Fronde contre Adama Sangaré : IBK en renfort aux côtés des protestataires

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    L’opération Bamako ville-morte est maintenue pour les 19 et 20 décembre prochains. En plus des commerçants et transporteurs, les artisans ont décidé de se joindre au Mouvement… Et Le président du RPM, M. Ibrahim Boubacar Keïta est attendu sur place au marché de Médina-Coura. L’annonce a été faite, lundi dernier,  par M. Paul Ismaël Baro, un très proche d’IBK lequel a décidé de s’impliquer.

    Après le passage de Djibril Tangara au Marché Dossolo Traoré de Médina-Coura, une délégation du RPM conduite par Paul Ismaël Baro a effectué  lundi dernier une visite à l’Association Benso. Il a été question, au cours de la rencontre de la visite très prochaine du Président du Parti IBK en personne sur les lieux. Une visite qui s’inscrivait dans le cadre des échanges pour une sortie de crise qui oppose  Commerçants et transporteurs au Maire du District, M. Adama Sangaré.

    C’est au siège de l’Association Benso que la cérémonie s’est déroulée en présence de  M. Abdoulaye Cissé Président de l’Association Benso, M. Bakary Coulibaly, Secrétaire général et de  plusieurs commerçants sortis massivement.

    La position de l’Association est claire : « Non à une éventuelle réhabilitation du marché sans une  concertation  au préalable suivant  un cahier de charges et surtout  la suppression de l’augmentation de 35% sur les taxes ! ».

    M. Bakary Coulibaly,  SG de l’Association  a, au nom du regroupement, exprimé toute  leur détermination à mener cette lutte artificielle suscitée par le Maire du District Adama Sangaré : « On n’a pas été concerté pour la réhabilitation du marché dont il est question. Nous avons cherché à  rencontrer Adama Sangaré, en vain !», a laissé entendre l’orateur.

    Et de faire l’historique de ce marché aujourd’hui tant convoité: « C’est suite à l’éclatement des différents marchés de Bamako que celui appelé SOUKOUNI-COURA a été installé… Sans ce marché,  il n’y aura  plus de marché à Bamako car il constitue la sève nourricière des populations du District ».

    La coordination des commerçants souligne-t-il, n’est  pas contre le réaménagement mais,  à condition que la décision soit concertée.

    Le hic, indique M. Bakary Coulibaly, c’est qu’il n’existe aucune précision par rapport au projet de réhabilitation du Maire du District.  La preuve : à l’origine, le marché avait une superficie de  15 hectares. Aujourd’hui, elle est curieusement de l’ordre de 5 hectares seulement. En somme, 10 ha ont mystérieusement disparu.

    Autre constat qui fâche poursuit M Coulibaly : des magasins ont déjà été attribués à des commerçants bien avant le début des travaux de réhabilitation.  Une façon, souligne le président de l’Association, de «favoriser les plus riches».

    Pour leur part, les Transporteurs, expliquent leur colère, par le manque de place de stationnement  et l’imposition des itinéraires incommodes comme l’anneau SOTRAMA. Ajouter à cela, l’augmentation de 35 % sur les taxes… Des décisions très controversées

    L’entrée  des transporteurs dans la course s’explique par différents sont aussi entrés dans la danse puisque  sans commerce, il n’ya pas de transports  et aussi  les places réservés aux transporteurs sont aussi  concernés par cette décision  du Maire Adama Sangaré. Il s’agit, en l’occurrence de  l’application de l’arrêté N° 012/HDB du 10 Juin 2OO2 relative à l’identification des carrefours de circulation et de fluidité dans le District.  A cela s’ajoute l’augmentation de 35% sur les taxes.

    Le chef de la délégation du RPM, M. Paul Ismaël Baro, dans son intervention, a invité les protagonistes au dialogue en vue d’une sortie de crise.  Il a réaffirmé le soutien et l’accompagnement du RPM   pour ce faire. Et de souligner le président du Parti, Ibrahim Boubacar Keïta en personne, entend rencontrer très prochainement la coordination des Commerçants et Transporteurs  sous la houlette de l’Association «Benso».

    En attendant, les «très fâchés» sont déterminés à faire de Bamako une ville-morte, à travers à la fermeture des magasins, boutiques et l’immobilisation de tous véhicules de transports urbains et interurbains. Et, poursuivent-ils, boycotter les taxes et impôts si les mesures préconisées plus haut ne suffisaient pas.

    Il y a lieu de noter que les artisans aussi s’apprêtent à  rejoindre  les contestataires pour obtenir la tête de M Adama Sangaré.

    A  suivre …

    T. Coulibaly

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