Faits divers : Fin de règne pour le trio infernal

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    Pendant un bon moment ils usaient d’une stratégie quasi-imparable pour déposséder les citoyens de leurs biens.
    Ils ont été finalement trahis par une trace de sang

    Rares sont les jours qui passent sans que la Police ne mette hors d’état de nuire des bandits plus ou moins dangereux à travers la ville de Bamako et ses alentours. L’un des derniers cas connus remonte à quelques jours. Et, il est à mettre au compte du commissariat de police du 9ème arrondissement. Les limiers de ce commissariat ont mis fins aux agissements malveillants de trois individus dangereux qui, toujours armés de pistolets, ont fait le choix de s’attaquer aux kiosques de transfert d’argent qui essaiment depuis un temps la Cité des Trois Caïmans et ses environs. Il s’agit de ceux-là que nous désignons par les initiales A.T, A.K et O.S alias « Titi », le présumé chef du trio aujourd’hui en fuite. Selon nos sources, ces individus relativement très jeunes (ils seraient tous dans la vingtaine), seraient impliqués dans de nombreuses attaques à main armée dans la capitale. Leur terrain favori se résume à un certain nombre de quartiers à travers le District de Bamako : Faladiè, Attbougou, Kalaban-coura, Kanadjiguila, Sébénikoro, etc.
    Selon les mêmes sources, pour obtenir ce dont il a besoin, le trio usait d’un mode opératoire simple, mais très efficace. Dans un premier temps, l’un des trois identifie le local de transfert d’argent, certainement pendant la journée. Une fois la nuit tombée, à trois ils élaborent la stratégie d’attaque avant de descendre sur le terrain. Ils dissimulent leur visage sous une cagoule. Puis une fois dans le local de leurs victimes, ils les braquent avec le pistolet et les enjoignent de leur remettre l’argent. Généralement, sans broncher, les victimes s’exécutent, la peur au ventre. Et, les bandits font main basse sur toutes les recettes dans certains cas. Pis ils disparaissent dans la rue comme s’ils n’y étaient jamais venus.
    Le trio aurait agi ainsi durant un bon moment dans plusieurs secteurs des quartiers cités. Ils agissaient avec une certaine confiance en eux-mêmes au point qu’ils se croyaient imprenables. C’est pourquoi d’ailleurs, ils sont allés jusqu’à mener une opération quasiment au nez et à la barbe des policiers. Celle-ci fut la dernière car c’est à sa suite qu’ils sont tombés entre les mains des éléments de la commissaire principale Tenimba Sangaré du 9è arrondissement. C’était le 28 janvier dernier. Ce jour-là aux environs de 20 heures, les trois bandits avaient ciblé une échoppe du coin, située juste à quelques encablures du commissariat de police sus-cité. Le local est connu pour être un lieu de vente de téléphones portables et accessoires, d’appareils électroniques et divers objets du même type. Cette nuit-là donc, sans se soucier de la proximité du local avec le commissariat de police, les trois malfrats se sont attaqués à cette boutique et ont agi comme ils le font habituellement : cagoulés armes aux poings, ils braquent le gérant de la boutique quasiment en présence de certains clients. Cette nuit-là, tout est allé vite.
    Les secondes suivant l’attaque, les policiers ont reçu les informations et une équipe conduite par le commissaire adjoint, Boubacar Doumbia s’est présentée sur place aux fins de constatations et d’enquête. Mais les bandits avaient été plus prompts à détaler avant que les limiers n’arrivent sur les lieux. Ils trouveront la victime entourée de curieux venus des rues et ruelles adjacentes. Le gérant a expliqué que les braqueurs avaient fait main basse sur une somme estimée à un (1) million de franc CFA. Dans la foulée, comme ils le font d’habitude dans toutes leurs opérations de ce genre, ils avaient fait un tir de sommation. Malheureusement pour eux, cela avait atteint un des trois, blessant celui-ci à l’abdomen. Sur place, les policiers ont pu effectivement constater l’impact de balle sur un battant de la porte d’entrée de l’échoppe. C’est comme cela que la police scientifique a été mise à contribution pour effectuer des prélèvements sanguins et des analyses balistiques.

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