêt de la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD), cette initiative traduit la volonté politique d’ériger l’agriculture en pilier stratégique du Mali Kura.

Ce projet d’envergure vise l’aménagement de 10.240 hectares de périmètres irrigués, répartis entre les zones fertiles du bassin du Bani et celles de Sélingué. L’objectif affiché est clair : accroître la productivité agricole en maîtrisant l’eau, facteur essentiel dans une région où les précipitations sont incertaines et parfois destructrices. Parallèlement, 135 kilomètres de pistes rurales seront réalisés afin de désenclaver les zones de production, faciliter l’accès aux marchés, et renforcer les circuits logistiques locaux. Ce maillage routier constitue une réponse pragmatique aux défis du transport des denrées agricoles, qui subissent trop souvent des pertes post-récolte faute d’infrastructures adéquates.

Au-delà des infrastructures, le PDI-BS II met l’accent sur l’inclusion sociale. Des formations seront proposées aux jeunes et aux femmes, visant à développer leurs compétences techniques, à encourager leur autonomisation économique et à favoriser leur intégration dans les chaînes de valeur agricoles. Ce volet humain, souvent négligé dans les projets de développement, est ici pleinement assumé par les autorités maliennes, qui y voient un levier de transformation durable des territoires ruraux.

La résilience climatique constitue également un axe majeur du programme. Face aux sécheresses prolongées et aux épisodes d’inondation, les infrastructures hydro-agricoles prévues permettront de stabiliser les rendements, de sécuriser les revenus des producteurs et d’assurer la continuité des cultures. Cette adaptation proactive aux mutations environnementales est appelée à jouer un rôle crucial dans la préservation de l’équilibre socio-économique des régions concernées.

Les résultats attendus sont significatifs. La phase initiale du projet, déjà évaluée, avait permis la création de plus de 3600 emplois et la production additionnelle de 61.000 tonnes de riz ainsi que de 7600 tonnes de légumes. Ces chiffres illustrent le potentiel de montée en puissance du PDI-BS II, qui entend consolider ces acquis et les étendre à de nouvelles zones stratégiques.

Dans un pays où près de 70% de la population dépend directement de l’agriculture, la réussite du programme constitue un enjeu vital. En renforçant la souveraineté alimentaire nationale, le Mali vise à réduire sa dépendance vis-à-vis des importations, à stabiliser les prix des denrées de base et à répondre aux besoins nutritionnels croissants des foyers maliens. Cette politique agricole proactive s’inscrit dans le Plan Cadre National d’Investissement Agricole (PCNIA), tout en contribuant aux objectifs de l’agenda 2030 pour le développement durable, notamment l’éradication de la faim.

Le terrain commence déjà à témoigner des bienfaits du projet. Dans la zone de Sanankoroba, plusieurs producteurs assurent que la maîtrise de l’eau leur a permis de diversifier les cultures et de doubler les récoltes annuelles. À Bla, les nouvelles pistes ont raccourci les trajets vers les marchés de plus de 60%, permettant aux femmes commerçantes de mieux écouler leurs produits frais, sans craindre leur détérioration.

Le PDI-BS II pourrait ainsi ouvrir une nouvelle page de l’agriculture malienne, en mêlant performance technique, justice territoriale et résilience sociale.

Khaly-Moustapha LEYE

 

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Commentaires (6)

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Kinguiranke
Kinguiranke 1 an
Les tres sales trolls de la tres maudite France et le psychopath Matt4, allez vous occupez de votre France avec ses 5000 euro par seconde de dette exterieure (source: Francois Bayrou)!
Matt4
Matt4 1 an
Rien ne peut se faire sans paix et security. Le reste c'est la poudre aux yeux...
Kinguiranke
Kinguiranke 1 an
Les chiens aboient mais la caravane passe!
MaliMali
MaliMali 1 an
C’est vraiment pénible de voir à quel point notre humanité peut encore contenir autant de médiocrité. Ces trolls ignorants feraient bien de se rappeler que ce sont les institutions bancaires qui courent derrière nos pays, et non l’inverse. Faut-il vous rappeler que sans clients, une banque n’a aucune valeur ? Et qui vous a dit que nos pays refusaient de collaborer avec les institutions internationales ? Refuser de s’aligner aveuglément sur la France et ses alliés ne signifie pas rejeter le reste du monde. Sortez un peu de votre torpeur mentale ! Quant à la BOAD (Banque Ouest-Africaine de Développement), elle est africaine, et le Mali en est membre. Où est donc votre problème ? Allez donc prendre vos émoluments auprès de vos maîtres pour colporter vos ragots sur nos espaces, mais, de grâce, essayez d’y mettre un peu de logique. Vos délires manquent cruellement de sens.
kan
kan 1 an
Les mendiants sont de retour ........ils ont craché à la figure des institutions régionales et internationales ( UMOA, BCEAO,) et le CFA et se mettent à genoux devant ces dernières .......
cisse
cisse 1 an
OK les souverainistes de la 25 è heure pour asseoir leur fameuse souveraineté alimentaire vont prêter l'argent des impérialistes quelle honte !Quand tu entends leurs laudateurs pondent des insanités contre ces institutions internationales tu vas te poser en question ils sont de quel monde ?
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