Détonation dans un espace de vente de gaz à Banankabougou : 5 blessés, une boutique et un atelier de couture partis en fumée

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    Pendant  que les gens étaient impatients de suivre la finale de la coupe du monde des moins de 17 ans entre le Mali et le Nigeria au Chili, une explosion dans un espace de vente de gaz s’est inopinément invitée dans la famille Doucouré, à Banankabougou. Le drame a fait quatre blessés dont un grave. La boutique et l’atelier de couture situés à proximité des lieux sont partis en fumée.

    L’explosion a quasiment détruit le bâtiment puisque des bonbonnes de gaz ont atterri à l’intérieur de la boutique au moment de l’explosion avant d’exploser à leur tour. «On se croyait dans un film d’action. Je n’avais jamais encore vu une telle explosion de ma vie», nous raconte un témoin du drame.

    Selon Amara Doucouré, un témoin oculaire : «c’était un point d’échange de gaz, mais je me demande ce qui a pu se passer quand soudainement les gaz se sont mis à exploser. Nous étions assis tranquillement en train d’attendre la finale du mondial, mais nous avons vite oublié puisque c’était devenu le sauve-qui-peut ! L’explosion a projeté l’agent d’Orange Money dans un fossé. Je peux dire qu’il a eu plus de chance que les autres. Le boutiquier a reçu à la suite de l’explosion des fragments de bonbonnes de gaz partout sur son corps rendant son état critique. Deux personnes dans l’atelier de couture ont été légèrement touchées. Mais, avec la forte déflagration, elles étaient inconscientes quand l’ambulance les évacuait. Rien de la boutique et de l’atelier de couture ne peut être récupéré, tout a été détruit. L’espace d’échange de gaz et la boutique appartiennent à Monsieur Maïga.»

    Et à Amara Doucouré de poursuivre : «Je doute fort de la qualité des bonbonnes de gaz. Ces derniers temps, on a vu, qu’il n’y a pas plus de deux semaines, une autre explosion qui avait causé des pertes en vies humaines. C’est d’ailleurs inquiétant de savoir que le gaz qu’on a à la maison peut exploser à tout moment, sans parler des stations d’essence qui vendent du gaz».

    Gabriel TIENOU/Stagiaire

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