Malicable : La nouvelle unité industrielle du groupe Sodouf

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Située à N’Gabakoro-Droit à 22 km de Bamako sur la route de Koulikoro, la nouvelle unité industrielle du groupe Société Doucouré et frères (Sodouf), Malicâble, inaugurée samedi, est une première spécialisée dans la fabrication de câbles et fils électriques au Mali. Objectif : satisfaire les besoins, toujours plus élevés, des entreprises locales et du continent dans le secteur du BTP. Reportage sur une innovation technologique haute de gamme qui va booster le secteur de l’industrie au Mali.

 

Le président de l’Assemblée nationale, Issac Sidibé, a procédé, le samedi 28 novembre 2015, à l’inauguration de l’usine Malicâble de la Société Doucouré et Frères (Sodouf), située à N’Gabakoro-Droit, dans la Commune rurale de Moribabougou.

D’un coût total de 5 milliards de F CFA, cette unité industrielle des frères Doucouré est une première en matière de fabrication de câbles et fils électriques au Mali et l’une de plus grandes en termes de capacité de production dans la sous-région. C’est aussi la confirmation du développement de la filière  électrique au Mali.

 

Des compatriotes compétents

Selon son directeur général, Tidiane Doucouré, Malicâble est l’usine du futur puisqu’elle va contribuer à l’émergence du secteur de l’industrialisation de notre pays et encourager les Maliens de l’extérieur à investir au pays.

“C’était un grand défi pour nous. Au début, la question sur la possibilité de fabriquer des câbles et fils électriques au Mali était plus d’actualité. Mais, ces doutes se sont transformés en réalité. Aujourd’hui, l’usine Malicâble est dotée de technologies de dernière génération pour faire face à la concurrence”, s’est-il félicité.

Et de préciser qu’elle génère des centaines d’emplois. “Malicâble a plus de 45 salariés pour seulement  8 h de travail par jour, mais en plein régime, elle va créer 400 emplois directs et indirects et aura une capacité de production de 200 millions de mètres de câbles par an”.

Pour le directeur général de Malicâble, cette usine va aussi satisfaire les besoins, toujours plus élevés, des entreprises locales et du continent dans le secteur du bâtiment et travaux public. Le Mali importe en termes de valeur plus de 100 milliards de F CFA en câbles électriques chaque année.

Le directeur a insisté sur le rôle de l’Etat dans le respect des mesures de suppression des exonérations sous toutes les importations de matériels de construction fabriqués au Mali. “Nous devons être capables de nous donner une ambition collective…”

 

Une fierté nationale

Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Abdoul Karim Konaté, a fait savoir que Malicâble donnera le souffle au secteur de l’industrie. Les autres unités industrielles pourront compter sur elle dans les prochaines années, ce qui inspirera beaucoup d’investisseurs maliens à s’engager dans l’industrialisation.

“Elle va, dans un premier temps, contribuer à l’électrification du pays et de la sous-région qui est indispensable pour le développent industriel sinon du développement tout court, mais aussi une prouesse technologique haute  de gamme qui permet au Mali d’être exemplaire, au moment où elle prépare le bilan de son industrialisation. Il est aussi important de souligner l’innovation et même le respect des règles environnementales. C’est un atout justement dans la compétition et dans la mondialisation. Il faut que le Mali soit le meilleur pour être allié aussi aux meilleurs”, a-t-il insisté.

Contre la concurrence déloyale, le ministre du Commerce et de l’Industrie a annoncé l’appui du gouvernement dans ce sens. C’est pourquoi, le gouvernement a mis fin aux exonérations dans le secteur du BTP.

“Le conseil des ministres a adopté des mesures pour veiller aux importations.   Le développement du pays est lié à l’industrialisation qui est source de création d’emplois. Et le caractère positif du quinquennat IBK en matière de création d’emplois dépend de l’industrialisation…”

Le président de l’Assemblée nationale, Issaka Sidibé, a invité les responsables de l’entreprise au respect des normes de production.

Bréhima Sogoba

 

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