Plan d’action du gouvernement 2021-2022 : A l’heure de l’évaluation

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En vue d’avoir un document réaménagé avec des actions non entièrement exécutées sur le temps imparti, des responsables de l’Administration publique ont procédé à l’évaluation des actions contenues dans le Plan d’action tout en reprogrammant les actions non entièrement exécutées sur la période de mars 2022 à mars 2024, lors d’un atelier de 5 jours… 

La cérémonie d’ouverture a été présidée, le lundi 28 novembre dernier, par le ministre, directeur du cabinet du Premier ministre, Issiaka Ahmadou Singaré, qui avait à ses côtés le représentant résident du Pnud-Mali, Maleye Diop, la cheffe du bureau opérationnel de suivi du PAG, Ramatou Diarra…

Il s’agissait pour les participants (les membres du cabinet de la Primature, les secrétaires généraux des départements ministériels et les Directeurs des cellules de de Planification et de statistique) de cet atelier de 5 jours de se pencher sur les contributions transmises à travers les canevas et notes et éventuellement sur les défis et difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des actions programmées.

La cheffe du bureau opérationnel de suivi du PAG, Ramatou Diarra a précisé qu’il agit de garder le PAG, tel qu’initialement approuver par le CNT, de continuer avec le processus d’évaluation et aussi de reprogrammer les activités sur la nouvelle échéance transitoire.

Le ministre, directeur du cabinet du Premier ministre, Issiaka Ahmadou Singaré, a indiqué que de l’initiative du Premier ministre Choguel K Maïga et conformément à l’article 16 de la Charte de la transition, des évaluations périodiques permettant de faire le point des actions du plan étaient prévues. « C’est ainsi qu’au cours de sa mise en œuvre, le Plan d’action du gouvernement 2021-2022 a fait l’objet de trois évaluations trimestrielles dont les rapports ont été transmis au Conseil national de transition. Il ressortait du dernier rapport, un taux de réalisation de 34,38%, des actions en cours de réalisation de 50% et des actions non réalisées 15,62%. », a-t-précisé. Selon lui, au regard des nombreux impératifs rencontrés, indépendant de la volonté du Gouvernement, notamment les sanctions de la Cedeao à l’encontre de notre pays, ayant conduit à d’importants restrictions de ressources au sein des départements ministériels, l’interdépendance et la recherche de l’inclusivité autour de certaines actions et l’insécurité dans certaines zones d’interventions, ces résultats peuvent être perçus comme assez encourageants : « De même, la prorogation de la transition de 24 mois (mars 2022-mars 2024), offre l’opportunité au Gouvernement de parachever certaines actions n’ayant pu être entièrement réalisées et d’entamer d’autres n’ayant connu de début d’exécution ».

Partenaire de la tenue de cet atelier, le Pnud a justifié son accompagnement par le souci d’asseoir les fondations solides au processus de développement qui est crucial face aux diverses crises pour « mieux absorber les différents chocs issus » des perturbations.

Pour Maleye Diop, cette rencontre est une mesure de recevabilité qui permettra de donner la possibilité aux forces citoyennes et les autres acteurs non étatiques de pouvoir apprécier le chemin parcouru dans la mise en œuvre de ce plan bâti autour de quatre axes principaux.

Il s’agit en occurrence du renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, des réformes politiques et institutionnelles, de l’organisation des élections générales, de la promotion de la bonne gouvernance et l’adoption d’un pacte de stabilité.

Diop a fait part de la satisfaction du Pnud au regard des avancées importantes enregistrées sur le plan des réformes avec notamment l’adoption du code électoral, le projet de réforme constitutionnelle et la mise en place de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE).

Par ailleurs, le représentant résident de Pnud s’est réjouit de son partenariat avec le gouvernement sur la formulation en cours d’une politique nationale de lutte contre la corruption : « Le Pnud se sent honoré de l’effort de recevabilité du gouvernement, la souscription à l’évaluation en milieu d’action, connue comme un outil efficace d’aide à la prise de décision en ce qu’elle renforce la capacité d’adaptation à travers l’apprentissage et l’amélioration continue de l’action ».

Mohamed Sylla

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