8ème Conférence Islamique des ministres de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique : Qualité et adéquation au centre des préoccupations

Les membres de l’organisation de la coopération islamique sont dans la logique d’utiliser les technologies modernes pour la promotion de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

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Les membres de l’organisation de la coopération islamique sont dans la logique d’utiliser les technologies modernes pour la promotion de l’enseignement  supérieur et de la recherche scientifique. Ils se sont penchés sur la problématique   le Lundi 14 novembre 2016 au palais des Sports. La cérémonie d’ouverture des travaux, de  deux jours, était présidée par le Premier Ministre Modibo Keita qui avait  à ses côtés le Directeur de l’ISESCO, Dr Abdoulaziz  Othman  Altwaijir ainsi que le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique  Pr Assétou Founé Samaké en présence de beaucoup  des professeurs.

C’est  par la lecture des versets du Saint Coran qu’ont débuté  les travaux de la 8ème Conférence Islamique des ministres de l’Enseignement supérieur et de la recherche. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée sous un chapiteau dressé au palais des Sports  et paré aux couleurs nationales, sous la présence du Premier Ministre Modibo Keita.

Sous le thème «  L’enseignement supérieur : qualité et adéquation » cette  rencontre organisée par l’organisation islamique pour l’Education des sciences et la culture(ISESCO), réunit durant deux jours les  ministres  de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique des pays membres de l’organisation de la coopération islamique(OCI) et d’autres institutions internationales.

Les participants ont examiné des questions relatives à l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, au cours d’une table ronde consacrée aux technologies modernes pour le développement de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Cette table ronde se tient sous le thème : «   des idées et informations sur l’application des nouvelles technologies modernes pour la promotion de l’enseignement supérieur et la recherche scientifique »

Les ministres participants doivent aussi explorer les possibilités de communication afin de renforcer la coopération et la collaboration entre les Etats membres en vue de tirer profit des différentes expériences.

‘’Au-delà de l’étude de ces questions inscrites au programme de la conférence, le partage d’expériences revêt une importance particulière pour notre pays’’, a souligné  le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Pr Assétou Founé Samaké pour le Mali.

Pour elle, le Mali est un maillon essentiel de la civilisation  islamique. A  titre l’illustration de son propos, le ministre Samaké a cité l’existence des manuscrits qui transcrivent nos langues locales dans des caractères arabes.

Un  des  intérêts de cette conférence, de l’avis du Pr Assetou  Founé Samaké Migan, sera de réfléchir,  avec ses  collègues ministres et les experts présents, sur les stratégies d’exploitation des informations  scientifiques contenues dans ces manuscrits. La conférence de Bamako offre aussi l’occasion de conserver sur les possibilités d’échange de professeurs entre les universités des pays membres de  l’ISECO. Cet échange permettra,  selon elle, de réconforter la ressource enseignante.

Le Mali, à travers la science et la technologie, entend également développer un programme de recherche et de technologie autour des produits comme la datte qui est commune à toute la Umma islamique. Le but étant l’amélioration de ce produit qui est considéré comme l’un des symboles fort de l’islam.

Avant l’intervention du  ministre Samaké, le directeur de l’ISESCO, Dr Abdoulaziz  Othman  Altwaijiri, avait salué « l’hospitalité légendaire des maliens », avant de confirmer que la présente conférence avait pour objectif de soutenir le progrès scientifique et technique.

Pour lui, cette rencontre est aussi l’occasion d’aider les Etats membres à développer la science et l’innovation dans les différents pays. Car à l’ISESCO, on considère  que la science est le socle  du développement  «   La jeunesse doit y contribuer afin qu’elle puisse être partie prenante au développement de nos jours », a-t-il plaidé.

Le Premier Ministre Modibo Keita a pris la parole pour exprimer la fierté du Mali d’avoir abrité cette conférence et l’espoir que notre pays fonde sur la solidarité de la Umma Islamique. «  Au moment où des hommes deviennent des fauves pour les hommes, c’est la foi en l’islam qui nous permet de rester hommes pour les hommes », a indiqué le chef du gouvernement  comme pour souligner que l’islam est une religion de paix et de cohésion.

Parlant du thème de la rencontre, Modibo Keita a  mis l’enseignement supérieur et la recherche scientifique en relation avec la trilogie : civilisation, culture et éducation. Concentrée  de tous les acquis de l’humanité pour mieux vivre, la civilisation, selon lui, mérite d’être confortée par la science, le savoir et la recherche. « La culture, elle, doit dicter nos comportements par rapport à ces acquis matériels et immatériels afin de mieux les protéger et préserver l’avenir des jeunes générations », a énoncé le chef du gouvernement. Cette attitude qui lui paraît être une manifestation de la vraie culture doit prioriser le maintien du flambeau et la transmission aux jeunes générations des connaissances acquises. Cette transmission des connaissances, soulignera Modibo Keita, doit se faire à travers une éducation performante et de qualité.

La conférence a remis l’Ecusson d’or de l’ISESCO au président de la République Ibrahim Boubacar Keita. Les prix ISESCO en sciences et technologies pour 2016 ont aussi  été décernés aux scientifiques qui ont présenté de meilleurs travaux de recherche les deux dernières années.  Les prix ont été décernés dans les domaines de la biologie, de la chine, de la géologie, des mathématiques, de la physique et de la technologie. Aucun Malien ne figure parmi les lauréats, malheureusement.

Abdramane SAMAKE

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